798 Art District – Beijing

La plupart des expatriés qui vivent en Chine depuis plus d’un an disent souvent qu’il ne faut pas rester au pays lors des congés nationaux, notamment lors de la fête de la mi-automne, en octobre et lors du Nouvel An Chinois qui lui, a la plupart du temps lieu en février.

C’est vrai que durant ces périodes, les foules atteignent des records un peu partout. En même temps, quand aurons-nous l’occasion de visiter la Chine si ce n’est pas lors de ces vacances qui sont aussi les nôtres…?

C’est un paradoxe qui me perturbe un peu. L’intérêt de venir vivre en Chine, c’est de pouvoir la découvrir.

Bref, fin janvier dernier, (je sais, j’ai pris du retard sur le calendrier…), d’un commun accord, nous avons décidé de nous rendre à Beijing coûte que coûte, afin de découvrir ses attraits et la façon dont les gens vivent lors des célébrations du Chinese New Year.

Comment dire, encore des hauts et bas… Je pourrais écrire un billet complet rien qu’à ce propos. Ça viendra… 😉

Ceci étant dit, notre escapade restera mémorable. Nous y avons découvert des lieux magnifiques, dont le 798 Art District de Beijing (Pékin).

798 Art District Beijing
Quartier 798 Art District

Vous connaissez?

Il s’agit d’une ancienne zone industrielle transformée en quartier hétéroclite, culturel et branché où les artistes chinois de tous les horizons et de tous les styles peuvent faire vivre et rayonner leur art, avec le soutien du gouvernement.

Les locaux qui étaient jadis désaffectés ont été transformés en ateliers et galeries d’art. Quelques designers de mode et plusieurs restaurants, bars et cafés y ont également pignons sur rue.

L’art moderne chinois y est à son apogée. La culture traditionnelle y côtoie aussi bien l’art contemporain que les idées révolutionnaires, communistes ou démocrates.

Vraiment, un gros WOW!

J’aime ce qui est atypique et lorsqu’on a le pouvoir de se réinventer.

L’art rassemble, révèle l’âme, la beauté et la diversité des peuples à travers le monde.

J’ai été éblouie de constater que les Chinois ont aussi cette possibilité de s’exprimer librement, sans aucune censure, contrairement à ce que bien des étrangers croient.

Un brin d’histoire:

798 Art District est situé dans le quartier de Dashanzi, au nord-est de Beijing. À l’origine, il s’agissait d’une zone industrielle électronique qui fut abandonnée à la fin des années 1990. C’est en 2002 qu’un regroupement d’artistes chinois découvrent l’endroit délaissé et décident de le réaménager.

798 Art Zone
Artists tags

Le quartier a bien failli ne jamais voir le jour, puisque qu’il était destiné à être rasé pour la construction d’immeubles communautaires. Or, les artistes obtinrent le soutien du député Jian Xiangdong, lors du 12e congrès national du peuple. Notamment grâce à son appui, le projet de construction fut annulé.

L’endroit est aujourd’hui devenu une référence en matière d’art contemporain chinois.

Si vous allez à Beijing, c’est une façon originale de découvrir la culture chinoise autrement que par ces monuments et musées.

Saison idéale pour la visite:  Avril à Octobre

En janvier et février, je vous le confirme, c’est un peu froid…, mais ça se fait… La seule chose à savoir, c’est que lors du Nouvel An, beaucoup de commerces sont malheureusement fermés.

Pour plus de renseignements consultez Le Petit Journal

Vous avez déjà visité Beijing et le 798 Art District? Je veux connaître vos impressions! N’hésitez pas à commenter.

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Prochain rendez-vous sur la Grande muraille de Chine!

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La vie en Chine: les bons et mauvais côtés

Les bons et les mauvais côtés de la Chine, c’est avant tout une question de perception. Certaines idées véhiculées sont vraies, d’autres absolument préconçues. Pour chaque affirmation, il existe aussi son contraire. C’est parfois amusant.

Je suis certaine que si vous demandiez à 10 étrangers ayant vécu en Chine durant au moins un an et provenant de 10 pays différents, quels sont selon eux les bons et les mauvais côtés d’y vivre, pas un seul ne vous répondraient exactement la même chose.

Bien qu’on puisse s’entendre sur certaines généralités, les réponses dépendent de plusieurs facteurs, notamment du point de départ.

À mon avis, on a trop souvent cette fâcheuse tendance à mettre tous les expatriés dans le même panier, alors que les différences culturelles divergent parfois autant qu’avec celles des Chinois. Ce n’est pas parce que nous sommes caucasiens que nous sommes frères du jour au lendemain.

Ce que j’aime le plus de la vie à Shenzhen c’est:

  • La localisation géographique;
  • Les transports en communs modernes et ultra efficaces;
  • Les high-tech (AliPay, WeChat Pay)
  • L’immensité, la faune et la flore;
  • La proximité avec la mer autant qu’avec les montagnes;
  • & le climat subtropical (non, on ne s’ennuie pas de l’hiver…)

Vivante et dynamique, la ville est considéré comme la troisième plus riche du pays. The dream City of Shenzhen, c’est ainsi qu’on la surnomme.

En contre partie, même si la ville est généralement propre considérant sa population, j’ai malgré tout de la difficulté avec:

  • L’insalubrité et le manque d’hygiène;
  • Les odeurs, notamment celle du Durian;
  • Certaines coutumes…;
  • Les foules;
  • & la conduite indisciplinée.

Et la pollution?

On me demande souvent si ça me préoccupe, si je suis inquiète pour mes enfants. Disons que je n’en fais pas de cas. Il faut dire que la situation à Shenzhen est loin d’être celle d’autres grandes villes comme Beijing (Pékin). J’avais étudié la question bien avant de partir et de m’engager dans ce projet.

Ici, l’indice de pollution dépasse rarement les 150 microgrammes par mètre cube.

Plusieurs diront: C’est déjà beaucoup non? 

Oui, comparativement au Québec et au Canada en général, ainsi qu’à la France, mais ce niveau n’est pas quotidien.

Au moment d’écrire ces lignes, à OCT, la plus proche station de mesure du quartier où nous vivons, l’indice était de 85 microgrammes par mètre cube.

On parle d’une valeur modérée et d’un niveau que beaucoup d’autres grandes villes à travers le monde peuvent facilement atteindre. Je pense à New York, dont l’indice était au même moment de 62 microgrammes. À mon avis, on peut vivre avec ça tout en restant vigilant. Le ciel bleu reste bien présent…

Si je m’ennuie du Québec? Dire le contraire serait mentir…

Ce qui me manque le plus ce sont:

  • La famille et les amis avec qui rigoler en français;
  • La nourriture, notamment les repas sur le BBQ;
  • Le camping et faire des feux de camp;
  • Le Fleuve St-Laurent et les balades à vélo;
  • Ma coiffeuse…
  • Les boulangeries & le Renaud Bray… 😉

À vrai dire, c’est davantage le niveau d’ennui de mes enfants qui m’importe le plus. Tant qu’ils sont heureux, je peux vivre avec mes inconforts.

Si j’avais quelques conseils à adresser à ceux qui sont attirés vers une expatriation / voyage longue durée, en Chine, je résumerais avec ceci:

  • Si c’est possible, prenez des cours de mandarin avant le départ. Le dépaysement sera moins difficile si vous pouvez déjà communiquer un peu en arrivant. Sur place, il vous faudra aussi continuer, que ce soit avec un professeur privé ou directement à l’Université.
  • Évaluez bien le coût de la vie avant de signer votre contrat. Dans les grandes villes comme Shenzhen, il est très élevé et les écoles internationales coûtent une fortune.
  • Il est primordial de bien préparer les enfants si vous partez en famille et de bien choisir l’école qu’ils fréquenteront. Cela peut faire une grande différence sur leur intégration.

 

À bientôt!

Mélissa

Vous êtes expat en Chine ou ailleurs? Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre ville d’adoption? Et le moins? Et votre niveau d’ennui? Comment ça se passe pour vous? Partagez ici!

Thaïlande: entre monts et merveilles

Qui n’a jamais rêvé de découvrir la Thaïlande au moins une fois dans sa vie? Avant mon départ, j’avais lu dans un guide Ulysse:

Tout voyageur ne peut qu’être charmé par le pays du sourire. 

Devant cette promesse de monts et merveilles, comment ne pas me sentir coupable de ne pas avoir apprécié ce beau pays autant que les autres…?

Un effet rebondissant du choc culturel de nouvelle expatriée, raison pour laquelle je n’ai pu trouver l’oasis de paix que j’espérais y découvrir. Dans la vie, là où il y a des attentes, il y a assurément des déceptions…

Puis, il y a quelques jours, en regardant les photos de cette belle aventure familiale, j’ai songé à cette immense richesse que nous offrons à nos enfants en leur faisant vivre toutes ces expériences uniques et pour la première fois, j’ai vraiment ressentie l’envie de vous en parler.

Mieux vaut tard que jamais…

L’Asie est fascinante. Les voyageurs en quête de liberté tombent souvent sous le charme de ce fabuleux continent où les façons de vivre sont si différentes.

Pour ma part, y vivre et y voyager bouleverse mes valeurs. Comme bien d’autres globe-trotteurs, ça me transforme. Je peux voir de mes yeux à quel point le monde est beau, mais aussi perturbé par toutes nos activités humaines. Je constate l’impact de nos modes de vie axés sur la consommation qui elle, gagne toujours de plus en plus de terrain au détriment de notre belle planète.

En Thaïlande, nous avons eu l’occasion de découvrir un peuple attachant et des paysages d’une beauté saisissante, mais parfois dans un état disgracieux. On oublie facilement que le tourisme, c’est aussi consommer et que ça laisse des traces. Là-bas, dans ce petit coin de paradis, ça m’a sauté aux yeux.

Saviez-vous que les autorités thaïlandaises doivent imposer de sévères amendes pour dissuader les voyageurs de ramener des morceaux de coraux, des étoiles de mer ou d’autres richesses sous-marines dans leurs bagages?

En effet, si on vous prend en possession de ces trésors aux douanes, il pourrait vous en coûter jusqu’à 5000 bahts / pièce, ce qui représente environ 200$CAN. D’autres sanctions sont aussi possibles.

Une touriste a récemment fait de la prison pour avoir nourri des poissons tropicaux avec de la mie de pain. Elle a dû payer une caution salée pour sortir de là en attendant son procès. Sa faute a été filmé et se trouve sur le Web…

Mes enfants voulaient en ramasser de ces beaux coquillages. Au Québec, on le faisait souvent sur le bord du Fleuve St-Laurent. Lorsque j’ai dû leur expliquer qu’ils ne pouvaient pas et pourquoi, ils ont vite compris et n’ont pas insisté. Ils aiment la nature et veulent la protéger.

Sans juger qui que ce soit, je me suis alors questionné sur l’industrie touristique mondiale. Sur le genre de voyageuse que je suis et celle que je veux être. Sur les traces que je laisse et ce que je veux enseigner à mes enfants.

Je crois que nous aurions tous avantage à redéfinir la notion de bonheur et de richesse dans nos sociétés. De cette façon, le monde se consumerait peut-être un peu moins vite…

Ceci étant dit, bien consciente que tout cela est plus facile à dire qu’à faire et en attendant de pouvoir refaire le monde, je vous propose un survol de mes coups de cœur et de mes coups de gueule qui je l’espère, sauront vous être utiles lors de la planification de votre prochain voyage là-bas.

D’abord, deux semaines, c’est à mon humble avis un peu court pour voir Bangkok et rallier le Nord jusqu’au Sud du pays, particulièrement avec de jeunes enfants. C’est pourquoi nous avions choisi de nous concentrer sur le Sud. Cependant, avec une semaine de plus, nous aurions assurément visité Chiang Mai, Pai et les temples du Nord.

Les possibilités d’activités sont nombreuses en Thaïlande et certains endroits sont plus recommandés aux familles que d’autres. Mieux vaut en être informé pour faire des choix éclairés. Ne faites pas comme nous, achetez et lisez un guide de voyage avant de faire quelconques réservations. Ça vous évitera quelques déceptions.

Aux pages 36 et 37 du Lonely Planet: La Thaïlande, îles et plages, vous trouverez une manière intéressante de choisir les lieux qui conviennent à vos différents besoins et intérêts.

Notre itinéraire de 2 semaines:

Jour 1: Arrivée à Bangkok;

Jour 2-3: Visite des attraits de Bangkok;

Jour 4: Transfert vers Krabi en avion tôt le matin avec Air Asia à l’aéroport de Don Mueang. Visite de Krabi en PM;

Jour 5 : Visite de Krabi et Railey;

Jour 6: Croisière à Hong Island;

Jour 7: Transfert vers Phuket tôt le matin en mini-bus;

Jour 8 à 14: Visite des plages de Phuket et autres attraits, dont Old Phuket Town et Raya Island;

Jour 15: Retour à Bangkok puis à Hong Kong et Shenzhen le lendemain.

Grosso modo, 1 semaine plus mouvementée et 1 semaine à la plage. Avec de jeunes enfants, nous avons grandement apprécié ce concept.

BANGKOK

Coups de coeur

  • Une croisière dans les Klongs (canaux)

Louez un long tail boat privé. C’est un peu plus cher et oui, moins écolo, mais c’est une bonne option pour voir de chaque côté du bateau, prendre des photos facilement et bouger librement. Vraiment une activité qui ne manquera pas de vous faire voir Bangkok autrement.

Il y a des départs à partir de différents ports d’attaches et le prix est plus élevé à certains endroits. Il y a des bateaux mieux entretenus que d’autres et aussi mieux équipés, notamment en VFI pour enfants. Portez-y attention et surtout négociez le prix. 1400 bahts est un prix moyen raisonnable pour 2 heures de navigation nous a t-on dit.

  • Le temple Wat Pho et son grand Bouddha couché

Impressionnant! Autant de soucis du détail, c’est magnifique! Saviez-vous que Bouddha est couché pour représenter son passage au Nirvana? La religion bouddhiste m’intrigue et m’interpelle.

Pensez à vous couvrir les jambes et les épaules avant d’aller dans les temples ou bien à vous amener un paréo, car c’est important de respecter les croyances religieuses.

Bouddha_couché

  • L’Asiatique The Riverfront

Pour déguster un bon repas dans l’ambiance plus moderne de Bangkok, il s’agit d’un bel espace en bordure du fleuve Chao Phraya. Outre les restaurants, il y a aussi de belles boutiques, des spectacles et d’autres divertissements, dont une classique grande roue qui permet d’observer la ville en hauteur. Nous y avons rejoins un ami Québécois l’espace d’une soirée. Ce fut de belles retrouvailles qui ont très bien démarré notre voyage.

  • Le Lumphini Park

Un véritable poumon vert dans un univers compact, bruyant et pollué. C’est comme ça qu’on le décrit. Il y a de nombreuses aires de jeux pour les enfants qui peuvent sauter, courir et grimper à leur guise. En plus des oiseaux, on peut également y observer des varans-marais. Ça change des écureuils et surtout, pas besoin d’aller au zoo…;)

  • Le vieux Bangkok 

Dépaysement garantie! Un peu déstabilisant et inquiétant au début, particulièrement le soir, mais finalement on a adoré. Ratanakosin est le quartier qu’il ne faut pas manquer. Il faut y séjourner pour comprendre et vraiment s’immerger dans la vie quotidienne des Thaïlandais. Allez-y, même avec les enfants. N’ayez pas peur. Ce que vous y verrez existe et fait partie de la vie…

Coups de gueule

  • Les fameux Tuk-tuk

C’est amusant, mais sans plus. On a essayé et rigolé, mais honnêtement, c’est cher et ça ne fait que vous remplir les narines de l’odeur de l’essence et les poumons de monoxyde carbone.

  • L’Hôtel Sabbye Bangkok 

Trouver un hôtel à bon prix, bien situé et bien tenu, c’est un peu la galère à Bangkok surtout lorsqu’on ne connait pas les quartiers et qu’on a aucune référence. L’offre est tellement grande.

Bien qu’elles correspondaient physiquement, les images de notre hôtel sur booking.com laissaient présager davantage de propreté qu’en réalité. Il y avait une odeur d’égouts en permanence et la toilette fuyait, laissant du dégât partout dans la salle de bain. Une situation certainement courante dans le vieux Bangkok, surtout avec les inondations fréquentes.

Cependant, à proximité, nous avons vu plusieurs autres options d’hébergement qui semblaient largement mieux. Je vous suggère de mettre un peu plus d’effort sur cette recherche avant de partir pour vraiment trouver ce qui vous convient, ainsi qu’aux enfants si vous en avez.

KRABI

Coups de coeur

  • Krabi & Railay

Un gros WOW! Probablement ma destination préférée du voyage. Notre séjour a débuté par une baignade dans les chutes du Khao Phanom Bencha National Park. Le lendemain, nous avons naviguer dans la mangrove de la rivière Krabi avec une vue imprenable sur les montagnes karstiques de Khao Khanap Nam.

Ensuite, nous avons visité une grotte de stalactites et de stalagmites, grouillantes de chauves-souris, puis fais un arrêt d’une heure pour déguster un léger repas et un délicieux breuvage dans une magnifique ferme de pêcheurs. En après-midi, nous avons pris un long tail boat au port de Pak Nam en direction de la plage de Railay. Notre capitaine était nul autre que Jack Sparrow… 😉 Quoi demander de mieux!?

Railay, nous n’y sommes définitivement pas resté assez longtemps. Une petite erreur de planification. Eau turquoise, sable fin blanc, parois rocheuses à couper le souffle, franchement le rêve. La Thaïlande à son meilleur. À ne pas manquer!

Railey_beach

Coups de gueule

  • Excursion à Hong Island

Un endroit paradisiaque lorsqu’on exclut le tournage d’un vidéoclip musical indien ultra bruyant, les sauveteurs militaires Thaï qui sifflent sans arrêt pour t’obliger à mettre un VFI même dans un pied d’eau, sans compter tous les speedboats qui te cachent la vue sur la mer et un buffet sous la flotte.

Nous n’avons tout simplement pas été chanceux ce jour là, mais n’empêche qu’il vaut mieux faire attention à ce genre d’excursion organisée, spécialement durant la haute saison. Les prix des brochures publicitaires sont scandaleux et les lieux bondés. N’hésitez pas à négocier, c’est pratique courante.

C’est en expérimentant qu’on apprend… 😉

PHUKET

Coups de coeur

  • Raya Island

Ma deuxième journée préférée! Un superbe endroit pour y passer la journée en famille. À 30 minutes de speedboat à partir du port de la baie de Chalong, dans la baie de Patok, une belle plage de sable blanc fin vous y attend. Notre forfait comprenait aussi une excursion de snorkelling dans une autre petite baie, celle de Siam et un délicieux repas thaï. J’ai ainsi pu nager à travers les coraux et les poissons tropicaux dans une eau turquoise et limpide. Une belle excursion qu’on vous recommande chaudement cette fois-ci.

  • Old Phuket Town

Un petit repos de la plage pour visiter Old Phuket Town et son architecture portugaise, ça peut aussi être chouette. Planifiez une demi-journée afin d’avoir le temps d’y déguster un léger repas, un bon café ou un smoothie à la mangue dans un sympathique resto local.

  • The Charm Resort Hôtel

Juste pour sa piscine à déversement continu sur le toit et la vue magnifique sur Patong beach, il vaut le coup d’y séjourner. Il est situé à seulement 500 mètres de la plage dans sa partie Est, donc la moins achalandée.

Infinity_pool

  • Karon Beach

Avec les enfants, c’est la plage idéale. Il y a beaucoup de jeunes familles et moins de vieux macros… 😉 Il y a aussi des arbres sur presque toute la longueur. Si vous voulez éviter de cuire au soleil et pique-niquer à l’ombre, c’est génial. Il y a de nombreuses aires de jeux qui sauront réjouir les enfants lorsqu’ils en auront marre d’avaler de l’eau salée. Nous avons même trouvé un resto avec un coin de jeux aménagé pour les petits curious George. Très pratique pour siroter un bon mojitos tranquillement en amoureux, en attendant le repas… 😉

Coups de gueule

  • Patong

Une station balnéaire qui comprend beaucoup de facilités touristiques, mais l’agitation qui vient avec la quantité de touristes également. Le bruit des motocyclettes en soirée est infernal et marcher dans les rues est totalement désagréable, avec enfants ou pas d’enfants. Un peu trop le party à mon goût. Je n’y retournerais pas.

Recommandations générales

Phuket est une île sur-évaluée. C’est très beau, mais pas extraordinaire. À coup sûr, le choix des hôtels de type Resort est abondant, car l’île est vaste et la plus développée, mais oh la la, dites bonjour aux foules et au revoir à l’authenticité. Soyez avisés.

Dans le Sud, les déplacements ne sont pas toujours évidents. Plusieurs personnes se louent des mobylettes. Personnellement, avec les enfants, nous n’avons pas pris le risque. Nous avons été témoins de plusieurs accidents avec blessés graves. Nous avons donc payé un peu plus cher et opté pour des taxis.

En revanche, je dois admettre qu’on a eu moins d’autonomie. Il faut négocier le prix avec les chauffeurs et cette pratique est un peu déplaisante. Louer une voiture pourrait s’avérer une bonne option pour la famille, mais ayez une bonne assurance, car les accrochages sont fréquents.

À Bangkok, allez faire du vélo sur l’île de Bang Kachao, à 5 minutes en bateau du centre-ville. Pas assez renseignés et croyant que c’était plus loin, nous avons raté cette activité qui parait-il, vaut le déplacement.

À partir de Phuket, rejoignez les îles Similan et Surin et planifiez quelques jours dans le Parc National Khao Sok. C’est ce qui a manqué à notre voyage, mais ce n’est que partie remise. 😉

À voir ou revoir, les films Hangover II et La Plage avant de partir, histoire de vous mettre dans le bain… 😉

Encore plus d’images ici

Bon voyage!

Vous êtes déjà allés en Thaïlande ou rêvez d’y aller? Partagez vos coups de coeur vous aussi! 

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Expat lifeline: la culture de l’amour

La culture est un ensemble complexe qui inclut savoirs, croyances, arts, positions morales, droits, coutumes et toutes autres capacités et habitudes acquises par un être humain en tant que membre d’une société.

Le temps passe, la vie défile et certaines étapes de celle-ci sont plus importantes que d’autres. Mi-trentaine avancée, à l’approche de la quarantaine, lorsque tu passes ta vie en revue et que tu fais le bilan de ce que tu considères tes réussites et tes moins bons coups, tu ressens soudainement le besoin de faire un brin de ménage, de te concentrer sur le plus important, l’essentiel; ce qui te rend vraiment heureux. Syndrome d’une génération, tu sens que le conformisme t’étouffe et que ta créativité ne demande qu’à exploser. Un besoin viscéral qui se manifeste toujours de plus en plus fort et auquel tu ne peux finalement pas échapper. Un peu comme à la voile, lorsqu’il te faut faire un grand virement de bord parce que le vent t’y pousse et que la découverte t’appelle au large. C’est ce qui m’est arrivé…

D’autre part, je voyais également mon complice de vie se lever à contre coeur chaque matin pour se rendre au travail, puis s’enfoncer dans la grisaille depuis deux ans. Ça me perturbait d’autant plus. Un jour, cette opportunité de carrière en Chine s’est présentée à lui. Il y a réfléchi longuement et à un moment, c’est moi qui lui ai dit:

– Allez, fais-le. On tente le coup! Allons mettre du piquant dans notre vie.

Ensemble, nous nous sommes donc fixé des objectifs personnels et communs et puis nous sommes partis. Bon, ça n’a pas été si simple à mettre en place, une expatriation c’est tout un défi. C’est d’ailleurs dans ce dernier que se trouve le plus grand sentiment d’accomplissement. Partir en voyage pour deux ou trois semaines, c’est une chose, mais s’expatrier pour quelques années avec de jeunes enfants, c’est franchement une entreprise. Dans notre cas, il n’y a eu personne pour nous tenir la main. Il a fallu défricher la voie, voilà pourquoi c’est la partie la plus valorisante à mes yeux. Elle ne vient pas sans investissement, que ce soit en temps ou en argent, ni sans sacrifice, mais je crois qu’elle en vaut le risque.

Lorsqu’on décide de s’embarquer dans un projet de cette envergure, on ne sait jamais exactement où cela nous mènera. On doit jongler au quotidien avec beaucoup d’incertitudes. Oui, on a une idée générale, parce qu’on a tracé les grandes lignes, mais il y a toujours des imprévus. En revanche, nul doute sur l’issue de cette grande aventure. Nous sommes persuadés qu’à son terme, quoi qu’il arrive, elle aura été bénéfique pour toute la famille. Particulièrement pour nos enfants, à qui nous aurons fait le cadeau de maîtriser deux des langues les plus parlées à travers le monde et ce dès leur plus jeune âge, en plus de leur apprendre à ouvrir leur coeur à une autre culture.

Ouvrir son coeur à une autre culture, concrètement, qu’est-ce que ça implique? Êtes-vous parmi ceux qui se disent ouvert d’esprit? Si oui, pourquoi? Qu’est-ce qui fait de vous cette personne ouverte face à une culture différente de la vôtre?

Je pose la question par curiosité, mais aussi pour mieux vous amener là où je m’en vais.

D’entrée de jeu, je tiens à mettre cartes sur table. Après avoir vécu les deux, je crois que voyager et s’expatrier sont des concepts bien différents. Certes apparentés, mais très nuancés. Personnellement, j’ai toujours désiré voyager, aller à la rencontre de l’autre et de la différence. J’étais également parmi celles qui se disent ouvertes d’esprit. Les sept derniers mois m’ont cependant appris que vivre en Chine, ce n’est pas y voyager et que je n’étais peut-être pas aussi ouverte que je le croyais.

Être expatrié et voyager en Asie, c’est comme découvrir un univers totalement parallèle avec toutes ses facilités et ses complexités. Au début, c’est l’émerveillement, mais il vient inévitablement un temps où on se sent au contraire, bouleversé. En général, le voyage réveille nos sens qui deviennent plus aiguisés. L’expatriation ajoute pour sa part de la fragilité et de la vulnérabilité à ces sensations. Un peu comme l’instinct de survie. Trois choix sont alors possibles pour surmonter ce puissant sentiment d’inconfort: s’enfuir en courant, s’effondrer ou bien s’adapter et survivre à la jungle.

Humblement, je n’ai pas peur de le dire, à plusieurs reprises, j’ai pensé m’enfuir en courant et retourner au Québec. Ayant passé à travers une certaine quantité d’épreuves dans ma vie personnelle, je ne pensais pas que ça pourrait me frapper aussi fort. Habituellement, mes mécanismes de défense naturels sont davantage orientés vers l’affrontement. Peu à peu, j’ai réalisé que je vivais ni plus ni moins que ce qu’on appelle: le choc culturel. Un passage obligé pour tous les expatriés et je n’ai malheureusement pas fait exception à la règle…

Housewife, c’est ce que j’ai été forcé d’écrire concernant mon occupation sur les papiers officiels pour que nous obtenions tous nos Visas de résidence plus rapidement. Rien pour atténuer le choc, je dois l’admettre. J’ai pourtant toujours voulu avoir plus de temps pour prendre soin de mes enfants et me concentrer sur mes nouveaux projets professionnels et mon désir d’entreprendre, mais c’est drôle, je n’avais jamais imaginé pratiquer le métier d’housewife officiellement.

Première acceptation à effectuer, bien que temporaire: mon statut.

Ensuite, il y a eu la langue, l’écriture, les odeurs, les bruits, le smog, la chaleur, l’humidité, les gens physiquement, les regards curieux, la conduite indisciplinée, les coups de klaxons, le durian, l’épicerie, la mode, les toilettes turques, le gamin qui fait pipi dans la rue au même endroit que le chien du voisin et j’en passe…

Je ne m’étais jamais autant demandé de ma vie quelle sorte de riz et quelle sauce soja j’allais choisir devant les étalages au supermarché. À tous ces changements et différences s’additionnent une fatigue omniprésente et des inconforts intestinaux qui perdurent, sans compter les malaises du reste de la famille. Au final, rien pour allonger la mèche de mon humeur quotidienne.

Après bientôt sept mois, nous avons donc goûté au piquant, aucun doute. Ceci dit, le plus important, c’est que je peux maintenant témoigner de ce que ça prend réellement pour ouvrir son coeur à une autre culture. Évidemment, ça prend une touche de curiosité et une bonne dose de motivation, mais plus encore, ça prend de l’amour.

Ce n’est donc pas si difficile me direz-vous. Ah bon, vous pensez? Alors, qu’est-ce que ça signifie aimer?

Moi, la dernière fois que je suis tombée en amour, c’était il y a dix ans et ce n’était pas le même feeling du tout. À l’époque, ma lune de miel a été bien différente…

Force est d’admettre qu’aimer, ce n’est donc pas simplement tomber en amour.

C’est en fait accepter les gens et la réalité tels qu’ils sont et surtout ne pas comparer et ne pas juger. C’est inconditionnel.

Hummm, comment dire? Dieu sait que le jugement dans notre société de consommation, nous l’avons tous assez facile et qu’il y a souvent beaucoup de conditions. Les médias sociaux en sont d’ailleurs d’éloquents témoins. J’aime bien lire et relire le texte S’aimer, de Stéphane Laporte, chroniqueur au Journal La Presse. Bien qu’il ne traite pas de culture, il remet bien l’amour en perspective… 😉

Tous nos faits et gestes sont teintés de notre culture. Cette dernière est imprégnée en nous et c’est beaucoup plus difficile qu’on peut l’imaginer de s’en détacher afin de voir, penser et faire autrement. C’est un processus qui demande du temps, de l’apprivoisement. Comme l’amour, ce n’est pas nécessairement instantané. Ça peut aussi s’apprendre et se développer à force de côtoyer l’autre.

En résumé, la clé pour réussir son projet d’expatriation, c’est d’aller beaucoup plus loin que de franchir la barrière de la langue. Il faut aller jusqu’à franchir celle du jugement, y compris celui que l’on porte à soi-même. Pourquoi? Parce que le jugement nous affaiblit. Il crée de la distorsion dans notre perception; à propos de la vérité et de la réalité. Alors qu’à l’inverse, l’amour favorise l’acceptation et l’adaptation.

Lorsqu’on se met à aimer davantage et à moins comparer, notre perception change graduellement. Nos centres d’attention aussi. Les chants d’oiseaux prennent le dessus sur les coups de klaxons. Les femmes qui se regroupent dans les parcs, foulards et autres accessoires à la main, semblent danser de façon si élégante. La sonorité des instruments de musique chinois et la musique classique nous semble apaisante. Puis enfin, lorsqu’on réussi à commander son latte dans la langue commune et à le savourer avec une amie chinoise, on sent qu’on a franchi une étape. Nos nouveaux repères s’ancrent petit à petit et on a enfin l’impression de faire partie du décor, plutôt que d’en être seulement le spectateur…

– Nǐhǎo. Wǒ yào yi beī capuccino.
– Nǐ yào rè de haì shī bīng de ma
– Rè de. Xièxie
– Bú kè qǐ

#expatlifeline

Et vous? Vous êtes-vous déjà expatrié? Avez-vous déjà vécu un choc culturel? N’hésitez pas à commenter, poser vos questions ou à partager votre expérience ici en quelques lignes.

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Medianhafen, l’art au service de l’urbain

Jour 7 et 8

Nous disons au revoir à la verdoyante Hollande afin de retourner en Allemagne pour y faire nos dernières découvertes. Notre voyage dans un voyage tire malheureusement à sa fin.

C’est dans la ville de Düsseldorf que nous avons choisi de faire notre dernier arrêt et non le moindre. Si vous songez à visiter cette ville un jour, prévoyez y passer plus d’une journée, car ce n’est pas assez!

Nous nous sommes baladés au centre-ville, dans les parcs et sur une promenade le long du Rhin. Sur cette dernière, nous y avons dégusté un bon repas et observé un magnifique coucher de soleil.

Mais ce qu’on a le plus aimé c’est:

La vue panoramique de la ville depuis la tour du Rhin. Une vue imprenable !

& le quartier Medianhafen

Il s’agit d’un ancien port décontaminé et complètement revitalisé de façon créative. Son originalité est non seulement dû aux édifices éclectiques qui le compose, mais aussi au fait qu’il a été aménagé avec l’idée de mettre en valeur un aspect historique en conservant un maximum de ses vieilles structures portuaires. C’est ce qu’on appelle de l’architecture dans sa version la plus artistique. Celle de dynamiser le paysage urbain tout en redonnant l’accès aux rives du Rhin. Un projet rassembleur et audacieux, digne de grands visionnaires, qui fait aujourd’hui la renommée de Düsseldorf et la fierté de ses résidents.  À ne pas manquer!

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Pour en savoir plus sur les activités à faire à Düsseldorf, cliquez ici: Düsseldorf tourism (en anglais seulement)

Prochain rendez-vous: quelque part en Asie… 😉

À bientôt!

Au pays des moulins à vent

Jour 5

Notre roadtrip se poursuit en direction d’Amsterdam au Pays-Bas. Une destination incontournable, à visiter au moins une fois dans sa vie. Nous quittons donc l’Allemagne pour mieux y revenir un peu plus tard. Nous ne pouvions cependant pas partir sans avoir vu un château de près. Les enfants auraient aimés visiter le célèbre Château de Neuschwanstein, celui qui a inspiré le légendaire château de Disney. Situé plus au sud de l’Allemagne, non loin de Munich, nous n’avions malheureusement pas le temps de parcourir cette distance pour s’y rendre. Nous avons donc opté pour la visite de celui d’Augustusburg. Situé à Brühl, en Rhéanie-du-Nord-Westphalie, non loin de Cologne, il fut construit en 1725. Bien que moins impressionnant que son homologue, il fait tout-de-même partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984.

Peu importe leur taille et la saison, les châteaux sont toujours majestueux. Quelle petite fille ne s’est jamais imaginé vivre comme une princesse lorsqu’elle était enfant? À faire une promenade dans les jardins fleuris ou bien à observer les oiseaux nager sur la rivière entourant le château, dans une barque, ombrelle à la main, en compagnie de son prince charmant?

Trève de monarchie, voici un petit conseil tout indiqué:

  • Les châteaux sont des musées en soi et si vous êtes comme nous, c’est-à-dire sur le mode, allons-là où le vent nous portera, il y a quand même des heures d’ouverture et de fermeture. Vérifiez-les avant de vous y rendre, car l’intérieur n’est pas accessible en tout temps. Dans le cas du château d’Augustusburg, les visites sont possibles uniquement avec un guide. Ainsi, comme dirait mon grand-père: C‘te fois-ci, t’as manqué l’bateau fille… 😉

Néanmoins, ce n’est pas sans sourire que nous avons quitté la Cour et ses courtisans en direction des canaux d’Amsterdam. Les imprévus, ça fait partie du voyage! 😉

Encore une fois, nous avions réservé dans une Auberge de jeunesse de la chaîne A&O Hostels. Notez que le coût de la vie est considérablement élevé à Amsterdam. Plus que dans de nombreuses autres villes d’Europe. Après avoir payé plus de 350 euros pour 3 nuits, seulement pour la chambre, nous n’avons pas vraiment eu le sentiment qu’il s’agissait d’une solution économique dans ce cas-ci.

L’établissement était par ailleurs situé un peu en retrait du centre-ville. Même s’il y avait une station de métro à deux pas, on a dû ajouter 30 euros de plus (7,50 euros par personne) pour obtenir une passe à la journée qui donnait un accès illimité au métro, tramways et bus du réseau de transports collectifs. Ceci sans compter les 54 euros (18 euros par jour) à débourser pour le stationnement. Pour 3 nuits dans une Auberge de jeunesse, on commence à parler d’une facture un peu salée. Je me permet donc de vous suggérer de bien magasiner vos options d’hébergement si vous y allez.

Amsterdam est une ville très touristique. L’action y est effervescente. De nombreux piétons, tramways et cyclistes s’entrecroisent sans arrêt. C’est un peu étourdissant au début, particulièrement avec des petits singes curieux qui veulent courir et grimper partout. Mon esprit créatif habituel a donc cédé temporairement la place à mon côté plus sur les nerfs, protecteur. Pour une rare fois, j’ai préféré ressentir sans utiliser mon appareil photo. Comme souvenirs, il ne me reste donc que ce qui est imprègné dans ma mémoire et quelques clichés pris avec mon iPhone sans grande cérémonie.

Ceci dit, j’ai adoré la ville; le quartier Jordaan, l’architecture, les cafés, les canaux, les vélos et etc. Tout, tout, tout, mais vraiment tout est absolument magnifique! Les enfants ont adoré faire une croisière en bateau sur les canaux, prendre le tramway, jouer dans les aires de jeux avec les petits néerlandais et manger un cornet de frites sur une terrasse, pendant que Dominic et moi dégustions une délicieuse bière locale. Je crois en revanche, qu’ils auraient apprécié davantage la ville s’ils avaient été un peu plus âgés et pour être honnêtes, nous aussi. À partir de 10-12 ans, ça me semble être l’âge idéal.

Amsterdam est une ville qu’on découvre et qu’on apprécie à vélo et/ou à pieds. Or, la marche lorsqu’on a 4 et 7 ans, ce n’est malheureusement pas l’activité que l’on préfère. Du haut de ces trois pommes, à travers tous ces géants qui circulaient, je comprend mon fils d’avoir eu le tournis… Heureusement qu’il y avaient les épaules de papa…

Si c’était à refaire, on y séjournerait plus longtemps et on choisirait un hôtel au coeur du centre-ville plutôt qu’en retrait. Ça fait que tant pis comme on dit! Nous allons devoir y retourner!

Jour 6

Qui voudrait aller aux Pays-Bas sans visiter la Hollande et ses moulins à vent. Côté paysages, nous avons cette fois été servi. Je suis tombé en amour avec eux et avec Zaanse Schans, un village historique à ne pas manquer. Je me suis reprise pour la veille côté photos. Tout ce qu’on a aimé est figé dans le temps pour toujours; les canards, les champs, les moulins, le chocolat chaud, les hot-dogs et les gaufres deutsche, les moutons, les vaches, la verdure, les sabots hollandais, alouette…! Sophie a même eu la chance de se déguiser en petite hollandaise. Voilà, je vous laisse vous y perdre ici et me dire si ça vous a donné le goût d’y aller après!

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Pour obtenir plus de renseignements sur le site et les activités qui y sont proposées, consultez le lien suivant: Zaanse Schans

Prochain rendez-vous: Düsseldorf en Allemagne. À plus!

Road trip en Allemagne

Du 1er au 9 octobre dernier, c’était le congé de la mi-automne en Chine, aussi appelé la Fête de la lune. Dominic devait se rendre deux jours à Cologne en Allemagne afin de participer au trade show Intermot. Un genre de Eurobike, mais pour la moto. Comme les enfants et moi devions sortir du pays pour respecter les conditions de nos visas, nous avons décidé de joindre l’utile à l’agréable et de combiner son business trip à un family trip.

Road trip baby yeah!

Enthousiasmés, nous avons pris un vol pas cher de Hong Kong vers Frankfort avec la compagnie aérienne Air China. Well…

Je vous épargne toutes nos péripéties de vols pour vous donner ces quelques conseils:

  • si vous souhaitez faire un voyage à partir de la Chine, pensez à partir directement de là. Par exemple, d’un aéroport local qui fera escale à l’aéroport International de Beijing ou de Chengdu avec des vols liés ensemble. Ne sortez pas de la Chine pour voler à partir de Hong Kong. Vous éviterez ainsi de passer 3 fois aux douanes, 8 postes de sécurité et d’être obligés de reprendre vos valises si vous avez à transiter par la Chine vers votre destination finale;
  • si vous voyagez avec une compagnie aérienne chinoise, prévoyez un minimum de 3 à 4 heures entre vos connections, car sans raison et surtout sans vous avertir, il est possible que votre vol soit en retard. Non pas de quelques minutes, mais bien de plus d’une heure et on se fichera un peu que vous ratiez votre vol ou pas;
  • si vous voyagez durant un congé national chinois, pensez à voler quelques jours avant et à revenir quelques jours après tout le monde, car au moins 1 chinois sur 3 voyagent durant cette période. Imaginez plus de 500 millions de personnes qui voyagent en même temps, que ce soit en train, en bateau, en voiture ou en avion, ça fait beaucoup de monde en déplacements.

Maintenant que cela est dit, une fois à destination, nous avons loué une voiture directement à l’aéroport. Simple, pratique et pas plus cher, contrairement à la croyance.

De là, notre roadtrip commence!

Arrêt numéro 1, notre hôtel afin de prendre une bonne douche.

Oups, on doit oublier la douche pour l’instant. Dominic a perdu son téléphone cellulaire à Hong Kong, le mien n’a pas de réseau et c’est dimanche! pouet, pouet, pouet…

En Allemagne, presque tout est fermé le dimanche. Vive les bonnes vieilles cartes routières en version papier disponibles dans toutes les bonnes stations services.

Arrêt numéro 1, prise 2: Une promenade au bord de l’eau.

Malgré la fatigue du décalage horaire, l’humeur des enfants un peu instable et les petits imprévus à gérer, mon premier contact avec l’Allemagne a été sommes toutes très positif. J’ai adoré respirer l’air frais de l’automne, marcher et regarder les gens courir ou faire du vélo le long du Main.

Au cœur du centre-ville, le paysage urbain de Frankfort est très beau. Déguster une bière et manger un hot-dog typique allemand sur une terrasse au soleil avec ce décor sous les yeux, je ne pouvais demander mieux!

 

Pour la nuit, nous avions réservé une chambre dans une Auberge de jeunesse. Ce type d’hébergement est très populaire en Europe et très apprécié des familles, pas seulement des backpackers. Les enfants de 2 ans et moins peuvent y séjourner gratuitement la plupart du temps et les moins de 12 ans paient la moitié du prix. Les chambres familiales sont dotées d’une salle de bain privée, d’un lit double et d’un lit à 2 étages, au grand bonheur des enfants. Il y a beaucoup de commodités sur place, y compris de petites aires de jeux aménagées. On y sert également le déjeuner sous forme de buffet all you can eat pour moins de 8 euros par personne. Nos enfants ont adoré le concept.

Les moins bons côtés :

  • Le bruit occasionné par des groupes organisés qui veillent tard dans les corridors (amenez-vous des bouchons);
  • le stationnement payant lorsque tu voyages en voiture;
  • le personnel parfois en apprentissage des principes du service à la clientèle étrangère.

Bref, ne vous attendez pas au Fairmont Manoir Richelieu, mais sachez qu’il s’agit d’une bonne option pour un voyage éclair sans vous ruiner.

En ce qui concerne le WiFi, parfois vous l’aurez directement dans votre chambre et d’autres fois pas. Pour régler le problème, je vous recommande de vous procurer une carte SIM spécifique pour Internet. Elles sont en vente dans de nombreuses petites boutiques dans les endroits touristiques. Demandez à ce qu’on vous l’active, car si vous ne parlez pas l’allemand, vous aurez du mal à le faire. Il y a des frais supplémentaires, mais ça en vaut la peine. J’ai payé 25 euros pour une carte de 5GB activée. Par contre, assurez-vous que vous achetez une carte valable dans toute l’Europe (ce que je n’ai pas fait…), car aucun réseau ne sera accessible si vous changez de pays (ce qui est arrivé lorsque nous sommes allés aux Pays-Bas).

Pour satisfaire l’appétit de chacun des membres de la famille, rien de mieux qu’une bonne pizza! Le hasard nous a ainsi conduis au restaurant 7 Bello. Situé près de la gare, il s’agit d’une petite pizzeria familiale italienne au charme brute. Nous y avons dégusté un repas pour 4 personnes pour seulement 25 euros. Si on additionne l’ambiance, le personnel et le rapport qualité-prix, je donne un gros 10 sur 10 à ce resto. Pour visionner quelques photos Instagram prises par les clients, cliquez ici

Jour 2: Direction Cologne en passant par Kues et la route romantique.

Coup de coeur assuré!

Premièrement, je dois dire que conduire en Allemagne c’est top! Les routes y sont impeccables! Les paysages campagnards que nous avons pu observer le long de notre trajet étaient magnifiques sans parler de Kues. Un petit village typique du Moyen-Âge entouré de vignobles à flancs de montagnes, tout simplement superbe! Nous avons pris grand plaisir à y déguster un petit sandwich et à y faire une balade, l’espace de quelques heures.

 

La route romantique, c’est un environnement totalement enchanteur qui sillonne les vignobles, les villages et les montagnes le long des méandres de la rivière Moselle. Dans un autre contexte, c’est à vélo que nous aurions aimé parcourir cette route, afin de la découvrir plus en détails et de l’apprécier encore plus. Il y a de magnifiques pistes cyclables le long de la rivière et quoi de mieux que de savourer un bon café ou un succulent sorbet après une belle ride. Si vous songez à découvrir l’Allemagne un jour, je vous recommande fortement l’endroit.

 

Jour 3 et 4 – Découverte de Cologne pendant que papa travaille.

Notez bien que voyager avec de jeunes enfants de 4 et 7 ans, ce n’est pas toujours évident. Il faut savoir adapter son rythme et ne pas espérer visiter un maximum de lieux. Il faut au contraire, savoir apprécier chaque petits instants, aussi simplistes soient-ils. Il faut vivre le moment présent!

Voici un petit résumé de nos activités qui sauront peut-être inspirer d’autres familles.

D’abord, on ne peut aller à Cologne sans visiter sa majestueuse cathédrale gothique et ses trésors religieux dont certaines pièces ont été créés au X siècle. De quoi impressionner petits et grands, je vous le confirme. L’intérieur de la cathédrale est immense et la trésorerie somptueuse. Même si vous auriez envie d’y rester toute la journée, je vous suggère de limiter le temps que vous y passerez avec vos enfants, car les Évêques allemands s’empresseront malheureusement de vous rappeler d’un ton hitlérien que ce n’est pas un lieu pour s’amuser… 😯

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Notre auberge de jeunesse était située de l’autre côté du Rhin, près de la gare et du centre de foire où avait lieu le trade show auquel participait Dominic. Une localisation idéale.

De là, les enfants et moi sommes montés au sommet d’un observatoire qui nous a permis d’admirer la ville grâce à une vue 360° en plus de pouvoir identifier tous les principaux grands monuments qui définissent l’architecture du paysage de Cologne.

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Nous avons marché et traversé plusieurs ponts dont le Hollenzollembrüke, le pont des trains et des amoureux comme disent mes enfants. Sur ce dernier, nous sommes partis à la recherche du cadenas le plus original ayant un jour scellé l’amour et l’union de deux personnes. Je dois avouer qu’on a éprouvé un peu de difficulté à se limiter à un seul et encore plus à s’accorder sur lequel correspondait le mieux aux critères établis. 🙃

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Nous avons mangé un cheeseburger dans un big M allemand. Mes enfants qui se plaignaient de trop marcher ont soudainement été envahis par une augmentation du sentiment de bonheur exposant 1000 en raison des facteurs : nous sommes en vacances, on a reçu une bébelle, on boit un milkshake au fraise et c’est 100 fois meilleur que les nouilles chinoises… 🎉 Alléluïa Ronald!

On s’est ensuite banalement amusé à attraper les ailettes qui tombaient des chênes dans un parc, à regarder les tramways défiler, ainsi que les bateaux naviguer sur le Rhin.

Finalement, nous avons eu l’opportunité d’accompagner papa quelques heures et de voir beaucoup de belles motos.

Rien de bien compliqué, mais combien apprécié!

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