S’expatrier à Shenzhen; de l’idée à l’action

La Chine est bien connue pour ses inégalités sociales, sa pollution et sa censure. En revanche, tous le monde sait aussi qu’avec son développement économique exponentiel des dernières années, elle a ouvert une porte à certaines opportunités professionnelles pour les étrangers.

On m’a ainsi souvent demandé s’il était facile de s’expatrier en Chine et quel(s) genre(s) de métiers permettaient d’y arriver?

J’ai longtemps hésité avant d’écrire un article sur cette grande question. De un, je ne voulais pas fournir de l’information erronée ni répéter ce qui avait probablement déjà été écris par d’autres médias ou sur certains blogues.

Ceci dit, en y réfléchissant bien, j’ai songé que nous avions personnellement eu du mal à rassembler tous les renseignements nécessaires en français avant de partir du Canada, car ceux-ci s’adressaient souvent à nos cousins Français, lorsqu’ils n’étaient pas rédigés en anglais.

Je me suis donc finalement décidé à consacrer une section du blogue aux différentes étapes à suivre pour un Québécois ou un Canadien francophone, souhaitant s’expatrier en Chine. Le contenu est basé sur notre expérience personnelle, après maintenant plus d’un an.

De l’idée à l’action

Première réponse: travailler en Chine, c’est relativement simple, ce sont les procédures avant d’y arriver qui le sont moins…

Chaque expatriation est différente. Tout dépend de votre situation:

  • Partirez-vous en solo, en couple ou en famille avec vos enfants?
  • Partirez-vous travailler ou étudier?
  • Effectuerez-vous un stage ou travaillerez-vous pour une entreprise canadienne, étrangère ou chinoise?
  • Pour combien de temps pensez-vous partir? Quelle sera la durée de votre contrat?

Cela peut sembler anodin, mais au contraire, faire une grande différence sur les coûts associés et sur votre niveau d’appréciation de l’expérience.

Si la Chine ne laisse pas entrer les étrangers sur son territoire facilement, sachez que le Canada ne laisse pas non plus partir ses citoyens sans rendre aucun compte.

Un emploi, un contrat et un Visa

Trouver un emploi avant de partir ou sur place?

Personnellement, je vous conseille de trouver un emploi avant de partir. Pourquoi? Une question de contrat et de Visa. Ceci dit, si votre conjoint a obtenu un emploi en premier, vous pourrez le suivre sans avoir déjà trouvé et chercher une fois sur place. Sachez que vous devrez cependant être mariés pour procéder de la sorte.

Le Visa de travail – Z –

Les entreprises établies en Chine, qu’elles soient chinoises ou étrangères, doivent obtenir auprès des autorités chinoises concernées, un certificat leur permettant d’embaucher un étranger. Vous aurez donc à fournir certains documents tels que diplômes et CV à votre futur employeur, afin que celui-ci puisse obtenir le dit certificat d’autorisation. Par ailleurs, sachez que certaines entreprises ne pourront jamais engager d’étrangers.

L’obtention ou non de ce certificat est le résultat d’un système de qualification auquel l’employeur soumet en quelque sorte votre candidature.

En effet, la Chine, très peuplé, applique certaines règles protectionnistes favorisant l’embauche de candidats Chinois avant vous. Ainsi, certains métiers et diplômes permettent de se qualifier plus facilement que d’autres.

Les métiers les plus recherchés sont ceux de la logistique, des achats, des finances, les ingénieurs, le secteur des hautes technologies, du design, du marketing, de l’hôtellerie et de la restauration, des cabinets juridiques et de conseils, de l’agroalimentaire, des produits cosmétiques, de l’environnement, du tourisme et de l’industrie du luxe. Les professeurs de langues étrangères (surtout l’anglais) sont aussi très sollicités. Moins vos compétences sont enseignées en Chine, plus vous allez avoir un emploi et un Visa facilement.

La qualification fonctionne avec un système de pointage. Par exemple, si vous possédez un Baccalauréat, 2 ans d’expérience et + et que vous parlez anglais, vous devriez vous qualifier assez aisément. Ceci dit, plus de scolarisation ou plus d’expérience et/ou la maîtrise du mandarin pourrait compenser un profil différent. Il y a plusieurs situations possibles. Votre maîtrise de la langue devra cependant être attestée.

Une fois que l’employeur a reçu l’autorisation de vous embaucher, vous devrez par la suite faire une demande de Visa auprès du Consulat Chinois de votre région, au Canada. 

Autrement dit, vous ne pouvez pas faire cette demande à partir de la Chine. Vous devez être au Canada. Il est aussi possible que l’on vous convoque en entrevue. Si tout va bien, vous obtiendrez alors un Visa Z, valide pour 30 jours, qui une fois en territoire Chinois, vous permettra d’appliquer pour obtenir un permis de résidence et de travail; deux documents différents et bien d’autres démarches administratives, dont un examen médical qui doit se faire en Chine.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la demande de Visa est donc une des dernières étapes du processus d’expatriation, puisqu’une fois obtenu, vous n’avez que 30 jours pour entrer en Chine et effectuer le reste des démarches menant au permis de travail. Lorsque vous faites votre demande de Visa, vous devez avoir vos billets d’avions  et les soumettre en preuve.

Personnellement, afin de faciliter le processus, nous avons fait affaire avec une firme spécialisée: SIAT Services consulaires. Il y a certains frais associés, mais qui en valent la peine.

Si vous choisissez de tout faire par vous-même, attendez-vous à quelques obstacles et soyez patients. Le temps est circulaire pour les Chinois et non pas linéaire, même au Canada. 😉

Le contrat de travail

Si j’avais un seul conseil à vous donner, ce serait de négocier parfaitement votre contrat de travail avant de partir et assurez-vous de sa légalité. Pour ce faire, évaluez tous les coûts et les impacts engendrés par votre expatriation. Faites un budget en vous assurant d’avoir pris en compte tous les postes budgétaires. Soyez le plus précis possible dans vos calculs et planifiez une marge d’erreur à la hausse. Ainsi, vous serez en mesure d’obtenir un contrat qui vaudra le coût de vivre l’expérience.

Le coût de la vie à Shenzhen comme dans les autres grandes villes chinoises est beaucoup plus élevé qu’on pourrait le croire. Tout dépend bien sûr de votre manière de vivre. Selon mon point de vue, il est utopique de penser qu’un Canadien peut vivre totalement à la chinoise sans en souffrir et vouloir repartir. On peut se priver d’un certain confort, vivre avec quelques manques et autres manières de faire, mais avec le temps, cela use. Mieux vaut donc être réaliste envers soi-même et prévoir un budget en conséquence afin de pouvoir faire une épicerie un peu à la canadienne…

Fiscalité

Où payerez-vous vos impôts?

Sachez que les Canadiens sont imposés sur l’ensemble de leur revenus mondiaux. Ainsi, si vous travaillez en Chine et que vous ne voulez pas payer ce qu’on appelle la double imposition, vous devrez malheureusement céder votre résidence permanente.

Pour ce faire, vous n’aurez le droit de garder aucun lien primaire avec le Canada et vous devrez réduire au minimum les liens secondaires, en l’occurence à trois (3). Autrement, le fisc pourrait vouloir allez plus loin dans son analyse de votre dossier.

Liens primaires:

  • Habitation qui vous est disponible (logement ou résidence)
  • Époux ou conjoint de fait et/ou personnes à charge demeurant au Canada.
  • Séjour à l’étranger ayant une intention de permanence.

Liens secondaires

  • Effets personnels: meubles, vêtements
  • Véhicule immatriculé et permis de conduire
  • Passeport Canadien valide
  • Carte d’assurance-maladie
  • Emploi par un employeur canadien à l’étranger
  • Emploi garanti au retour
  • Membership à des associations professionnelles
  • Comptes bancaires et cartes de crédit
  • Investissements au Canada (REER, etc)
  • Numéro de téléphone ou inscription téléphonique
  • Carte d’affaire affichant une adresse canadienne
  • Résidence saisonnière
  • Casier postal ou coffre-fort
  • Assurance-vie
  • Testament préparé au Canada
  • Visites fréquentes au Canada pour affaires ou raisons personnelles (limite de 183 jours/an)

Les liens soulignés sont très sensibles aux yeux du fisc. Il vaut mieux ne pas les maintenir, autrement on pourrait refuser de vous accorder le statut de non-résident.

Afin d’être en règle avant de partir et de ne pas avoir de surprises au retour, je vous conseille de consulter une firme d’avocats/comptables spécialisée avant votre départ. Celle-ci pourra vous prodiguer des conseils avisés et s’occuper de faire vos rapports d’impôts adéquatement. Un petit investissement pour beaucoup d’économie de temps et d’argent…

Les assurances

N’ayant plus accès au régime d’assurance-maladie québécois, vous devrez vous munir d’une assurance médicale pour expatriés Canadiens, à moins que ces frais soient couverts par votre employeur en Chine. Bien vérifier cet aspect avec lui.

Il n’y a pas beaucoup de compagnies d’assurances offrant ce genre de couverture au Canada. L’offre étant faible, le coût est donc assez élevé. Prévoyez facilement jusqu’à 1500$ par tête, par année, sans la protection dentaire.

La scolarisation des enfants

Si vous partez en famille, vous devrez aussi considérer qu’il est très difficile pour les enfants étrangers d’intégrer le système d’éducation public chinois. Vos enfants devront donc fréquenter le privé et les écoles internationales. Si vous songez à vous expatrier dans un autre pays après la Chine et que vous souhaitez que la scolarisation de vos enfants soit reconnue aussi bien ailleurs dans le monde qu’au Canada, vous devrez bien choisir l’établissement scolaire qu’ils fréquenteront. Les frais de scolarité pour ces établissements sont généralement très élevés en Chine. Vous pouvez prévoir jusqu’à 25 000$ CAN par enfant annuellement, tout dépendant de leur niveau et de l’établissement.

Voilà pourquoi je dis de bien négocier votre contrat…;) Ce dernier doit pouvoir couvrir certains frais. Autrement, vous risquez d’aller échanger 1$ pour 75 cents et de perdre de l’argent.

En terminant, il vous faudra de 6 mois à un an pour bien préparer votre expatriation, car ces quelques démarches ne sont que la pointe de l’iceberg.

Notez que les artistes tels que les danseurs, les musiciens, les acteurs et autres métiers culturels peuvent entrer et travailler en Chine selon des procédures différentes de celles-ci.

Consulter également ma check-list d’expatriation et mon article: S’expatrier à Shenzhen: les démarches avant de partir. 

MAY

 

Copyright image à la une: Oliver Cole – StockSnap

Thaïlande: entre monts et merveilles

Qui n’a jamais rêvé de découvrir la Thaïlande au moins une fois dans sa vie? Avant mon départ, j’avais lu dans un guide Ulysse:

Tout voyageur ne peut qu’être charmé par le pays du sourire. 

Devant cette promesse de monts et merveilles, comment ne pas me sentir coupable de ne pas avoir apprécié ce beau pays autant que les autres…?

Un effet rebondissant du choc culturel de nouvelle expatriée, raison pour laquelle je n’ai pu trouver l’oasis de paix que j’espérais y découvrir. Dans la vie, là où il y a des attentes, il y a assurément des déceptions…

Puis, il y a quelques jours, en regardant les photos de cette belle aventure familiale, j’ai songé à cette immense richesse que nous offrons à nos enfants en leur faisant vivre toutes ces expériences uniques et pour la première fois, j’ai vraiment ressentie l’envie de vous en parler.

Mieux vaut tard que jamais…

L’Asie est fascinante. Les voyageurs en quête de liberté tombent souvent sous le charme de ce fabuleux continent où les façons de vivre sont si différentes.

Pour ma part, y vivre et y voyager bouleverse mes valeurs. Comme bien d’autres globe-trotteurs, ça me transforme. Je peux voir de mes yeux à quel point le monde est beau, mais aussi perturbé par toutes nos activités humaines. Je constate l’impact de nos modes de vie axés sur la consommation qui elle, gagne toujours de plus en plus de terrain au détriment de notre belle planète.

En Thaïlande, nous avons eu l’occasion de découvrir un peuple attachant et des paysages d’une beauté saisissante, mais parfois dans un état disgracieux. On oublie facilement que le tourisme, c’est aussi consommer et que ça laisse des traces. Là-bas, dans ce petit coin de paradis, ça m’a sauté aux yeux.

Saviez-vous que les autorités thaïlandaises doivent imposer de sévères amendes pour dissuader les voyageurs de ramener des morceaux de coraux, des étoiles de mer ou d’autres richesses sous-marines dans leurs bagages?

En effet, si on vous prend en possession de ces trésors aux douanes, il pourrait vous en coûter jusqu’à 5000 bahts / pièce, ce qui représente environ 200$CAN. D’autres sanctions sont aussi possibles.

Une touriste a récemment fait de la prison pour avoir nourri des poissons tropicaux avec de la mie de pain. Elle a dû payer une caution salée pour sortir de là en attendant son procès. Sa faute a été filmé et se trouve sur le Web…

Mes enfants voulaient en ramasser de ces beaux coquillages. Au Québec, on le faisait souvent sur le bord du Fleuve St-Laurent. Lorsque j’ai dû leur expliquer qu’ils ne pouvaient pas et pourquoi, ils ont vite compris et n’ont pas insisté. Ils aiment la nature et veulent la protéger.

Sans juger qui que ce soit, je me suis alors questionné sur l’industrie touristique mondiale. Sur le genre de voyageuse que je suis et celle que je veux être. Sur les traces que je laisse et ce que je veux enseigner à mes enfants.

Je crois que nous aurions tous avantage à redéfinir la notion de bonheur et de richesse dans nos sociétés. De cette façon, le monde se consumerait peut-être un peu moins vite…

Ceci étant dit, bien consciente que tout cela est plus facile à dire qu’à faire et en attendant de pouvoir refaire le monde, je vous propose un survol de mes coups de cœur et de mes coups de gueule qui je l’espère, sauront vous être utiles lors de la planification de votre prochain voyage là-bas.

D’abord, deux semaines, c’est à mon humble avis un peu court pour voir Bangkok et rallier le Nord jusqu’au Sud du pays, particulièrement avec de jeunes enfants. C’est pourquoi nous avions choisi de nous concentrer sur le Sud. Cependant, avec une semaine de plus, nous aurions assurément visité Chiang Mai, Pai et les temples du Nord.

Les possibilités d’activités sont nombreuses en Thaïlande et certains endroits sont plus recommandés aux familles que d’autres. Mieux vaut en être informé pour faire des choix éclairés. Ne faites pas comme nous, achetez et lisez un guide de voyage avant de faire quelconques réservations. Ça vous évitera quelques déceptions.

Aux pages 36 et 37 du Lonely Planet: La Thaïlande, îles et plages, vous trouverez une manière intéressante de choisir les lieux qui conviennent à vos différents besoins et intérêts.

Notre itinéraire de 2 semaines:

Jour 1: Arrivée à Bangkok;

Jour 2-3: Visite des attraits de Bangkok;

Jour 4: Transfert vers Krabi en avion tôt le matin avec Air Asia à l’aéroport de Don Mueang. Visite de Krabi en PM;

Jour 5 : Visite de Krabi et Railey;

Jour 6: Croisière à Hong Island;

Jour 7: Transfert vers Phuket tôt le matin en mini-bus;

Jour 8 à 14: Visite des plages de Phuket et autres attraits, dont Old Phuket Town et Raya Island;

Jour 15: Retour à Bangkok puis à Hong Kong et Shenzhen le lendemain.

Grosso modo, 1 semaine plus mouvementée et 1 semaine à la plage. Avec de jeunes enfants, nous avons grandement apprécié ce concept.

BANGKOK

Coups de coeur

  • Une croisière dans les Klongs (canaux)

Louez un long tail boat privé. C’est un peu plus cher et oui, moins écolo, mais c’est une bonne option pour voir de chaque côté du bateau, prendre des photos facilement et bouger librement. Vraiment une activité qui ne manquera pas de vous faire voir Bangkok autrement.

Il y a des départs à partir de différents ports d’attaches et le prix est plus élevé à certains endroits. Il y a des bateaux mieux entretenus que d’autres et aussi mieux équipés, notamment en VFI pour enfants. Portez-y attention et surtout négociez le prix. 1400 bahts est un prix moyen raisonnable pour 2 heures de navigation nous a t-on dit.

  • Le temple Wat Pho et son grand Bouddha couché

Impressionnant! Autant de soucis du détail, c’est magnifique! Saviez-vous que Bouddha est couché pour représenter son passage au Nirvana? La religion bouddhiste m’intrigue et m’interpelle.

Pensez à vous couvrir les jambes et les épaules avant d’aller dans les temples ou bien à vous amener un paréo, car c’est important de respecter les croyances religieuses.

Bouddha_couché

  • L’Asiatique The Riverfront

Pour déguster un bon repas dans l’ambiance plus moderne de Bangkok, il s’agit d’un bel espace en bordure du fleuve Chao Phraya. Outre les restaurants, il y a aussi de belles boutiques, des spectacles et d’autres divertissements, dont une classique grande roue qui permet d’observer la ville en hauteur. Nous y avons rejoins un ami Québécois l’espace d’une soirée. Ce fut de belles retrouvailles qui ont très bien démarré notre voyage.

  • Le Lumphini Park

Un véritable poumon vert dans un univers compact, bruyant et pollué. C’est comme ça qu’on le décrit. Il y a de nombreuses aires de jeux pour les enfants qui peuvent sauter, courir et grimper à leur guise. En plus des oiseaux, on peut également y observer des varans-marais. Ça change des écureuils et surtout, pas besoin d’aller au zoo…;)

  • Le vieux Bangkok 

Dépaysement garantie! Un peu déstabilisant et inquiétant au début, particulièrement le soir, mais finalement on a adoré. Ratanakosin est le quartier qu’il ne faut pas manquer. Il faut y séjourner pour comprendre et vraiment s’immerger dans la vie quotidienne des Thaïlandais. Allez-y, même avec les enfants. N’ayez pas peur. Ce que vous y verrez existe et fait partie de la vie…

Coups de gueule

  • Les fameux Tuk-tuk

C’est amusant, mais sans plus. On a essayé et rigolé, mais honnêtement, c’est cher et ça ne fait que vous remplir les narines de l’odeur de l’essence et les poumons de monoxyde carbone.

  • L’Hôtel Sabbye Bangkok 

Trouver un hôtel à bon prix, bien situé et bien tenu, c’est un peu la galère à Bangkok surtout lorsqu’on ne connait pas les quartiers et qu’on a aucune référence. L’offre est tellement grande.

Bien qu’elles correspondaient physiquement, les images de notre hôtel sur booking.com laissaient présager davantage de propreté qu’en réalité. Il y avait une odeur d’égouts en permanence et la toilette fuyait, laissant du dégât partout dans la salle de bain. Une situation certainement courante dans le vieux Bangkok, surtout avec les inondations fréquentes.

Cependant, à proximité, nous avons vu plusieurs autres options d’hébergement qui semblaient largement mieux. Je vous suggère de mettre un peu plus d’effort sur cette recherche avant de partir pour vraiment trouver ce qui vous convient, ainsi qu’aux enfants si vous en avez.

KRABI

Coups de coeur

  • Krabi & Railay

Un gros WOW! Probablement ma destination préférée du voyage. Notre séjour a débuté par une baignade dans les chutes du Khao Phanom Bencha National Park. Le lendemain, nous avons naviguer dans la mangrove de la rivière Krabi avec une vue imprenable sur les montagnes karstiques de Khao Khanap Nam.

Ensuite, nous avons visité une grotte de stalactites et de stalagmites, grouillantes de chauves-souris, puis fais un arrêt d’une heure pour déguster un léger repas et un délicieux breuvage dans une magnifique ferme de pêcheurs. En après-midi, nous avons pris un long tail boat au port de Pak Nam en direction de la plage de Railay. Notre capitaine était nul autre que Jack Sparrow… 😉 Quoi demander de mieux!?

Railay, nous n’y sommes définitivement pas resté assez longtemps. Une petite erreur de planification. Eau turquoise, sable fin blanc, parois rocheuses à couper le souffle, franchement le rêve. La Thaïlande à son meilleur. À ne pas manquer!

Railey_beach

Coups de gueule

  • Excursion à Hong Island

Un endroit paradisiaque lorsqu’on exclut le tournage d’un vidéoclip musical indien ultra bruyant, les sauveteurs militaires Thaï qui sifflent sans arrêt pour t’obliger à mettre un VFI même dans un pied d’eau, sans compter tous les speedboats qui te cachent la vue sur la mer et un buffet sous la flotte.

Nous n’avons tout simplement pas été chanceux ce jour là, mais n’empêche qu’il vaut mieux faire attention à ce genre d’excursion organisée, spécialement durant la haute saison. Les prix des brochures publicitaires sont scandaleux et les lieux bondés. N’hésitez pas à négocier, c’est pratique courante.

C’est en expérimentant qu’on apprend… 😉

PHUKET

Coups de coeur

  • Raya Island

Ma deuxième journée préférée! Un superbe endroit pour y passer la journée en famille. À 30 minutes de speedboat à partir du port de la baie de Chalong, dans la baie de Patok, une belle plage de sable blanc fin vous y attend. Notre forfait comprenait aussi une excursion de snorkelling dans une autre petite baie, celle de Siam et un délicieux repas thaï. J’ai ainsi pu nager à travers les coraux et les poissons tropicaux dans une eau turquoise et limpide. Une belle excursion qu’on vous recommande chaudement cette fois-ci.

  • Old Phuket Town

Un petit repos de la plage pour visiter Old Phuket Town et son architecture portugaise, ça peut aussi être chouette. Planifiez une demi-journée afin d’avoir le temps d’y déguster un léger repas, un bon café ou un smoothie à la mangue dans un sympathique resto local.

  • The Charm Resort Hôtel

Juste pour sa piscine à déversement continu sur le toit et la vue magnifique sur Patong beach, il vaut le coup d’y séjourner. Il est situé à seulement 500 mètres de la plage dans sa partie Est, donc la moins achalandée.

Infinity_pool

  • Karon Beach

Avec les enfants, c’est la plage idéale. Il y a beaucoup de jeunes familles et moins de vieux macros… 😉 Il y a aussi des arbres sur presque toute la longueur. Si vous voulez éviter de cuire au soleil et pique-niquer à l’ombre, c’est génial. Il y a de nombreuses aires de jeux qui sauront réjouir les enfants lorsqu’ils en auront marre d’avaler de l’eau salée. Nous avons même trouvé un resto avec un coin de jeux aménagé pour les petits curious George. Très pratique pour siroter un bon mojitos tranquillement en amoureux, en attendant le repas… 😉

Coups de gueule

  • Patong

Une station balnéaire qui comprend beaucoup de facilités touristiques, mais l’agitation qui vient avec la quantité de touristes également. Le bruit des motocyclettes en soirée est infernal et marcher dans les rues est totalement désagréable, avec enfants ou pas d’enfants. Un peu trop le party à mon goût. Je n’y retournerais pas.

Recommandations générales

Phuket est une île sur-évaluée. C’est très beau, mais pas extraordinaire. À coup sûr, le choix des hôtels de type Resort est abondant, car l’île est vaste et la plus développée, mais oh la la, dites bonjour aux foules et au revoir à l’authenticité. Soyez avisés.

Dans le Sud, les déplacements ne sont pas toujours évidents. Plusieurs personnes se louent des mobylettes. Personnellement, avec les enfants, nous n’avons pas pris le risque. Nous avons été témoins de plusieurs accidents avec blessés graves. Nous avons donc payé un peu plus cher et opté pour des taxis.

En revanche, je dois admettre qu’on a eu moins d’autonomie. Il faut négocier le prix avec les chauffeurs et cette pratique est un peu déplaisante. Louer une voiture pourrait s’avérer une bonne option pour la famille, mais ayez une bonne assurance, car les accrochages sont fréquents.

À Bangkok, allez faire du vélo sur l’île de Bang Kachao, à 5 minutes en bateau du centre-ville. Pas assez renseignés et croyant que c’était plus loin, nous avons raté cette activité qui parait-il, vaut le déplacement.

À partir de Phuket, rejoignez les îles Similan et Surin et planifiez quelques jours dans le Parc National Khao Sok. C’est ce qui a manqué à notre voyage, mais ce n’est que partie remise. 😉

À voir ou revoir, les films Hangover II et La Plage avant de partir, histoire de vous mettre dans le bain… 😉

Encore plus d’images ici

Bon voyage!

Vous êtes déjà allés en Thaïlande ou rêvez d’y aller? Partagez vos coups de coeur vous aussi! 

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Du rêve à la réalité

Don’t let dreams just be dreams.

C’est parti! Soyez les bienvenus sur mon nouveau blogue!

Ce 9 février est une journée qui marque un tournant important dans ma vie, car c’est fait, c’est vrai, je peux maintenant l’annoncer : — Je pars vivre en Chine!

En fait, nous partons en famille. Je serai accompagnée de mon complice Dominic et de nos deux enfants de six et quatre ans, Sophie et Justin. Je devrais plutôt dire que nous accompagnerons Dominic, puisque c’est son nouvel emploi qui nous amènera là-bas. Notre départ est prévu pour l’été 2016. Nous habiterons Shenzhen, une ville de la province du Guangdong, située en bordure de Hong Kong, le long du delta de la Rivière des Perles.

Shekou, Shenzhen, Guangdong, China Panorama
Vue de Shekou, Shenzhen, Guangdong, Chine

Cette histoire a débuté par un rêve de voyage de longue durée. Compte tenu de notre situation, une seule manière viable de partir à l’aventure avec nos enfants était envisageable; celle d’avoir un travail à destination. Après avoir semé quelques graines, une opportunité professionnelle impossible à refuser s’est présentée pour Dominic et ensemble, nous avons décidé de créer ce projet commun dans un pays mythique : la Chine.

Munie de ma plume et de mon appareil photo, au rythme de mes découvertes, je partagerai ici, ma vision de la culture asiatique sous plusieurs angles: les gens, la langue, la vie au quotidien, la nourriture, les loisirs, etc. Je fournirai également quelques astuces 101 sur la façon de s’expatrier et de voyager avec des enfants.

Ce blogue s’adresse à tous ceux et celles qui rêvent d’aventures et qui ont envie de s’inspirer. C’est un laboratoire dédié à l’exploration de soi et des autres, une ouverture sur le monde, des souvenirs impérissables et surtout, des rêves à multiplier

Au plaisir d’échanger avec vous!