Au pays des moulins à vent

Jour 5

Notre roadtrip se poursuit en direction d’Amsterdam au Pays-Bas. Une destination incontournable, à visiter au moins une fois dans sa vie. Nous quittons donc l’Allemagne pour mieux y revenir un peu plus tard. Nous ne pouvions cependant pas partir sans avoir vu un château de près. Les enfants auraient aimés visiter le célèbre Château de Neuschwanstein, celui qui a inspiré le légendaire château de Disney. Situé plus au sud de l’Allemagne, non loin de Munich, nous n’avions malheureusement pas le temps de parcourir cette distance pour s’y rendre. Nous avons donc opté pour la visite de celui d’Augustusburg. Situé à Brühl, en Rhéanie-du-Nord-Westphalie, non loin de Cologne, il fut construit en 1725. Bien que moins impressionnant que son homologue, il fait tout-de-même partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984.

Peu importe leur taille et la saison, les châteaux sont toujours majestueux. Quelle petite fille ne s’est jamais imaginé vivre comme une princesse lorsqu’elle était enfant? À faire une promenade dans les jardins fleuris ou bien à observer les oiseaux nager sur la rivière entourant le château, dans une barque, ombrelle à la main, en compagnie de son prince charmant?

Trève de monarchie, voici un petit conseil tout indiqué:

  • Les châteaux sont des musées en soi et si vous êtes comme nous, c’est-à-dire sur le mode, allons-là où le vent nous portera, il y a quand même des heures d’ouverture et de fermeture. Vérifiez-les avant de vous y rendre, car l’intérieur n’est pas accessible en tout temps. Dans le cas du château d’Augustusburg, les visites sont possibles uniquement avec un guide. Ainsi, comme dirait mon grand-père: C‘te fois-ci, t’as manqué l’bateau fille… 😉

Néanmoins, ce n’est pas sans sourire que nous avons quitté la Cour et ses courtisans en direction des canaux d’Amsterdam. Les imprévus, ça fait partie du voyage! 😉

Encore une fois, nous avions réservé dans une Auberge de jeunesse de la chaîne A&O Hostels. Notez que le coût de la vie est considérablement élevé à Amsterdam. Plus que dans de nombreuses autres villes d’Europe. Après avoir payé plus de 350 euros pour 3 nuits, seulement pour la chambre, nous n’avons pas vraiment eu le sentiment qu’il s’agissait d’une solution économique dans ce cas-ci.

L’établissement était par ailleurs situé un peu en retrait du centre-ville. Même s’il y avait une station de métro à deux pas, on a dû ajouter 30 euros de plus (7,50 euros par personne) pour obtenir une passe à la journée qui donnait un accès illimité au métro, tramways et bus du réseau de transports collectifs. Ceci sans compter les 54 euros (18 euros par jour) à débourser pour le stationnement. Pour 3 nuits dans une Auberge de jeunesse, on commence à parler d’une facture un peu salée. Je me permet donc de vous suggérer de bien magasiner vos options d’hébergement si vous y allez.

Amsterdam est une ville très touristique. L’action y est effervescente. De nombreux piétons, tramways et cyclistes s’entrecroisent sans arrêt. C’est un peu étourdissant au début, particulièrement avec des petits singes curieux qui veulent courir et grimper partout. Mon esprit créatif habituel a donc cédé temporairement la place à mon côté plus sur les nerfs, protecteur. Pour une rare fois, j’ai préféré ressentir sans utiliser mon appareil photo. Comme souvenirs, il ne me reste donc que ce qui est imprègné dans ma mémoire et quelques clichés pris avec mon iPhone sans grande cérémonie.

Ceci dit, j’ai adoré la ville; le quartier Jordaan, l’architecture, les cafés, les canaux, les vélos et etc. Tout, tout, tout, mais vraiment tout est absolument magnifique! Les enfants ont adoré faire une croisière en bateau sur les canaux, prendre le tramway, jouer dans les aires de jeux avec les petits néerlandais et manger un cornet de frites sur une terrasse, pendant que Dominic et moi dégustions une délicieuse bière locale. Je crois en revanche, qu’ils auraient apprécié davantage la ville s’ils avaient été un peu plus âgés et pour être honnêtes, nous aussi. À partir de 10-12 ans, ça me semble être l’âge idéal.

Amsterdam est une ville qu’on découvre et qu’on apprécie à vélo et/ou à pieds. Or, la marche lorsqu’on a 4 et 7 ans, ce n’est malheureusement pas l’activité que l’on préfère. Du haut de ces trois pommes, à travers tous ces géants qui circulaient, je comprend mon fils d’avoir eu le tournis… Heureusement qu’il y avaient les épaules de papa…

Si c’était à refaire, on y séjournerait plus longtemps et on choisirait un hôtel au coeur du centre-ville plutôt qu’en retrait. Ça fait que tant pis comme on dit! Nous allons devoir y retourner!

Jour 6

Qui voudrait aller aux Pays-Bas sans visiter la Hollande et ses moulins à vent. Côté paysages, nous avons cette fois été servi. Je suis tombé en amour avec eux et avec Zaanse Schans, un village historique à ne pas manquer. Je me suis reprise pour la veille côté photos. Tout ce qu’on a aimé est figé dans le temps pour toujours; les canards, les champs, les moulins, le chocolat chaud, les hot-dogs et les gaufres deutsche, les moutons, les vaches, la verdure, les sabots hollandais, alouette…! Sophie a même eu la chance de se déguiser en petite hollandaise. Voilà, je vous laisse vous y perdre ici et me dire si ça vous a donné le goût d’y aller après!

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Pour obtenir plus de renseignements sur le site et les activités qui y sont proposées, consultez le lien suivant: Zaanse Schans

Prochain rendez-vous: Düsseldorf en Allemagne. À plus!

Neighbourhood 

Il y a quelques années déjà, il y avait un jeu qui circulait sur Facebook. Je ne me rappelle plus de chacun des détails, mais je me souviens qu’il fallait combiner une date et une destination et écrire qu’on y déménagerait. Je m’étais donc prêté au jeu en lançant à la blague:

– Le (X date, mois, année), je partirai vivre en Chine…

Je me souviens que ça avait suscité beaucoup d’intérêt et de commentaires à l’époque. Autant sur mon compte Facebook qu’à mon travail. J’avais choisi cette destination parce que Dominic, mon complice de vie, y voyageait déjà régulièrement à ce moment. Lorsque je mentionnais à quelqu’un qu’il était en Chine, on me répondait souvent:

– Encore…! Il va finir par déménager là-bas… 

Près de dix années se sont écoulées depuis, et voilà que ma plaisanterie est devenue réalité. La vie est remplie de surprises étonnantes et il faut profiter de chaque seconde.

J’ai toujours rêvé de vivre une expérience de voyage de longue durée à l’étranger. Il y a dix ans, je planifiais un voyage vacances-travail en Australie avec l’organisme SWAP. Ma rencontre avec Dominic a bouleversé mes plans. J’ai choisis l’amour et décidé de mettre de côté le projet pour fonder une famille. Le meilleur choix que j’ai fait dans ma vie. La Chine n’était pas ma destination de rêve. Cependant, après m’être occupé de nos enfants pratiquement seule, durant les voyages d’affaires répétés de Dominic, sur une période de plus ou moins sept ans, je n’aurais pu imaginer ma vie sans jamais y déposer les pieds. J’étais beaucoup trop intriguée par ce pays et par l’Asie en général. Nos enfants songeaient quant à eux depuis longtemps, à se cacher dans la valise de leur père pour l’accompagner jusqu’en Chine. Ça n’a donc pas été trop difficile de les convaincre d’embarquer dans notre projet. Ainsi, nous y voilà! Tous fins prêts à découvrir ses nombreuses richesses historiques et son immense territoire.

Nous habitons dans la ville de Shenzhen, dans le district de Nanshan. Notre quartier se nomme Taoyuancun. Nous avons choisis ce secteur pour sa proximité avec l’école des enfants. Notre appartement est à un coin de rue de celle-ci. C’est vraiment très pratique. Aucune perte de temps et aucun stress dans nos déplacements. Ici, le permis de conduire international n’est pas accepté. Il faut avoir un permis de conduire chinois pour avoir le droit de conduire, mais tu ne veux pas conduire en Chine, surtout quand tu es un étranger. Ce n’est absolument pas nécessaire. Il y a de nombreux commerces, restaurants et marchés de proximité qui vendent tous les produits frais dont on a besoin à chaque jour. Les transports en commun sont ultra efficaces et ne coûtent pratiquement rien, y compris les taxis. De plus, la marche permet de garder la forme et de découvrir les lieux et leurs trésors cachés plus facilement. À pieds, on peut mieux prendre le pouls du quartier, rencontrer les gens et s’adapter à la façon de vivre chinoise. Afin d’augmenter son sentiment d’autonomie dans ses déplacements quotidiens, il y a le vélo, mais il faut le munir d’un bon miroir et d’une sonnette, car on doit composer avec toutes sortes de comportements sur les routes qui ne correspondent pas aux standards nord-américain.

Sur ces quelques mots, si le cœur vous en dit, je vous laisse découvrir en images, le rythme de la vie ici, dans notre quartier.

En mandarin, quartier s’écrit :

街道

et on dit:  Jiēdào

À bientôt!

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