3 ans de vie en Chine, dernier bilan

J’encourage les gens à avoir un rêve, si possible fou, grand et impossible. Et à garder en tête que ce n’est pas grave s’ils ne l’atteignent pas. L’importance d’un rêve, c’est de fournir une direction, pas nécessairement une destination. Il faut chérir ses rêves et se laisser guider par nos idéaux, tout en restant ouvert aux possibilités qui se présentent en chemin. Surtout, il ne faut pas se considérer en situation d’échec si, à la fin, on aboutit ailleurs que prévu. Si chaque étape est une expérience positive, alors le résultat final sera le bon…  –  David Saint-Jacques, astronaute.

Bilan et Constats

Ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas publié ici… 

Fidèles lecteurs, j’espère que vous me pardonnerez!  

C’est qu’en 2019, il y a tellement de blogues différents sur la toile qu’on finit par s’y perdre et se dire, mais à quoi bon? Pour avoir du traffic, il faut maîtriser l’art du SEO et que ce soit un emploi à temps plein. Le hic, c’est que je n’ai jamais eu l’intention de devenir un influenceur, alors voilà tout! 

D’entrée de jeu, j’avais créé ce blogue pour partager notre histoire de famille expatriée et qui sait, peut-être inspirer d’autres familles/gens à sortir de leur zone de confort au passage. Au lieu de ne partager que mes états d’âmes, j’ai essayé d’en faire un lieu où on y trouverait de l’information utile, mais comme je ne gagne pas ma vie avec ce blogue et qu’il y avait peu de lecteurs au rendez-vous, en cours de route, j’ai finalement décidé d’investir plus de temps sur ma carrière et mes projets de photographe.

D’ailleurs, passez faire un tour sur mon site Web www.mayphoto.blog si ce n’est pas déjà fait. Vous serez alors au parfum de ce que j’ai réalisé depuis… 

Alors, où en sommes-nous après 3 ans de vie en Chine et une quatrième année bien entamée?

Bien franchement, on ne regrettera jamais d’avoir pris la décision de partir et d’avoir vécu cette expérience. En revanche, vous dire que nous sommes tombés en amour avec la Chine et qu’on souhaite y rester pour la vie, ce serait mentir. 

Que restera t-il à la fin de ce voyage de longue durée? 

Je ne peux pas me prononcer pour mon mari et mes enfants, mais personnellement, je sais que je ne suis fondamentalement plus la même personne qu’avant mon départ. J’ai évoluée. J’ai appris à mieux me connaître et surtout à me reconnaître… C’est-à-dire, à me voir sous mon vrai jour. À accepter mes forces et mes faiblesses. À accepter mon histoire et mon passé également. À vivre plus dans le présent, sans nécessairement négliger le futur. J’ai enfin compris que j’étais capable d’accomplir de grandes choses et j’ai laissé tomber beaucoup de doutes. 

Je ne vous cacherai pas que ce cheminement a été douloureux par moments. Je me suis parfois isolée et souvent sentie exclue. Vous voyez, c’est ça l’expatriation. C’est parfois blanc, parfois noir. Le Yin et le Yang…

En effet, ce symbole très connu (comme sur la photo mise en avant) constitue les deux principes fondamentaux de la philosophie chinoise. 

Complémentaires, ils représentent les deux extrêmes d’un tout et ils coexistent ensemble. Selon les principes taoïstes, les forces de tout ce qui existe dans l’univers sont en mouvement constant. Alors que le mouvement se poursuit, chacune des forces se transforme progressivement en l’autre, du Yin vers le Yang et vice versa. 

Cependant, les deux points à l’intérieur des formes sont là pour nous rappeler que dans l’univers comme dans la vie, rien n’est jamais absolu. Dans chacune des forces opposées se trouve une petite partie de l’autre. En somme, chaque chose a besoin de son contraire pour exister. 

Une si belle philosophie et j’y crois tellement! 

La Chine au quotidien, c’est exactement ça en fait. Après 3 ans, je crois que lorsque je la quitterai, même si c’est une relation amour-haine que j’entretiens avec elle depuis le début, elle fera toujours partie de mon histoire et de celle de ma famille. Nous commençons à peine à en connaître les retombées et les impacts. Notre réalité quotidienne est hors du commun et je suis super fière de tout ce qu’on a accompli ici ensemble. 

D’un autre côté, il y a plusieurs aspects de notre vie que je trouve vraiment difficile. Particulièrement de ne pas pouvoir avoir une conversation profonde avec un ou une vrai(e) ami(e) dans la langue commune. C’est aussi difficile en anglais, car ce n’est pas ma langue maternelle et je ne suis pas parfaitement bilingue. J’ai fais des progrès incroyables depuis mon arrivée, et j’en suis vraiment fière, mais ce n’est pas encore assez, même après 3 ans. Mes amis Québécois et notre beau Canada me manque énormément.

Alors voilà où j’en suis!

Et l’avenir de ce blogue?

Disons qu’il est comme moi appelé à évoluer…

Non, Terres Étrangères ne mourra pas, car ça reste un nom qui me colle à la peau. J’ai d’autres idées en tête pour le futur.

Ceci dit, je vous invite à suivre mon compte Instagram et ma page Facebook dès maintenant si ce n’est pas déjà fait, car je procéderai sous peu à des changements et ce site Web pourrait migrer vers une autre plate-forme.

Par ailleurs, je partagerai dorénavant à propos de la vie à l’étranger et du voyage à travers mon nouveau Webzine (magazine Web) EXPLORE.

Explore Webzine

Je vous invite d’ailleurs à jeter un coup d’oeil à sa première édition dès maintenant en cliquant ICI et à me faire part de vos commentaires constructifs pour les prochains numéros en m’écrivant par courriel à mayphotographie@yahoo.com.  

Je publierai également des articles de blogues en lien avec certains projets photos sur mon site www.mayphoto.blog

Ainsi, si vous n’êtes pas trop médias sociaux, je vous invite grandement à aller me suivre par là, car il y a de nombreux beaux projets à venir! Faites comme pour ici, entrez-y votre adresse courriel pour suivre le blog et le tour sera joué! Nous garderons contact! 

Merci d’avoir été au rendez-vous et de continuer à me suivre dans toutes ces aventures de vie.

On se dit à tout de suite! 

Melissa (MAY) 

Escapade à Singapour

Asie au look d’Occident, multiculturalisme, multilinguisme, technologies, modernisme, architecture futuriste, luxure, sécurité, chaleur et humidité. Voilà comment décrire Singapour en quelques mots. 

Singapour c’est aussi:

  • 5 millions habitants;
  • 2% de chômage;
  • 1 foyer sur 5 qui est millionnaire…; 
  • Une ville top niveau pour la qualité de vie et le système éducatif;
  • Une université classée parmi les 15 meilleures mondiales;
  • Des enfants parmi les plus doués au monde en mathématiques, en science et en lecture; 
  • Et, le seul endroit sur terre où l’on vous donne des bonbons après avoir tamponné votre passeport… 😉

1$CAN = 1,04$SGD / 1$SGD = 0,66EUROS

Voyage en mode traditionnel: 4 jours de luxe…

Il n’y a pas à dire, pour visiter et apprécier Singapour en famille lorsqu’on voyage de façon traditionnelle, c’est-à-dire en hôtel conventionnel, il faut un minimum de budget… 

L’aéroport de Changi à elle seule, en dit long sur ce qui vous attend. L’un des plus grands duty-free de la planète, des salles de cinéma gratuites, et même une superbe piscine située sur le toit, accessible à tous pour quelques dollars seulement. 

Au centre-ville, on va se dire les vraies affaires, les hôtels sont chers, les sites touristiques coûtent la totale et les transports ne sont pas donnés non plus. Côté nourriture, si vous mangez de la cuisine de rue ou faites votre épicerie au wet market, alors ça ira. Autrement, préparez-vous à déplier les dollars singapouriens… 

Vivre à Singapour ou pas?

Dans chaque pays/ville que nous visitons, je me demande toujours si je serais prête à y vivre. Je ne sais pas trop pourquoi? Probablement une déformation d’expatriée en mode analyse. 

Alors, vivrait-on à Singapour?

Nos avis sont partagés. D’emblée, on aurait tendance à vous dire oui tout-de-suite, sans réfléchir. Surtout depuis qu’on vit dans une Chine surpeuplée, pas toujours au top de la salubrité et trop souvent polluée. 

La Cité État semble en effet, avoir beaucoup à offrir. Ceci dit, comme elle est située près de la ligne de l’équateur, la chaleur et l’humidité qui y règnent sont particulièrement écrasantes. Nous avons donc un peu de mal à s’imaginer vivre sans répit dans cette chaleur. Nous sommes des Nordiques après tout, il ne faut pas l’oublier…!

Quoi qu’il en soit, on a ADORÉ notre petit séjour touristique là-bas et pour sûr, on y retournerait n’importe quand. 

Bref, si vous comptez visiter Singapour avec des enfants entre 6 et 10 ans prochainement, voici un petit résumé de nos 4 jours mouvementés, qui sauront certainement vous inspirer.

Où loger à Singapour?

Nous avions choisi de séjourner au Mi Hôtel. Parfaitement situé, dans le quartier Bugis – Little India et à mi-chemin de tout ce qu’on voulait faire. Chambre double familiale, un peu petite, mais très propre. 

Pour le prix (cher, mais correct pour Singapour), on aurait bien aimé que le petit-déjeuner soit inclus. Le style nous faisait penser à certaines auberges de jeunesse en Europe. On a donc pas tellement eu l’impression d’en avoir pour notre argent. Ceci dit, il y avait une belle piscine extérieure et nous en avons grandement profité. Surtout après nos exténuantes journées à se promener et à suer… 

Où manger et boire un verre à Singapour?

Je dois avouer que nous ne sommes pas trop sortis de notre zone de confort côté bouffe. Une question d’état d’esprit du moment. Vivant à Shenzhen, il faut dire qu’on mange asiatique plutôt régulièrement.

Pour le petit-déjeuner, on a donc bien aimé le café, mais surtout l’ambiance, du Common Man Coffee Roaster.

Nous n’avons pas eu l’occasion de manger typiquement local (je sais, c’est nul…). Ceci dit, le mets par excellence est à ce qu’on nous a dit, le Chili Crab.

Notre coup de coeur va pour le restaurant Ginett Singapore. Un concept Français, bar à vin au verre à 6$. Le dimanche, ils ont une super promo. À l’achat d’une planche à fromages et charcuteries (produits importés de France) pour 4-5 personnes, on vous donne une bouteille de vin gratuite. On vous donne même le choix de rouge ou blanc. Et un bon vin en plus! 

Franchement, une note de 5/5.

Transports

En arrivant à l’aéroport, vous aurez le choix entre prendre le métro (MRT) le bus ou le taxi afin de vous rendre à votre hôtel. Si vous voyagez seul, le métro est à mon avis le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour vous déplacer. 

Il y a aussi un service de transport, un peu comme Uber, qui vous fait payer un prix fixe en fonction de la localisation de votre hébergement. Ça revient un peu moins cher que le taxi. 

À quatre personnes, avec les valises, nous avons préféré ce service à notre arrivée et un taxi normal au retour. On a ainsi pu comparer. Nous avons payé 25$ à l’allée et 28$ au retour pour environ 30 minutes de déplacement. C’est pas une grosse économie, mais lorsqu’on voyage en famille, tous les dollars sont comptés. 

Se déplacer en ville

Marcher à Singapour n’est pas aussi facile qu’on le croirait. Il faut en effet, être un minimum habitué aux lieux et connaître où sont les passages piétons pour que la marche soit efficace. Parce qu’on ne peut pas traverser les rues partout et n’importe comment sous peine d’obtenir une amende salée. 

En effet, les interdictions imposées ne manquent pas à Singapour: fumer, jeter son mégot ou sa gomme sur le trottoir, cracher et la liste ne s’arrête pas là… (pourtant le gros bon sens quoi…)

Définitivement, il faut choisir les transports les plus efficaces en fonction de l’heure et de l’endroit où l’on désir se rendre. Parfois c’est le bus, parfois le métro, et d’autres fois le taxi, comme dans bien d’autres grandes villes. 

N’oubliez pas non plus les vélos en location libre-service un peu partout dans la ville. 

Ah et j’oubliais, ce qu’il y a de bien dans tout ça lorsqu’on se promène à pieds, c’est qu’on accède parfois par hasard à des passages secrets… et à des moments privilégiés 😉

Suggestion d’itinéraire

Jour 1 

Visite de Fort Canning Park & Little India. Une première journée pour se familiariser avec la ville, les rues, le lifestyle et la culture locale…

Atténuer la chaleur en commençant votre journée à l’abri du soleil de plomb à Fort Canning Park. Si vous êtes amateurs d’histoire, profitez d’une visite dans le Battlebox Museum.

Fort Canning Park

Big Trees Fort Canning Park

Fort Canning Park Gate

Faune Singapour

Ensuite, faites une balade à pied dans le quartier Little India, jusqu’à Kampong Glam.

Little India

De là, vous pourrez y découvrir la magnifique Mosquée Sultan.

Kampong Glam Street - Little India

Vous pouvez aussi faire l’inverse: balade dans Little India en avant-midi et Fort Canning en après-midi. En fait, en y repensant, avec cette chaleur accablante, c’est en réalité beaucoup plus logique.

C’est ce que nous devions faire, mais pour une raison XY, nous sommes partis à la recherche d’un endroit pour déjeuner et comme nous étions à côté du parc, nous avons décidé d’y aller en premier.

Jour 2

Visite de l’attraction phare de Singapour, le magnifique Garden by the Bay.

Garden by the Bay

Nul doute, ce fut notre journée préférée. Chaude… mais géniale!

Nous n’avions pas réalisé avant de s’y rendre, mais les jardins (54 hectares) sont en fait accessibles gratuitement.

Seules les serres géantes (Cloud Forest & Flower Dome) ainsi que le OCBC Skyway affichent un prix d’entrée. Ceci dit, ça vaut la peine de les visiter, car vous en aurez largement pour votre argent.

Le Children’s Garden, également gratuit, est superbement aménagé. De quoi occuper facilement les enfants durant quelques heures. N’oubliez pas les maillots de bains (comme nous), car il y a aussi de très beaux jeux d’eau

En soirée, ne manquez pas de marcher sur le Skyway Bridge et de regarder le Rhapsody Show parce que vraiment, c’est un incontournable. La vue 360 degrés sur la ville au coucher du soleil est tout simplement fantastique!

Et que dire de la vue sur l’hôtel Marina Bay Sand en arrière-plan.

Franchement, époustouflant!

Petit conseil: la file peut être longue pour accéder à la passerelle, car il y a un nombre maximum de personnes pouvant y avoir accès en même temps. Rejoignez l’entrée un peu à l’avance, afin d’être au bon moment en hauteur pour les photos…

Notre timing n’était pas exactement parfait, mais juste assez pour qu’on puisse admirer toutes les nuances des heures bleues…

Jour 3

Balade le long du Fleuve Singapour, en passant par Clarke Quay, à la découverte des monuments emblèmes de la ville, dont la célèbre statue Merlion (mi-poisson, mi-lion), plus une visite au Night Safari en soirée.

Concernant le Night Safari, on vous conseille de le combiner avec le Zoo de Singapour. À moins que vous soyez blasé de ce genre de visite. Apparemment, c’est le plus beau zoo au monde. Nous avons choisis de ne pas y aller question de budget. Ceci dit, le Night Safari vaut à lui seul le déplacement. Les enfants étaient trop heureux de veiller tard et de prendre un train dans le noir…

Lorsque la balade en tram sera terminée, prenez le temps de marcher les sentiers pédestres. Les animaux sont plus actifs la nuit. C’est très impressionnant. Spécialement la volière à chauves-souris, où nous avons pu observer de très près, une Roussette de Malaysie (chauve-souris géante). Tout simplement saisissant…

Nous avons eu un peu de mal à prendre des photos dans le noir et étions de toutes façons beaucoup trop fascinés. Ainsi, juste pour vous donner une idée, en voici un spécimen format géant.

Roussette_Malaisie

Copyright: PhotoMonde (cliquez sur ce lien pour en apprendre davantage sur ce magnifique animal malheureusement en voie de disparition…

Jour 4

Randonnée sur les Southern Ridges jusqu’au Mont Faber. Fish and chips & Singapour Sling. 

Si vous avez envie de découvrir la ville autrement, cette promenade suspendue jusqu’à 36m de haut vaut 100% le détour.

Il faut choisir la Forest Walk et l’Elevevated Walkway. De là, vous accéderez au remarquable Henderson Waves pour vous rendre jusqu’au sommet du Mont Faber; le point culminant de la pointe sud de la ville.

C’est aussi là qu’opère le service de téléphérique vers l’île de Sentosa.

En chemin, vous pourrez observer un panorama exceptionnel, dont le complexe résidentiel Reflections at Keppel Bay, oeuvre de l’architecte américain, Daniel Libeskind

Reflections at Keppel Bay

Bon à savoir!

  • Si vous songez à acheter une carte SIM locale pour la durée de votre séjour, sachez que cela ne vous sera peut-être pas utile. Plusieurs hôtels mettent des téléphones portables avec un numéro local en service et des applications touristiques pratiques intégrées, à la disposition de leur clientèle, sans frais supplémentaire. Prenez le temps de vérifier au moment de votre réservation. 
  • N’achetez pas vos billets directement à l’entrée des attractions. Achetez-les plutôt via l’app SGTouristSavers, afin d’obtenir des réductions. Vous pouvez aussi vous rendre dans les Singapore Visitor Centres afin d’obtenir plus d’information et d’autres rabais.
  • Pour vous rendre aux différentes attractions, tel le Night Safari, vous pouvez monter à bord de navettes à des endroits déterminés dans la ville. Il suffit de montrer vos billets au chauffeur à l’entrée. Vous paierez la navette à un petit kiosque au moment de descendre. 

Quelques outils intéressants pour planifier votre voyage:

Guide lonely planet Singapour

Le mini-guide lonely planet: Singapour en quelques jours.

À lire: Portraits de Singapour, de Marion Zipfel (Hikari éditions). Douze portraits d’habitants, expatriés ou autochtones qui racontent leur Singapour et donnent leurs conseils et adresses.

Film à découvrir: A Land Imagined, du filmmaker Singapouriens, Yeo Siew HuaLe film traite des travailleurs immigrants à Singapour. Un chef-d’oeuvre, récemment nominé au Asia Pacific Screen Awards.

En résumé

Singapour est définitivement une ville à découvrir. Nous aurions FACILEMENT pu y passer toute une semaine, voir plus. Comme il faisait beau, nous avons concentré nos efforts sur des activités extérieures, mais nous aurions aussi aimé visiter quelques musées, dont le Singapore Art Museum

Si vous planifiez un voyage en Asie, notamment en Asie du Sud-Est, on vous conseille fortement de prendre un vol qui fait escale là-bas. Ne serait-ce que pour visiter l’aéroport en soi. Si vous aimez le design, vous serez comblé.

D’ailleurs, si vous devez faire une escale de plus de 5h, il est possible de monter à bord d’un bus touristique pour faire un tour de la ville avec le Free Singapore Tours (FST). À l’aéroport, l’organisme propose deux tours différents et gratuits (Heritage Tour et City Light Tour) d’une durée de deux heures et demie. La réservation est obligatoire. Vous aurez alors besoin de vos passeports et de vos cartes d’embarquements. 

Donnez m’en des nouvelles! 

MAY

 

N.B. Ce blog est entièrement personnel. Il n’y a aucune démarche commerciale derrière, ni aucun contenu sponsorisé. Je partage ce que je découvre, essentiellement. Ainsi, si vous souhaitez supporter le blog et que vous aimez un article, ça me fait toujours plaisir de le savoir… N’hésitez pas à me le signifier en commentaire, à le partager et à vous abonner par courriel. Vous pouvez aussi suivre mes autres réseaux sociaux, notamment Instagram, où je suis toujours plus active. J’aime découvrir ce que les gens font à mon tour…

Notez aussi que toutes les photos du blog font l’objet d’un droit d’auteur (copyright). Merci de respecter ce droit.

 

L’amitié en expatriation

Se donner du temps…

L’amitié évolue avec l’âge.

À 5 ans, on joue ensemble et on ne se préoccupe pas de nos origines ni de notre langue. Les jugements sont absents de nos relations. Notre best buddy, c’est celui avec qui on joue aux petites voitures ou à la corde à danser et avec qui on fait du vélo.

Entre 6 et 12 ans et tout au long de l’adolescence, les amis nous permettent de grandir et d’évoluer en dehors de notre famille. Une période charnière qui influencera beaucoup notre estime et notre confiance en soi. Notre meilleur ami on l’appelle notre best friend. Et c’est souvent difficile lorsqu’un déménagement survient.

À 15 ans, c’est justement avec notre bff (best friend forever) qu’on fait les cents coups et qu’on défi certaines règles.

À 20 ans, la maturité nous gagne tranquillement. Parfois les études à l’extérieur nous ont éloignées de nos meilleurs amis, on doit donc tisser d’autres liens. Lorsqu’on a un travail pour contribuer à payer nos études, on se fait aussi des amis parmi ce nouveau cercle.

À 25 ans, on passe la plupart du temps avec notre petit(e) ami(e) qui devient par le fait même notre meilleur(e) ami(e). Lorsqu’on termine nos études, on part explorer le monde ensemble. Puis souvent, à l’approche de la trentaine, si on s’aime toujours, on décide de fonder une famille.

Entre 30 et 40 ans, les amitiés changent et évoluent. La famille étant le centre de notre attention, certaines s’effritent, alors que d’autres se solidifient parce qu’on passe à travers les mêmes étapes.

Après 40 ans, construire de nouvelles amitiés ne nous parait plus aussi facile qu’avant. Pour se faire des amis, il faut y consacrer temps et détermination. C’est pourquoi c’est plus difficile à cet âge, parce que le peu de temps dont nous disposons, nous le consacrons souvent à autres choses. On sait aussi ce qu’on veut, ce qu’on aime et bien souvent, on ne veut pas perdre son temps à bâtir des relations qui ne dureront pas.

Ainsi, en expatriation, si se faire des nouveaux amis nous paraissait déjà difficile, les chances sont fortes pour que ce sentiment soit encore plus puissant. Particulièrement, lorsqu’on ne partage pas le même langage, ni la même culture.

Se faire des amis Chinois est-ce possible?

Oui, en général, les jeunes Chinois sont très ouverts à l’amitié. Ils sont curieux, ouverts sur le monde et aiment se faire des amis étrangers. Par contre, ils ne comprennent pas toujours bien leurs attitudes.

Évidemment, la langue est un obstacle et il y a certains codes à connaître. Au début, les amis qu’on se fait parlent nécessairement l’anglais, puisqu’on ne parle pas mandarin. Puis, au fil de nos progrès, d’autres portes finissent par s’ouvrir.

C’est souvent plus facile avec les Chinois qui ont déjà voyagé en Amérique et en Europe. Ils comprennent mieux nos propres codes et ce que nous ressentons en tant qu’expatriés.

Pour moi, l’amitié est un des aspects les plus difficiles de la vie à l’étranger. L’anglais n’étant pas ma langue maternelle plus que le mandarin. Ceci dit, ça ne m’empêche pas d’essayer de créer des liens.

Et avec les autres Expats ?

Personnellement, nous n’habitons pas dans un quartier d’expatriés. Ceux que nous croisons sont pour la plupart des enseignants de l’école des enfants et les cercles de professeurs sont assez hermétiques. Vivant déjà en communauté, ils ressentent moins le besoin de fraterniser à l’extérieur.

Étrangement, il est donc plus facile de parler anglais avec des non-anglophones et de se faire des amis parmi d’autres communautés.

Mes conseils pour arriver à rencontrer des gens et se faire des amis:

Le plus important, c’est d’utiliser ses passions pour rencontrer, parce que peu importe la nationalité, c’est plus facile de se lier d’amitié avec des gens qui partagent les mêmes intérêts.

En Chine, le guanxi (le réseau) et le networking facilite les rencontres. Le concept de communauté est profondément ancré dans les valeurs confucéennes.

Ici, tous le monde utilise le média social WeChat et s’abonnent à des groupes formés sur ce réseau. Que ce soit pour échanger de l’info, partager des découvertes, des bonnes adresses, des fiches de gens à connaître et etc. C’est vraiment pratique! Les gens ne sont pas gênés d’entrer en communication avec toi et il ne faut pas l’être non plus.

Pour ma part, j’aime le yoga, la photographie et le hiking. Ainsi, en plus de m’impliquer à l’école des enfants avec l’association des parents, je me suis inscrite à un cours de yoga donné par une formatrice originaire de Pologne. Elle organise des retraites de yoga et je me joindrai à l’une d’elle prochainement.

Par le biais d’un groupe WeChat, j’ai aussi rencontré une amie photographe américaine et sa communauté: PhotoTalk. Elle m’a demandé de faire les photos behind the scenes d’une de ses formations.

Se faire des amis en expatriation
Formation PhotoWalk

Aussi, un autre sublime photographe urbain, alias @geofotojs sur Instagram, avec qui je participerai à un street workshop au cours des prochains jours.

J’ai également découvert une superbe entreprise, Pacha Mama Adventures, qui organise des randonnées dans les plus beaux endroits du sud de la Chine. Je me joindrai bientôt à une de leurs excursions. Récits et photos à venir! 😉

WeChat sert aussi de carte de visite et aucun risque de perdre les contacts que tu te fais. Tu veux faire un portrait d’un Chinois? Tu lui demandes son ID WeChat et tu lui fais parvenir par là. Il sera super content!

Enfin, je pense que le secret de l’amitié en expatriation, mais aussi en général, c’est de la voir non pas comme une fin en soi, mais comme un chemin. Parfois, on avance seule et d’autres fois, on fait un bout à deux ou à trois. Parfois on se sépare pour emprunter des directions différentes et on se retrouve sur une autre route après quelques années et ainsi va la vie. Aller vers les gens sans rien forcer et simplement rester ouvert est ce qu’il y a de mieux à faire. Souvent, il y a de belles surprises inattendues tout au long du chemin…

Et vous? Comment voyez-vous l’amitié en voyage et en expatriation. Quels sont vos trucs pour vous faire des amis?

 

Photo couverture: Copyright – Bino-Storyteller; Stocksnap

798 Art District – Beijing

La plupart des expatriés qui vivent en Chine depuis plus d’un an disent souvent qu’il ne faut pas rester au pays lors des congés nationaux, notamment lors de la fête de la mi-automne, en octobre et lors du Nouvel An Chinois qui lui, a la plupart du temps lieu en février.

C’est vrai que durant ces périodes, les foules atteignent des records un peu partout. En même temps, quand aurons-nous l’occasion de visiter la Chine si ce n’est pas lors de ces vacances qui sont aussi les nôtres…?

C’est un paradoxe qui me perturbe un peu. L’intérêt de venir vivre en Chine, c’est de pouvoir la découvrir.

Bref, fin janvier dernier, (je sais, j’ai pris du retard sur le calendrier…), d’un commun accord, nous avons décidé de nous rendre à Beijing coûte que coûte, afin de découvrir ses attraits et la façon dont les gens vivent lors des célébrations du Chinese New Year.

Comment dire, encore des hauts et bas… Je pourrais écrire un billet complet rien qu’à ce propos. Ça viendra… 😉

Ceci étant dit, notre escapade restera mémorable. Nous y avons découvert des lieux magnifiques, dont le 798 Art District de Beijing (Pékin).

798 Art District Beijing
Quartier 798 Art District

Vous connaissez?

Il s’agit d’une ancienne zone industrielle transformée en quartier hétéroclite, culturel et branché où les artistes chinois de tous les horizons et de tous les styles peuvent faire vivre et rayonner leur art, avec le soutien du gouvernement.

Les locaux qui étaient jadis désaffectés ont été transformés en ateliers et galeries d’art. Quelques designers de mode et plusieurs restaurants, bars et cafés y ont également pignons sur rue.

L’art moderne chinois y est à son apogée. La culture traditionnelle y côtoie aussi bien l’art contemporain que les idées révolutionnaires, communistes ou démocrates.

Vraiment, un gros WOW!

J’aime ce qui est atypique et lorsqu’on a le pouvoir de se réinventer.

L’art rassemble, révèle l’âme, la beauté et la diversité des peuples à travers le monde.

J’ai été éblouie de constater que les Chinois ont aussi cette possibilité de s’exprimer librement, sans aucune censure, contrairement à ce que bien des étrangers croient.

Un brin d’histoire:

798 Art District est situé dans le quartier de Dashanzi, au nord-est de Beijing. À l’origine, il s’agissait d’une zone industrielle électronique qui fut abandonnée à la fin des années 1990. C’est en 2002 qu’un regroupement d’artistes chinois découvrent l’endroit délaissé et décident de le réaménager.

798 Art Zone
Artists tags

Le quartier a bien failli ne jamais voir le jour, puisque qu’il était destiné à être rasé pour la construction d’immeubles communautaires. Or, les artistes obtinrent le soutien du député Jian Xiangdong, lors du 12e congrès national du peuple. Notamment grâce à son appui, le projet de construction fut annulé.

L’endroit est aujourd’hui devenu une référence en matière d’art contemporain chinois.

Si vous allez à Beijing, c’est une façon originale de découvrir la culture chinoise autrement que par ces monuments et musées.

Saison idéale pour la visite:  Avril à Octobre

En janvier et février, je vous le confirme, c’est un peu froid…, mais ça se fait… La seule chose à savoir, c’est que lors du Nouvel An, beaucoup de commerces sont malheureusement fermés.

Pour plus de renseignements consultez Le Petit Journal

Vous avez déjà visité Beijing et le 798 Art District? Je veux connaître vos impressions! N’hésitez pas à commenter.

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Prochain rendez-vous sur la Grande muraille de Chine!

Copyright © MAY – Photographie – Tous droits réservés.

Du rêve à la réalité

Don’t let dreams just be dreams.

C’est parti! Soyez les bienvenus sur mon nouveau blogue!

Ce 9 février est une journée qui marque un tournant important dans ma vie, car c’est fait, c’est vrai, je peux maintenant l’annoncer : — Je pars vivre en Chine!

En fait, nous partons en famille. Je serai accompagnée de mon complice Dominic et de nos deux enfants de six et quatre ans, Sophie et Justin. Je devrais plutôt dire que nous accompagnerons Dominic, puisque c’est son nouvel emploi qui nous amènera là-bas. Notre départ est prévu pour l’été 2016. Nous habiterons Shenzhen, une ville de la province du Guangdong, située en bordure de Hong Kong, le long du delta de la Rivière des Perles.

Shekou, Shenzhen, Guangdong, China Panorama
Vue de Shekou, Shenzhen, Guangdong, Chine

Cette histoire a débuté par un rêve de voyage de longue durée. Compte tenu de notre situation, une seule manière viable de partir à l’aventure avec nos enfants était envisageable; celle d’avoir un travail à destination. Après avoir semé quelques graines, une opportunité professionnelle impossible à refuser s’est présentée pour Dominic et ensemble, nous avons décidé de créer ce projet commun dans un pays mythique : la Chine.

Munie de ma plume et de mon appareil photo, au rythme de mes découvertes, je partagerai ici, ma vision de la culture asiatique sous plusieurs angles: les gens, la langue, la vie au quotidien, la nourriture, les loisirs, etc. Je fournirai également quelques astuces 101 sur la façon de s’expatrier et de voyager avec des enfants.

Ce blogue s’adresse à tous ceux et celles qui rêvent d’aventures et qui ont envie de s’inspirer. C’est un laboratoire dédié à l’exploration de soi et des autres, une ouverture sur le monde, des souvenirs impérissables et surtout, des rêves à multiplier

Au plaisir d’échanger avec vous!