L’amitié en expatriation

Se donner du temps…

L’amitié évolue avec l’âge.

À 5 ans, on joue ensemble et on ne se préoccupe pas de nos origines ni de notre langue. Les jugements sont absents de nos relations. Notre best buddy, c’est celui avec qui on joue aux petites voitures ou à la corde à danser et avec qui on fait du vélo.

Entre 6 et 12 ans et tout au long de l’adolescence, les amis nous permettent de grandir et d’évoluer en dehors de notre famille. Une période charnière qui influencera beaucoup notre estime et notre confiance en soi. Notre meilleur ami on l’appelle notre best friend. Et c’est souvent difficile lorsqu’un déménagement survient.

À 15 ans, c’est justement avec notre bff (best friend forever) qu’on fait les cents coups et qu’on défi certaines règles.

À 20 ans, la maturité nous gagne tranquillement. Parfois les études à l’extérieur nous ont éloignées de nos meilleurs amis, on doit donc tisser d’autres liens. Lorsqu’on a un travail pour contribuer à payer nos études, on se fait aussi des amis parmi ce nouveau cercle.

À 25 ans, on passe la plupart du temps avec notre petit(e) ami(e) qui devient par le fait même notre meilleur(e) ami(e). Lorsqu’on termine nos études, on part explorer le monde ensemble. Puis souvent, à l’approche de la trentaine, si on s’aime toujours, on décide de fonder une famille.

Entre 30 et 40 ans, les amitiés changent et évoluent. La famille étant le centre de notre attention, certaines s’effritent, alors que d’autres se solidifient parce qu’on passe à travers les mêmes étapes.

Après 40 ans, construire de nouvelles amitiés ne nous parait plus aussi facile qu’avant. Pour se faire des amis, il faut y consacrer temps et détermination. C’est pourquoi c’est plus difficile à cet âge, parce que le peu de temps dont nous disposons, nous le consacrons souvent à autres choses. On sait aussi ce qu’on veut, ce qu’on aime et bien souvent, on ne veut pas perdre son temps à bâtir des relations qui ne dureront pas.

Ainsi, en expatriation, si se faire des nouveaux amis nous paraissait déjà difficile, les chances sont fortes pour que ce sentiment soit encore plus puissant. Particulièrement, lorsqu’on ne partage pas le même langage, ni la même culture.

Se faire des amis Chinois est-ce possible?

Oui, en général, les jeunes Chinois sont très ouverts à l’amitié. Ils sont curieux, ouverts sur le monde et aiment se faire des amis étrangers. Par contre, ils ne comprennent pas toujours bien leurs attitudes.

Évidemment, la langue est un obstacle et il y a certains codes à connaître. Au début, les amis qu’on se fait parlent nécessairement l’anglais, puisqu’on ne parle pas mandarin. Puis, au fil de nos progrès, d’autres portes finissent par s’ouvrir.

C’est souvent plus facile avec les Chinois qui ont déjà voyagé en Amérique et en Europe. Ils comprennent mieux nos propres codes et ce que nous ressentons en tant qu’expatriés.

Pour moi, l’amitié est un des aspects les plus difficiles de la vie à l’étranger. L’anglais n’étant pas ma langue maternelle plus que le mandarin. Ceci dit, ça ne m’empêche pas d’essayer de créer des liens.

Et avec les autres Expats ?

Personnellement, nous n’habitons pas dans un quartier d’expatriés. Ceux que nous croisons sont pour la plupart des enseignants de l’école des enfants et les cercles de professeurs sont assez hermétiques. Vivant déjà en communauté, ils ressentent moins le besoin de fraterniser à l’extérieur.

Étrangement, il est donc plus facile de parler anglais avec des non-anglophones et de se faire des amis parmi d’autres communautés.

Mes conseils pour arriver à rencontrer des gens et se faire des amis:

Le plus important, c’est d’utiliser ses passions pour rencontrer, parce que peu importe la nationalité, c’est plus facile de se lier d’amitié avec des gens qui partagent les mêmes intérêts.

En Chine, le guanxi (le réseau) et le networking facilite les rencontres. Le concept de communauté est profondément ancré dans les valeurs confucéennes.

Ici, tous le monde utilise le média social WeChat et s’abonnent à des groupes formés sur ce réseau. Que ce soit pour échanger de l’info, partager des découvertes, des bonnes adresses, des fiches de gens à connaître et etc. C’est vraiment pratique! Les gens ne sont pas gênés d’entrer en communication avec toi et il ne faut pas l’être non plus.

Pour ma part, j’aime le yoga, la photographie et le hiking. Ainsi, en plus de m’impliquer à l’école des enfants avec l’association des parents, je me suis inscrite à un cours de yoga donné par une formatrice originaire de Pologne. Elle organise des retraites de yoga et je me joindrai à l’une d’elle prochainement.

Par le biais d’un groupe WeChat, j’ai aussi rencontré une amie photographe américaine et sa communauté: PhotoTalk. Elle m’a demandé de faire les photos behind the scenes d’une de ses formations.

Se faire des amis en expatriation
Formation PhotoWalk

Aussi, un autre sublime photographe urbain, alias @geofotojs sur Instagram, avec qui je participerai à un street workshop au cours des prochains jours.

J’ai également découvert une superbe entreprise, Pacha Mama Adventures, qui organise des randonnées dans les plus beaux endroits du sud de la Chine. Je me joindrai bientôt à une de leurs excursions. Récits et photos à venir! 😉

WeChat sert aussi de carte de visite et aucun risque de perdre les contacts que tu te fais. Tu veux faire un portrait d’un Chinois? Tu lui demandes son ID WeChat et tu lui fais parvenir par là. Il sera super content!

Enfin, je pense que le secret de l’amitié en expatriation, mais aussi en général, c’est de la voir non pas comme une fin en soi, mais comme un chemin. Parfois, on avance seule et d’autres fois, on fait un bout à deux ou à trois. Parfois on se sépare pour emprunter des directions différentes et on se retrouve sur une autre route après quelques années et ainsi va la vie. Aller vers les gens sans rien forcer et simplement rester ouvert est ce qu’il y a de mieux à faire. Souvent, il y a de belles surprises inattendues tout au long du chemin…

Et vous? Comment voyez-vous l’amitié en voyage et en expatriation. Quels sont vos trucs pour vous faire des amis?

 

Photo couverture: Copyright – Bino-Storyteller; Stocksnap

S’expatrier à Shenzhen: les démarches avant de partir

Vous partirez bientôt ou vous songez à partir vivre à l’étranger pour quelques années? C’est votre première expatriation et vous ne savez pas par où commencer? Je vous comprend, ça m’est arrivé…

Ce billet fait suite à mon article: S’expatrier à Shenzhen; de l’idée à l’action.

J’ai préparé une check-list d’expatriation à l’intention particulière des Canadiens, mais elle peut aussi servir de guide à tous les francophones.

Je vous présente donc un peu plus bas, une liste d’éléments qui, selon mon expérience personnelle, vous permettront de préparer votre expatriation dans le bon ordre.

  1. Renseignez-vous d’abord sur la Chine ou votre futur pays d’expatriation. Lisez des livres, des blogs d’expats, des guides de voyages, afin d’en apprendre le plus possible sur la vie sur place. En ce qui concerne les codes et coutumes, je vous suggère le livre Comprendre la Chine, publié par les Éditions ULYSSE. Il vous en apprendra notamment sur l’art de vivre en société version chinoise, ainsi que sur les pratiques en affaires.
  2. Mettez votre maison en vente ou envoyez dès maintenant un avis de non-renouvellement de bail à votre propriétaire. Vendre une maison peut prendre un certain temps. Souvent de six mois à un an, voir plus. Il s’agit d’un détail de la plus haute importance dont vous devez discuter avec votre employeur. S’il s’agit d’une entreprise canadienne et que vous avez ce qu’on appelle un package d’expat, on prendra probablement la vente en charge. Ça se négocie. Ceci dit, ce n’était pas notre cas.
  3. Afin de vous assurer du bon déroulement de la vente, n’hésitez pas à recourir aux services d’un agent immobilier et pas seulement aux services de DuProprio.com. Gérer la vente d’une maison en plus d’une expatriation peut vite devenir un fardeau avec les appels téléphoniques et les nombreuses visites à s’occuper. De plus, avec un agent, vous pourrez vous éviter d’éventuels problèmes légaux que vous n’aimeriez pas avoir à gérer de l’étranger.
  4. Préparez vos enfants émotionnellement. Pour ce faire, je vous suggère le livre L’enfant expatrié, de l’auteure Gaëlle Goutain. Une ressource précieuse qui vous aidera à faire face à tous les défis qui se présenteront sur la route selon l’âge. Les enfants ont de grandes capacités d’adaptation, mais ils ne faut pas sous-estimer les bouleversements qu’ils vivront. Vous aussi serez parfois submergés par vos propres émotions et vous devrez pourtant rester stables, disponibles et à l’écoute pour vos enfants.
  5. Si cela est possible, pensez à suivre des cours de mandarin sans tarder. Cela vous aidera grandement à effectuer le reste des démarches une fois sur place, car très peu de Chinois parlent couramment l’anglais et encore moins le Français…
  6. Vos enfants seront peut-être scolarisés en anglais? Tout dépendant de leur(s) âge(s), ils auront probablement à passer des tests d’évaluation et d’admission. S’ils ne parlent pas un seul mot d’anglais, il serait bienveillant de les initier un minimum avant de partir. Vous apaiserez grandement leur niveau de stress de cette façon.
  7. Faites un bilan médical (médecin, optométriste, dentiste, etc.) et ce pour tous les membres de la famille. Ce bilan vous sera exigé par différents paliers administratifs au Canada et en Chine de toutes façons. Ne tardez pas, il peut parfois être long d’obtenir et de coordonner les rendez-vous de tout le monde. En Chine, vous pourrez obtenir tous ces soins, mais il vous faudra probablement un peu de temps pour trouver ceux qui conviennent à vos besoins. Mieux vaut prévenir que guérir…
  8. Dressez une liste des médicaments sans ordonnances et avec ordonnances dont vous pourriez avoir besoin et demandez à votre médecin de vous faire une prescription en conséquence pour la première année. Les médicaments et les emballages auxquels nous sommes habitués au Canada sont complètement différents en Chine et n’oubliez pas que tout sera écris en caractères chinois. Pensez à faire traduire les noms génériques, cela pourrait vous être d’une grande utilité le jour où vous devrez vous rendre à la pharmacie…
  9. Grâce au site Web voyage.gc.ca, vous obtiendrez la liste des vaccins recommandés et obligatoires. Si vous pensez aussi voyager ailleurs en Asie, je vous suggère de vérifier également les vaccins nécessaires dans toutes les régions où vous comptez vous rendre. Particulièrement, si vous voyagez avec des enfants. Je pense notamment à l’encéphalite japonaise. Dans le sud de la Chine, bon nombre de cas ont été dénombrés.
  10. De plus, lorsque vous voyagez avec des enfants, certains documents peuvent vous être exigés afin de prouver qu’il s’agit bien des vôtres.
  11. Informez la Régie de l’assurance-maladie de votre départ et pensez à souscrire à une assurance internationale comprenant soins médicaux, rapatriement et responsabilité civile. Vous ne voudriez pas mettre le feu accidentellement à un bâtiment où vivent des centaines de personnes voir plus…, et que des gens meurent alors que vous n’étiez pas assuré. Pourrir dans une prison chinoise pour l’éternité, ce n’est pas une option.
  12. Assurez-vous de la validité de votre passeport. Sa durée doit être plus grande que celle de votre séjour. Un minimum de 6 mois est exigé.
  13. Avez-vous une voiture? Propriétaire ou locataire? Nous étions locataires. Il a donc fallu céder notre bail à quelqu’un. Nous avons été chanceux, nous l’avons transféré à un ami, mais les démarches peuvent se compliquer lorsque vous ne trouvez personne dans votre réseau immédiat. Au Québec, leasebusters.com pourrait s’avérer vous être utile.
  14. Lorsque vous vivez à Shenzhen, il est impossible de conduire sans un permis chinois. Il vous faudra demander le permis de conduire international avant de partir. Sur place, ce dernier ne vous accordera pas plus le droit de conduire, mais il vous facilitera la vie pour l’obtention dudit permis chinois, tout comme pour la location de voitures un peu partout à l’étranger.
  15. Si vous n’avez plus aucune adresse au Canada, vous ne pourrez pas conserver votre permis de conduire canadien. Au Québec, vous devrez aviser la SAAQ de votre départ et remplir certains formulaires. Sachez que si vous partez pour plus de 2 ans, vous devrez repasser un test théorique à votre retour et un test pratique après 3 ans. Il est donc bien important de vérifier tous les tenants et aboutissants.
  16. Mettez vos impôts en règle! Vous n’aimeriez pas que le fisc vous court après à votre retour ni même à l’étranger. Je vous suggère fortement d’engager une firme d’avocats-fiscalistes spécialisés. Dans notre cas, en tant que Canadiens travaillant pour une compagnie étrangère, la situation était complexe et nécessitait absolument ce type de services. Cela nous a fait sauver énormément d’argent.
  17. Vérifiez bien dans quelle devise vous serez payé. Cela fait une grande différence d’un point de vue fiscale, aussi bien au Canada qu’en Chine. Si vous êtes payé en monnaie locale (Reminbi), sachez qu’elle est convertible en dollars américains, mais pas en totalité. Il y a des limites mensuelle et annuelle.
  18. Prenez rendez-vous avec votre banque, afin de vérifier les arrangements et les modalités de virements internationaux. L’idéal sera de faire lier vos comptes canadien et chinois. Si la HSBC offre ce genre de services, une fois en Chine, ce ne sera peut-être pas la meilleure banque pour vous. Elle n’a pas pignon sur rue partout, contrairement à la Bank of China. Prenez le temps de consulter les versions anglophones des sites Web bancaires chinois pour obtenir plus de renseignements.
  19. Informez l’école de vos enfants de votre départ. L’éducation étant obligatoire, il y a des documents à remplir lorsque les enfants ne fréquentent pas l’école au Canada. Il vous faudra aussi les inscrire dans une école à l’étranger. Comme ils fréquenteront probablement une école internationale, prévoyez du temps pour effectuer vos recherches, contacter les admissions, vérifier les frais de scolarité et envisagez aussi d’effectuer un voyage de reconnaissance. Celui-ci pourra également vous aider à mieux évaluer l’étendue de votre rémunération et si cette dernière subviendra convenablement à toutes vos dépenses à l’étranger. Pensez-y avant de signer officiellement votre contrat de travail…
  20. Faites vos changements d’adresses et résiliez tous vos contrats (électricité, câble, Internet, téléphone, assurances auto et habitation, ainsi que vos abonnements à des revues, journaux, affiliations, cartes de membres etc.
  21. Si vous avez une assurance-vie, vous pourrez la conserver, mais n’oubliez pas d’aviser votre assureur de votre séjour.
  22. Faites suivre votre courrier pour une période d’au moins 6 mois. Le temps de vérifier que vous n’avez rien oublié. Les frais sont d’un peu moins de 100$ pour un an avec Poste Canada.
  23. Organisez votre déménagement avec une société de déménagement spécialisée et certifiée au besoin. Il est important de savoir qu’en Chine, la plupart des appartements à louer sont meublés. Ainsi, peut-être vaudrait-il mieux entreposer et/ou vendre vos biens, plutôt que de les emporter avec vous? Les frais d’un déménagement outre-mer sont très élevés. Par ailleurs, comptez de 4 à 6 semaines minimum pour la livraison. À titre d’exemple, la meilleure soumission que nous avons obtenue pour l’équivalent d’un 5 pièces et demi fut de 7500$US. Nous avons pour notre part décidé de tout vendre. Prenez le temps d’analyser la valeur de vos biens avant de prendre votre décision.
  24. Êtes-vous mariés? Si vous partez en couple et en famille, la question se posera. En effet, si votre conjoint ne compte pas travailler ou du moins pas la première année, le temps de bien vous installer, il lui faudra un Visa d’époux/épouse et un Visa de dépendance pour les enfants. Autrement, nul ne pourra vous suivre, vivre ni étudier en Chine.
  25. Conservez une photocopie de tout vos documents importants : extraits d’acte de naissances, diplômes, etc. Vous pouvez aussi scanner ces documents et les envoyer sur votre boîte courriels pour y avoir accès partout dans le monde. N’oubliez pas d’emporter les carnets de vaccinations avec les infos de vos groupes sanguins.
  26. Réservez vos billets d’avions. Il vous faut le faire avant la demande de Visas.
  27. En effet, le Visa d’entrée est obligatoire en Chine et lorsque vous y allez pour le travail, vous devez absolument en faire la demande auprès du Consulat Chinois de votre région administrative, à partir du Canada.
  28. Sachez aussi que tous les produits Google sont censurés en Chine, ce qui veut dire pas de Facebook, ni d’Instagram ou de YouTube. Et dites adieu à Netflix, car même avec un VPN, il vous sera malheureusement inaccessible.
  29. J’oubliais parce que je n’en ai pas, mais si vous avez des animaux domestiques, il faudra vous renseigner notamment sur le permis d’importation, à propos de la quarantaine et de la vaccination.

Voilà, ça fait le tour. Je pense que vous avez maintenant l’essentiel de ce qu’il faut faire avant de partir.

Je vous parlerai des démarches à effectuer une fois sur place dans un prochain article…

En passant, n’ayez pas trop d’excédent de bagages… Vérifiez bien la quantité permise par votre transporteur aérien. Preuve à l’appui, Fedex coûtent très cher… 😉

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me les poser ici, dans les commentaires. Il me fera plaisir d’y répondre plus en détails, selon vos besoins.

À bientôt!

MAY

Image en couverture: source Pixabay

S’expatrier à Shenzhen; de l’idée à l’action

La Chine est bien connue pour ses inégalités sociales, sa pollution et sa censure. En revanche, tous le monde sait aussi qu’avec son développement économique exponentiel des dernières années, elle a ouvert une porte à certaines opportunités professionnelles pour les étrangers.

On m’a ainsi souvent demandé s’il était facile de s’expatrier en Chine et quel(s) genre(s) de métiers permettaient d’y arriver?

J’ai longtemps hésité avant d’écrire un article sur cette grande question. De un, je ne voulais pas fournir de l’information erronée ni répéter ce qui avait probablement déjà été écris par d’autres médias ou sur certains blogues.

Ceci dit, en y réfléchissant bien, j’ai songé que nous avions personnellement eu du mal à rassembler tous les renseignements nécessaires en français avant de partir du Canada, car ceux-ci s’adressaient souvent à nos cousins Français, lorsqu’ils n’étaient pas rédigés en anglais.

Je me suis donc finalement décidé à consacrer une section du blogue aux différentes étapes à suivre pour un Québécois ou un Canadien francophone, souhaitant s’expatrier en Chine. Le contenu est basé sur notre expérience personnelle, après maintenant plus d’un an.

De l’idée à l’action

Première réponse: travailler en Chine, c’est relativement simple, ce sont les procédures avant d’y arriver qui le sont moins…

Chaque expatriation est différente. Tout dépend de votre situation:

  • Partirez-vous en solo, en couple ou en famille avec vos enfants?
  • Partirez-vous travailler ou étudier?
  • Effectuerez-vous un stage ou travaillerez-vous pour une entreprise canadienne, étrangère ou chinoise?
  • Pour combien de temps pensez-vous partir? Quelle sera la durée de votre contrat?

Cela peut sembler anodin, mais au contraire, faire une grande différence sur les coûts associés et sur votre niveau d’appréciation de l’expérience.

Si la Chine ne laisse pas entrer les étrangers sur son territoire facilement, sachez que le Canada ne laisse pas non plus partir ses citoyens sans rendre aucun compte.

Un emploi, un contrat et un Visa

Trouver un emploi avant de partir ou sur place?

Personnellement, je vous conseille de trouver un emploi avant de partir. Pourquoi? Une question de contrat et de Visa. Ceci dit, si votre conjoint a obtenu un emploi en premier, vous pourrez le suivre sans avoir déjà trouvé et chercher une fois sur place. Sachez que vous devrez cependant être mariés pour procéder de la sorte.

Le Visa de travail – Z –

Les entreprises établies en Chine, qu’elles soient chinoises ou étrangères, doivent obtenir auprès des autorités chinoises concernées, un certificat leur permettant d’embaucher un étranger. Vous aurez donc à fournir certains documents tels que diplômes et CV à votre futur employeur, afin que celui-ci puisse obtenir le dit certificat d’autorisation. Par ailleurs, sachez que certaines entreprises ne pourront jamais engager d’étrangers.

L’obtention ou non de ce certificat est le résultat d’un système de qualification auquel l’employeur soumet en quelque sorte votre candidature.

En effet, la Chine, très peuplé, applique certaines règles protectionnistes favorisant l’embauche de candidats Chinois avant vous. Ainsi, certains métiers et diplômes permettent de se qualifier plus facilement que d’autres.

Les métiers les plus recherchés sont ceux de la logistique, des achats, des finances, les ingénieurs, le secteur des hautes technologies, du design, du marketing, de l’hôtellerie et de la restauration, des cabinets juridiques et de conseils, de l’agroalimentaire, des produits cosmétiques, de l’environnement, du tourisme et de l’industrie du luxe. Les professeurs de langues étrangères (surtout l’anglais) sont aussi très sollicités. Moins vos compétences sont enseignées en Chine, plus vous allez avoir un emploi et un Visa facilement.

La qualification fonctionne avec un système de pointage. Par exemple, si vous possédez un Baccalauréat, 2 ans d’expérience et + et que vous parlez anglais, vous devriez vous qualifier assez aisément. Ceci dit, plus de scolarisation ou plus d’expérience et/ou la maîtrise du mandarin pourrait compenser un profil différent. Il y a plusieurs situations possibles. Votre maîtrise de la langue devra cependant être attestée.

Une fois que l’employeur a reçu l’autorisation de vous embaucher, vous devrez par la suite faire une demande de Visa auprès du Consulat Chinois de votre région, au Canada. 

Autrement dit, vous ne pouvez pas faire cette demande à partir de la Chine. Vous devez être au Canada. Il est aussi possible que l’on vous convoque en entrevue. Si tout va bien, vous obtiendrez alors un Visa Z, valide pour 30 jours, qui une fois en territoire Chinois, vous permettra d’appliquer pour obtenir un permis de résidence et de travail; deux documents différents et bien d’autres démarches administratives, dont un examen médical qui doit se faire en Chine.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la demande de Visa est donc une des dernières étapes du processus d’expatriation, puisqu’une fois obtenu, vous n’avez que 30 jours pour entrer en Chine et effectuer le reste des démarches menant au permis de travail. Lorsque vous faites votre demande de Visa, vous devez avoir vos billets d’avions  et les soumettre en preuve.

Personnellement, afin de faciliter le processus, nous avons fait affaire avec une firme spécialisée: SIAT Services consulaires. Il y a certains frais associés, mais qui en valent la peine.

Si vous choisissez de tout faire par vous-même, attendez-vous à quelques obstacles et soyez patients. Le temps est circulaire pour les Chinois et non pas linéaire, même au Canada. 😉

Le contrat de travail

Si j’avais un seul conseil à vous donner, ce serait de négocier parfaitement votre contrat de travail avant de partir et assurez-vous de sa légalité. Pour ce faire, évaluez tous les coûts et les impacts engendrés par votre expatriation. Faites un budget en vous assurant d’avoir pris en compte tous les postes budgétaires. Soyez le plus précis possible dans vos calculs et planifiez une marge d’erreur à la hausse. Ainsi, vous serez en mesure d’obtenir un contrat qui vaudra le coût de vivre l’expérience.

Le coût de la vie à Shenzhen comme dans les autres grandes villes chinoises est beaucoup plus élevé qu’on pourrait le croire. Tout dépend bien sûr de votre manière de vivre. Selon mon point de vue, il est utopique de penser qu’un Canadien peut vivre totalement à la chinoise sans en souffrir et vouloir repartir. On peut se priver d’un certain confort, vivre avec quelques manques et autres manières de faire, mais avec le temps, cela use. Mieux vaut donc être réaliste envers soi-même et prévoir un budget en conséquence afin de pouvoir faire une épicerie un peu à la canadienne…

Fiscalité

Où payerez-vous vos impôts?

Sachez que les Canadiens sont imposés sur l’ensemble de leur revenus mondiaux. Ainsi, si vous travaillez en Chine et que vous ne voulez pas payer ce qu’on appelle la double imposition, vous devrez malheureusement céder votre résidence permanente.

Pour ce faire, vous n’aurez le droit de garder aucun lien primaire avec le Canada et vous devrez réduire au minimum les liens secondaires, en l’occurence à trois (3). Autrement, le fisc pourrait vouloir allez plus loin dans son analyse de votre dossier.

Liens primaires:

  • Habitation qui vous est disponible (logement ou résidence)
  • Époux ou conjoint de fait et/ou personnes à charge demeurant au Canada.
  • Séjour à l’étranger ayant une intention de permanence.

Liens secondaires

  • Effets personnels: meubles, vêtements
  • Véhicule immatriculé et permis de conduire
  • Passeport Canadien valide
  • Carte d’assurance-maladie
  • Emploi par un employeur canadien à l’étranger
  • Emploi garanti au retour
  • Membership à des associations professionnelles
  • Comptes bancaires et cartes de crédit
  • Investissements au Canada (REER, etc)
  • Numéro de téléphone ou inscription téléphonique
  • Carte d’affaire affichant une adresse canadienne
  • Résidence saisonnière
  • Casier postal ou coffre-fort
  • Assurance-vie
  • Testament préparé au Canada
  • Visites fréquentes au Canada pour affaires ou raisons personnelles (limite de 183 jours/an)

Les liens soulignés sont très sensibles aux yeux du fisc. Il vaut mieux ne pas les maintenir, autrement on pourrait refuser de vous accorder le statut de non-résident.

Afin d’être en règle avant de partir et de ne pas avoir de surprises au retour, je vous conseille de consulter une firme d’avocats/comptables spécialisée avant votre départ. Celle-ci pourra vous prodiguer des conseils avisés et s’occuper de faire vos rapports d’impôts adéquatement. Un petit investissement pour beaucoup d’économie de temps et d’argent…

Les assurances

N’ayant plus accès au régime d’assurance-maladie québécois, vous devrez vous munir d’une assurance médicale pour expatriés Canadiens, à moins que ces frais soient couverts par votre employeur en Chine. Bien vérifier cet aspect avec lui.

Il n’y a pas beaucoup de compagnies d’assurances offrant ce genre de couverture au Canada. L’offre étant faible, le coût est donc assez élevé. Prévoyez facilement jusqu’à 1500$ par tête, par année, sans la protection dentaire.

La scolarisation des enfants

Si vous partez en famille, vous devrez aussi considérer qu’il est très difficile pour les enfants étrangers d’intégrer le système d’éducation public chinois. Vos enfants devront donc fréquenter le privé et les écoles internationales. Si vous songez à vous expatrier dans un autre pays après la Chine et que vous souhaitez que la scolarisation de vos enfants soit reconnue aussi bien ailleurs dans le monde qu’au Canada, vous devrez bien choisir l’établissement scolaire qu’ils fréquenteront. Les frais de scolarité pour ces établissements sont généralement très élevés en Chine. Vous pouvez prévoir jusqu’à 25 000$ CAN par enfant annuellement, tout dépendant de leur niveau et de l’établissement.

Voilà pourquoi je dis de bien négocier votre contrat…;) Ce dernier doit pouvoir couvrir certains frais. Autrement, vous risquez d’aller échanger 1$ pour 75 cents et de perdre de l’argent.

En terminant, il vous faudra de 6 mois à un an pour bien préparer votre expatriation, car ces quelques démarches ne sont que la pointe de l’iceberg.

Notez que les artistes tels que les danseurs, les musiciens, les acteurs et autres métiers culturels peuvent entrer et travailler en Chine selon des procédures différentes de celles-ci.

Consulter également ma check-list d’expatriation et mon article: S’expatrier à Shenzhen: les démarches avant de partir. 

MAY

 

Copyright image à la une: Oliver Cole – StockSnap

La muraille de Chine, un jour d’hiver

The Great Wall – Mutianyu section

Un mur, un pays, une histoire…

Visiter Beijing en hiver, durant les festivités du Nouvel An Chinois, comporte ses désavantages; plusieurs restaurants sont fermés, il y a moins de taxis disponibles, les lieux historiques et les temples sont bondés, mais le jour même du Nouvel An, la Grande Muraille elle, est presque déserte. Un avantage considérable. 

Pourquoi est-ce ainsi? Parce que la tradition veut que la veille et le premier jour du Nouvel An, les familles se réunissent à la maison pour célébrer. Une bénédiction pour nous, étrangers, et notre inconfort à travers les trop grandes foules.

Je l’imaginais impressionnant ce rempart légendaire, mais autant que ça, je n’en suis pas certaine. Le froid et le smog qui envahissaient l’air ce jour-là ont ajouté du mystère et créé une ambiance inoubliable. En soi, la brume polluée n’était pas une bonne nouvelle, mais à ce moment précis, il valait mieux être à cette hauteur qu’au centre-ville de Beijing, croyez-moi. Entre porter un masque pour se protéger d’un taux de PM2.5 à 180 sur la muraille ou un taux de 300+ à Beijing, jumelé à une grisaille dense et inquiétante, nous avons choisis l’option muraille.

Sur nos cinq jours passés dans la Capitale, nous n’avons eu que cette seule journée de forte pollution. Heureusement, car j’ai du mal à envisager vivre au quotidien avec un brouillard pareil.

Lors de la préparation de notre voyage, j’ai pu lire certains blogueurs qui affirmaient que les sections de Badaling et de Mutianyu étaient trop touristiques et que la muraille restaurée perdait ainsi de son charme.

À cette affirmation je répond: si vous êtes un voyageur snob, probablement. Il ne faudrait pas oublier que vous êtes aussi des touristes…

Certaines sections sont en effet moins restaurées et moins aménagées, mais à mon avis, le choix doit davantage reposer sur la façon dont on voyage, les possibilités qui s’offrent à nous et nos envies.

Entre adultes, selon vos capacités, les sections plus reculées sont probablement à votre portée. En revanche, si vous n’êtes de passage à Beijing que pour 3 à 4 jours, qu’il s’agit de votre première visite et que vous voyagez avec deux jeunes enfants de cinq et sept ans, c’est une tout autre histoire.

Badaling, bien que probablement moins authentique à cause de sa reconstruction, me semble tout aussi impressionnante. Il n’y a aucun sentiment de culpabilité à y avoir si vous choisissez de visiter cette section.

En ce qui nous concerne, la section de Mutianyu a su séduire toute la famille. Nos enfants nous parlent même d’y retourner. Pour moi, c’est donc une mission accomplie.

Voici un résumé de notre expérience et quelques conseils pour organiser votre escapade en famille.

Mutianyu en bref:

Cette section s’étend sur 2.2 km à travers de majestueuses montagnes et leurs imposantes crêtes. Elle fut édifiée il y a maintenant plus de 1400 ans.

Ce sont 22 tours de gardes qui jalonnent le parcours balisé.

Située dans le district de Huairou, à plus ou moins 75 km de Beijing (Pékin), elle est notamment reconnue pour ses décors à couper le souffle.

En effet, la forêt recouvre la majeure partie du panorama. Il semblerait également que les collines soient verdoyantes durant l’été et que les arbres soient décorés de fruits et de fleurs rouges ou jaunes en automne. En hiver, on dit qu’elle est souvent couverte de neige, ce qui accentuerait encore plus sa beauté. Il n’y avait rien de tout ça lorsque nous y sommes allés, mais le décor n’en était pas moins saisissant.

Diverses installations touristiques y ont été aménagées dont un téléphérique et une piste de luge (toboggan), permettant de redescendre sans avoir à revenir sur ses pas. Un atout qui suscite encore plus l’intérêt des enfants…

Au sommet, près de l’accès aux télécabines, des toilettes sont accessibles, ainsi qu’un petit restaurant/accommodation. Déguster un bon cappuccino dans ce décor enchanteur vaut à lui seul son pesant d’or.

Comment y aller ?

À partir du centre-ville de Beijing, il y a plusieurs possibilités plus ou moins longues, dont le bus touristique N°867 qui, en partance de la gare routière de Dongzhimen, prend environ 2.5 heures pour atteindre Mutianyu. Celui-ci n’est en service que durant la haute saison qui s’étend de la fin mars à la mi-novembre.

Une option que nous aurions de toute façon exclue avec de jeunes enfants. Les longs trajets n’étant pas trop leur tasse de thé.

Il est aussi possible de prendre le bus N°916, toujours à partir de Dongzhimen, mais le trajet est un peu plus compliqué. Vous devez descendre à Huairou, à 1 heure de route et une fois là-bas, soit trouver un minibus allant à Mutianyu (25 yuans) ou un taxi proposant de vous y conduire. Dans les deux cas, prévoyez un autre 30 minutes de déplacement.

Si vous optez pour le taxi, il vous faudra également négocier avec le chauffeur pour qu’il vous attende et vous ramène à Huairou après votre randonnée. Le prix pour l’aller-retour peut donc varier en fonction du temps que le chauffeur aura à vous attendre. On m’a dit environ 100 yuans pour 2h d’attente. Avec des enfants, je vous souhaitent de marcher très très vite… Si vous ne parler pas mandarin, j’espère également que vos négociations iront bon train. 😉

Selon mon point de vue, pour les familles, l’idéal à cette période de l’année est donc de louer les services d’un chauffeur qui vous attendra sur place et vous ramènera à votre hôtel à la fin de la journée. Si vous optez pour une chaîne hôtelière dites Western, on se chargera sans frais d’organiser ce transport pour vous. Cette façon de procéder est très facilitante avec des enfants.

Nous avons payé 800 RMB (115$US) pour un aller-retour pour 4 personnes directement à partir de l’hôtel. Nous sommes parti à 9h00 et sommes revenu à 17h, porte-à-porte, sans aucun stress. Une journée parfaite.

L’option de luxe certains diront, mais en hiver, en Chine, avec deux jeunes enfants, croyez-moi, ça rend l’aventure beaucoup plus agréable pour tout le monde. Bien sûr, ça dépend de votre budget, mais avec les années, j’ai appris que quelques dollars supplémentaires représentent parfois un faible investissement pour davantage de plaisir…

Alimentation et services de restauration

N’étant pas tout-à-fait certains du genre de commerces que nous pourrions trouver sur les lieux, ni même s’ils seraient ouverts ou fermés, nous avions apportés quelques collations telles que gâteaux aux bananes, sandwichs au beurre d’arachides, barres tendres, compotes à boire, etc., ainsi que le plus important, des bouteilles d’eau. Vive le buffet-déjeuner de l’hôtel!

Finalement, il y avait quelques restaurants d’ouverts, ce qui nous a permis de compléter nos vivres de course et de manger un repas complet avant de repartir en fin de journée.

En haute saison, vous trouverez donc amplement de quoi satisfaire l’appétit des petits et grands.

En ce qui a trait à l’habillement, prévoyez des vêtements chauds et la stratégie multicouche, comme pour n’importe quelle activité de plein air en hiver, ainsi qu’une petite trousse de premier soin, au cas où.

Nous avions apportés nos masques anti-smog que nous avions acheté chez la chaîne française Décathlon, à Shenzhen. Ceci dit, le guide Lonely Planet de la Chine dresse la liste de quelques enseignes à Beijing où il est possible de s’en procurer. Considérez par contre, que lors du Nouvel An, ces commerces risquent d’être fermés.

En conclusion, les sections moins fréquentées et plus rustiques, telle que Jinshanling sont  probablement extraordinaire à découvrir. Si nous retournons à Beijing au cours d’une saison plus chaude, ce tronçon sera au programme de l’aventure. Ceci dit, tout dépend de vous. Il n’y a pas une option de visite meilleure que l’autre, seulement des circonstances particulières de voyage.

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À bientôt!
MAY

Copyright: MAY – Photographie  – All Rights reserved.

798 Art District – Beijing

La plupart des expatriés qui vivent en Chine depuis plus d’un an disent souvent qu’il ne faut pas rester au pays lors des congés nationaux, notamment lors de la fête de la mi-automne, en octobre et lors du Nouvel An Chinois qui lui, a la plupart du temps lieu en février.

C’est vrai que durant ces périodes, les foules atteignent des records un peu partout. En même temps, quand aurons-nous l’occasion de visiter la Chine si ce n’est pas lors de ces vacances qui sont aussi les nôtres…?

C’est un paradoxe qui me perturbe un peu. L’intérêt de venir vivre en Chine, c’est de pouvoir la découvrir.

Bref, fin janvier dernier, (je sais, j’ai pris du retard sur le calendrier…), d’un commun accord, nous avons décidé de nous rendre à Beijing coûte que coûte, afin de découvrir ses attraits et la façon dont les gens vivent lors des célébrations du Chinese New Year.

Comment dire, encore des hauts et bas… Je pourrais écrire un billet complet rien qu’à ce propos. Ça viendra… 😉

Ceci étant dit, notre escapade restera mémorable. Nous y avons découvert des lieux magnifiques, dont le 798 Art District de Beijing (Pékin).

798 Art District Beijing
Quartier 798 Art District

Vous connaissez?

Il s’agit d’une ancienne zone industrielle transformée en quartier hétéroclite, culturel et branché où les artistes chinois de tous les horizons et de tous les styles peuvent faire vivre et rayonner leur art, avec le soutien du gouvernement.

Les locaux qui étaient jadis désaffectés ont été transformés en ateliers et galeries d’art. Quelques designers de mode et plusieurs restaurants, bars et cafés y ont également pignons sur rue.

L’art moderne chinois y est à son apogée. La culture traditionnelle y côtoie aussi bien l’art contemporain que les idées révolutionnaires, communistes ou démocrates.

Vraiment, un gros WOW!

J’aime ce qui est atypique et lorsqu’on a le pouvoir de se réinventer.

L’art rassemble, révèle l’âme, la beauté et la diversité des peuples à travers le monde.

J’ai été éblouie de constater que les Chinois ont aussi cette possibilité de s’exprimer librement, sans aucune censure, contrairement à ce que bien des étrangers croient.

Un brin d’histoire:

798 Art District est situé dans le quartier de Dashanzi, au nord-est de Beijing. À l’origine, il s’agissait d’une zone industrielle électronique qui fut abandonnée à la fin des années 1990. C’est en 2002 qu’un regroupement d’artistes chinois découvrent l’endroit délaissé et décident de le réaménager.

798 Art Zone
Artists tags

Le quartier a bien failli ne jamais voir le jour, puisque qu’il était destiné à être rasé pour la construction d’immeubles communautaires. Or, les artistes obtinrent le soutien du député Jian Xiangdong, lors du 12e congrès national du peuple. Notamment grâce à son appui, le projet de construction fut annulé.

L’endroit est aujourd’hui devenu une référence en matière d’art contemporain chinois.

Si vous allez à Beijing, c’est une façon originale de découvrir la culture chinoise autrement que par ces monuments et musées.

Saison idéale pour la visite:  Avril à Octobre

En janvier et février, je vous le confirme, c’est un peu froid…, mais ça se fait… La seule chose à savoir, c’est que lors du Nouvel An, beaucoup de commerces sont malheureusement fermés.

Pour plus de renseignements consultez Le Petit Journal

Vous avez déjà visité Beijing et le 798 Art District? Je veux connaître vos impressions! N’hésitez pas à commenter.

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Prochain rendez-vous sur la Grande muraille de Chine!

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La vie en Chine: les bons et mauvais côtés

Les bons et les mauvais côtés de la Chine, c’est avant tout une question de perception. Certaines idées véhiculées sont vraies, d’autres absolument préconçues. Pour chaque affirmation, il existe aussi son contraire. C’est parfois amusant.

Je suis certaine que si vous demandiez à 10 étrangers ayant vécu en Chine durant au moins un an et provenant de 10 pays différents, quels sont selon eux les bons et les mauvais côtés d’y vivre, pas un seul ne vous répondraient exactement la même chose.

Bien qu’on puisse s’entendre sur certaines généralités, les réponses dépendent de plusieurs facteurs, notamment du point de départ.

À mon avis, on a trop souvent cette fâcheuse tendance à mettre tous les expatriés dans le même panier, alors que les différences culturelles divergent parfois autant qu’avec celles des Chinois. Ce n’est pas parce que nous sommes caucasiens que nous sommes frères du jour au lendemain.

Ce que j’aime le plus de la vie à Shenzhen c’est:

  • La localisation géographique;
  • Les transports en communs modernes et ultra efficaces;
  • Les high-tech (AliPay, WeChat Pay)
  • L’immensité, la faune et la flore;
  • La proximité avec la mer autant qu’avec les montagnes;
  • & le climat subtropical (non, on ne s’ennuie pas de l’hiver…)

Vivante et dynamique, la ville est considéré comme la troisième plus riche du pays. The dream City of Shenzhen, c’est ainsi qu’on la surnomme.

En contre partie, même si la ville est généralement propre considérant sa population, j’ai malgré tout de la difficulté avec:

  • L’insalubrité et le manque d’hygiène;
  • Les odeurs, notamment celle du Durian;
  • Certaines coutumes…;
  • Les foules;
  • & la conduite indisciplinée.

Et la pollution?

On me demande souvent si ça me préoccupe, si je suis inquiète pour mes enfants. Disons que je n’en fais pas de cas. Il faut dire que la situation à Shenzhen est loin d’être celle d’autres grandes villes comme Beijing (Pékin). J’avais étudié la question bien avant de partir et de m’engager dans ce projet.

Ici, l’indice de pollution dépasse rarement les 150 microgrammes par mètre cube.

Plusieurs diront: C’est déjà beaucoup non? 

Oui, comparativement au Québec et au Canada en général, ainsi qu’à la France, mais ce niveau n’est pas quotidien.

Au moment d’écrire ces lignes, à OCT, la plus proche station de mesure du quartier où nous vivons, l’indice était de 85 microgrammes par mètre cube.

On parle d’une valeur modérée et d’un niveau que beaucoup d’autres grandes villes à travers le monde peuvent facilement atteindre. Je pense à New York, dont l’indice était au même moment de 62 microgrammes. À mon avis, on peut vivre avec ça tout en restant vigilant. Le ciel bleu reste bien présent…

Si je m’ennuie du Québec? Dire le contraire serait mentir…

Ce qui me manque le plus ce sont:

  • La famille et les amis avec qui rigoler en français;
  • La nourriture, notamment les repas sur le BBQ;
  • Le camping et faire des feux de camp;
  • Le Fleuve St-Laurent et les balades à vélo;
  • Ma coiffeuse…
  • Les boulangeries & le Renaud Bray… 😉

À vrai dire, c’est davantage le niveau d’ennui de mes enfants qui m’importe le plus. Tant qu’ils sont heureux, je peux vivre avec mes inconforts.

Si j’avais quelques conseils à adresser à ceux qui sont attirés vers une expatriation / voyage longue durée, en Chine, je résumerais avec ceci:

  • Si c’est possible, prenez des cours de mandarin avant le départ. Le dépaysement sera moins difficile si vous pouvez déjà communiquer un peu en arrivant. Sur place, il vous faudra aussi continuer, que ce soit avec un professeur privé ou directement à l’Université.
  • Évaluez bien le coût de la vie avant de signer votre contrat. Dans les grandes villes comme Shenzhen, il est très élevé et les écoles internationales coûtent une fortune.
  • Il est primordial de bien préparer les enfants si vous partez en famille et de bien choisir l’école qu’ils fréquenteront. Cela peut faire une grande différence sur leur intégration.

 

À bientôt!

Mélissa

Vous êtes expat en Chine ou ailleurs? Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre ville d’adoption? Et le moins? Et votre niveau d’ennui? Comment ça se passe pour vous? Partagez ici!

Neighbourhood 

Il y a quelques années déjà, il y avait un jeu qui circulait sur Facebook. Je ne me rappelle plus de chacun des détails, mais je me souviens qu’il fallait combiner une date et une destination et écrire qu’on y déménagerait. Je m’étais donc prêté au jeu en lançant à la blague:

– Le (X date, mois, année), je partirai vivre en Chine…

Je me souviens que ça avait suscité beaucoup d’intérêt et de commentaires à l’époque. Autant sur mon compte Facebook qu’à mon travail. J’avais choisi cette destination parce que Dominic, mon complice de vie, y voyageait déjà régulièrement à ce moment. Lorsque je mentionnais à quelqu’un qu’il était en Chine, on me répondait souvent:

– Encore…! Il va finir par déménager là-bas… 

Près de dix années se sont écoulées depuis, et voilà que ma plaisanterie est devenue réalité. La vie est remplie de surprises étonnantes et il faut profiter de chaque seconde.

J’ai toujours rêvé de vivre une expérience de voyage de longue durée à l’étranger. Il y a dix ans, je planifiais un voyage vacances-travail en Australie avec l’organisme SWAP. Ma rencontre avec Dominic a bouleversé mes plans. J’ai choisis l’amour et décidé de mettre de côté le projet pour fonder une famille. Le meilleur choix que j’ai fait dans ma vie. La Chine n’était pas ma destination de rêve. Cependant, après m’être occupé de nos enfants pratiquement seule, durant les voyages d’affaires répétés de Dominic, sur une période de plus ou moins sept ans, je n’aurais pu imaginer ma vie sans jamais y déposer les pieds. J’étais beaucoup trop intriguée par ce pays et par l’Asie en général. Nos enfants songeaient quant à eux depuis longtemps, à se cacher dans la valise de leur père pour l’accompagner jusqu’en Chine. Ça n’a donc pas été trop difficile de les convaincre d’embarquer dans notre projet. Ainsi, nous y voilà! Tous fins prêts à découvrir ses nombreuses richesses historiques et son immense territoire.

Nous habitons dans la ville de Shenzhen, dans le district de Nanshan. Notre quartier se nomme Taoyuancun. Nous avons choisis ce secteur pour sa proximité avec l’école des enfants. Notre appartement est à un coin de rue de celle-ci. C’est vraiment très pratique. Aucune perte de temps et aucun stress dans nos déplacements. Ici, le permis de conduire international n’est pas accepté. Il faut avoir un permis de conduire chinois pour avoir le droit de conduire, mais tu ne veux pas conduire en Chine, surtout quand tu es un étranger. Ce n’est absolument pas nécessaire. Il y a de nombreux commerces, restaurants et marchés de proximité qui vendent tous les produits frais dont on a besoin à chaque jour. Les transports en commun sont ultra efficaces et ne coûtent pratiquement rien, y compris les taxis. De plus, la marche permet de garder la forme et de découvrir les lieux et leurs trésors cachés plus facilement. À pieds, on peut mieux prendre le pouls du quartier, rencontrer les gens et s’adapter à la façon de vivre chinoise. Afin d’augmenter son sentiment d’autonomie dans ses déplacements quotidiens, il y a le vélo, mais il faut le munir d’un bon miroir et d’une sonnette, car on doit composer avec toutes sortes de comportements sur les routes qui ne correspondent pas aux standards nord-américain.

Sur ces quelques mots, si le cœur vous en dit, je vous laisse découvrir en images, le rythme de la vie ici, dans notre quartier.

En mandarin, quartier s’écrit :

街道

et on dit:  Jiēdào

À bientôt!

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