3 ans de vie en Chine, dernier bilan

J’encourage les gens à avoir un rêve, si possible fou, grand et impossible. Et à garder en tête que ce n’est pas grave s’ils ne l’atteignent pas. L’importance d’un rêve, c’est de fournir une direction, pas nécessairement une destination. Il faut chérir ses rêves et se laisser guider par nos idéaux, tout en restant ouvert aux possibilités qui se présentent en chemin. Surtout, il ne faut pas se considérer en situation d’échec si, à la fin, on aboutit ailleurs que prévu. Si chaque étape est une expérience positive, alors le résultat final sera le bon…  –  David Saint-Jacques, astronaute.

Bilan et Constats

Ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas publié ici… 

Fidèles lecteurs, j’espère que vous me pardonnerez!  

C’est qu’en 2019, il y a tellement de blogues différents sur la toile qu’on finit par s’y perdre et se dire, mais à quoi bon? Pour avoir du traffic, il faut maîtriser l’art du SEO et que ce soit un emploi à temps plein. Le hic, c’est que je n’ai jamais eu l’intention de devenir un influenceur, alors voilà tout! 

D’entrée de jeu, j’avais créé ce blogue pour partager notre histoire de famille expatriée et qui sait, peut-être inspirer d’autres familles/gens à sortir de leur zone de confort au passage. Au lieu de ne partager que mes états d’âmes, j’ai essayé d’en faire un lieu où on y trouverait de l’information utile, mais comme je ne gagne pas ma vie avec ce blogue et qu’il y avait peu de lecteurs au rendez-vous, en cours de route, j’ai finalement décidé d’investir plus de temps sur ma carrière et mes projets de photographe.

D’ailleurs, passez faire un tour sur mon site Web www.mayphoto.blog si ce n’est pas déjà fait. Vous serez alors au parfum de ce que j’ai réalisé depuis… 

Alors, où en sommes-nous après 3 ans de vie en Chine et une quatrième année bien entamée?

Bien franchement, on ne regrettera jamais d’avoir pris la décision de partir et d’avoir vécu cette expérience. En revanche, vous dire que nous sommes tombés en amour avec la Chine et qu’on souhaite y rester pour la vie, ce serait mentir. 

Que restera t-il à la fin de ce voyage de longue durée? 

Je ne peux pas me prononcer pour mon mari et mes enfants, mais personnellement, je sais que je ne suis fondamentalement plus la même personne qu’avant mon départ. J’ai évoluée. J’ai appris à mieux me connaître et surtout à me reconnaître… C’est-à-dire, à me voir sous mon vrai jour. À accepter mes forces et mes faiblesses. À accepter mon histoire et mon passé également. À vivre plus dans le présent, sans nécessairement négliger le futur. J’ai enfin compris que j’étais capable d’accomplir de grandes choses et j’ai laissé tomber beaucoup de doutes. 

Je ne vous cacherai pas que ce cheminement a été douloureux par moments. Je me suis parfois isolée et souvent sentie exclue. Vous voyez, c’est ça l’expatriation. C’est parfois blanc, parfois noir. Le Yin et le Yang…

En effet, ce symbole très connu (comme sur la photo mise en avant) constitue les deux principes fondamentaux de la philosophie chinoise. 

Complémentaires, ils représentent les deux extrêmes d’un tout et ils coexistent ensemble. Selon les principes taoïstes, les forces de tout ce qui existe dans l’univers sont en mouvement constant. Alors que le mouvement se poursuit, chacune des forces se transforme progressivement en l’autre, du Yin vers le Yang et vice versa. 

Cependant, les deux points à l’intérieur des formes sont là pour nous rappeler que dans l’univers comme dans la vie, rien n’est jamais absolu. Dans chacune des forces opposées se trouve une petite partie de l’autre. En somme, chaque chose a besoin de son contraire pour exister. 

Une si belle philosophie et j’y crois tellement! 

La Chine au quotidien, c’est exactement ça en fait. Après 3 ans, je crois que lorsque je la quitterai, même si c’est une relation amour-haine que j’entretiens avec elle depuis le début, elle fera toujours partie de mon histoire et de celle de ma famille. Nous commençons à peine à en connaître les retombées et les impacts. Notre réalité quotidienne est hors du commun et je suis super fière de tout ce qu’on a accompli ici ensemble. 

D’un autre côté, il y a plusieurs aspects de notre vie que je trouve vraiment difficile. Particulièrement de ne pas pouvoir avoir une conversation profonde avec un ou une vrai(e) ami(e) dans la langue commune. C’est aussi difficile en anglais, car ce n’est pas ma langue maternelle et je ne suis pas parfaitement bilingue. J’ai fais des progrès incroyables depuis mon arrivée, et j’en suis vraiment fière, mais ce n’est pas encore assez, même après 3 ans. Mes amis Québécois et notre beau Canada me manque énormément.

Alors voilà où j’en suis!

Et l’avenir de ce blogue?

Disons qu’il est comme moi appelé à évoluer…

Non, Terres Étrangères ne mourra pas, car ça reste un nom qui me colle à la peau. J’ai d’autres idées en tête pour le futur.

Ceci dit, je vous invite à suivre mon compte Instagram et ma page Facebook dès maintenant si ce n’est pas déjà fait, car je procéderai sous peu à des changements et ce site Web pourrait migrer vers une autre plate-forme.

Par ailleurs, je partagerai dorénavant à propos de la vie à l’étranger et du voyage à travers mon nouveau Webzine (magazine Web) EXPLORE.

Explore Webzine

Je vous invite d’ailleurs à jeter un coup d’oeil à sa première édition dès maintenant en cliquant ICI et à me faire part de vos commentaires constructifs pour les prochains numéros en m’écrivant par courriel à mayphotographie@yahoo.com.  

Je publierai également des articles de blogues en lien avec certains projets photos sur mon site www.mayphoto.blog

Ainsi, si vous n’êtes pas trop médias sociaux, je vous invite grandement à aller me suivre par là, car il y a de nombreux beaux projets à venir! Faites comme pour ici, entrez-y votre adresse courriel pour suivre le blog et le tour sera joué! Nous garderons contact! 

Merci d’avoir été au rendez-vous et de continuer à me suivre dans toutes ces aventures de vie.

On se dit à tout de suite! 

Melissa (MAY) 

Escapade à Singapour

Asie au look d’Occident, multiculturalisme, multilinguisme, technologies, modernisme, architecture futuriste, luxure, sécurité, chaleur et humidité. Voilà comment décrire Singapour en quelques mots. 

Singapour c’est aussi:

  • 5 millions habitants;
  • 2% de chômage;
  • 1 foyer sur 5 qui est millionnaire…; 
  • Une ville top niveau pour la qualité de vie et le système éducatif;
  • Une université classée parmi les 15 meilleures mondiales;
  • Des enfants parmi les plus doués au monde en mathématiques, en science et en lecture; 
  • Et, le seul endroit sur terre où l’on vous donne des bonbons après avoir tamponné votre passeport… 😉

1$CAN = 1,04$SGD / 1$SGD = 0,66EUROS

Voyage en mode traditionnel: 4 jours de luxe…

Il n’y a pas à dire, pour visiter et apprécier Singapour en famille lorsqu’on voyage de façon traditionnelle, c’est-à-dire en hôtel conventionnel, il faut un minimum de budget… 

L’aéroport de Changi à elle seule, en dit long sur ce qui vous attend. L’un des plus grands duty-free de la planète, des salles de cinéma gratuites, et même une superbe piscine située sur le toit, accessible à tous pour quelques dollars seulement. 

Au centre-ville, on va se dire les vraies affaires, les hôtels sont chers, les sites touristiques coûtent la totale et les transports ne sont pas donnés non plus. Côté nourriture, si vous mangez de la cuisine de rue ou faites votre épicerie au wet market, alors ça ira. Autrement, préparez-vous à déplier les dollars singapouriens… 

Vivre à Singapour ou pas?

Dans chaque pays/ville que nous visitons, je me demande toujours si je serais prête à y vivre. Je ne sais pas trop pourquoi? Probablement une déformation d’expatriée en mode analyse. 

Alors, vivrait-on à Singapour?

Nos avis sont partagés. D’emblée, on aurait tendance à vous dire oui tout-de-suite, sans réfléchir. Surtout depuis qu’on vit dans une Chine surpeuplée, pas toujours au top de la salubrité et trop souvent polluée. 

La Cité État semble en effet, avoir beaucoup à offrir. Ceci dit, comme elle est située près de la ligne de l’équateur, la chaleur et l’humidité qui y règnent sont particulièrement écrasantes. Nous avons donc un peu de mal à s’imaginer vivre sans répit dans cette chaleur. Nous sommes des Nordiques après tout, il ne faut pas l’oublier…!

Quoi qu’il en soit, on a ADORÉ notre petit séjour touristique là-bas et pour sûr, on y retournerait n’importe quand. 

Bref, si vous comptez visiter Singapour avec des enfants entre 6 et 10 ans prochainement, voici un petit résumé de nos 4 jours mouvementés, qui sauront certainement vous inspirer.

Où loger à Singapour?

Nous avions choisi de séjourner au Mi Hôtel. Parfaitement situé, dans le quartier Bugis – Little India et à mi-chemin de tout ce qu’on voulait faire. Chambre double familiale, un peu petite, mais très propre. 

Pour le prix (cher, mais correct pour Singapour), on aurait bien aimé que le petit-déjeuner soit inclus. Le style nous faisait penser à certaines auberges de jeunesse en Europe. On a donc pas tellement eu l’impression d’en avoir pour notre argent. Ceci dit, il y avait une belle piscine extérieure et nous en avons grandement profité. Surtout après nos exténuantes journées à se promener et à suer… 

Où manger et boire un verre à Singapour?

Je dois avouer que nous ne sommes pas trop sortis de notre zone de confort côté bouffe. Une question d’état d’esprit du moment. Vivant à Shenzhen, il faut dire qu’on mange asiatique plutôt régulièrement.

Pour le petit-déjeuner, on a donc bien aimé le café, mais surtout l’ambiance, du Common Man Coffee Roaster.

Nous n’avons pas eu l’occasion de manger typiquement local (je sais, c’est nul…). Ceci dit, le mets par excellence est à ce qu’on nous a dit, le Chili Crab.

Notre coup de coeur va pour le restaurant Ginett Singapore. Un concept Français, bar à vin au verre à 6$. Le dimanche, ils ont une super promo. À l’achat d’une planche à fromages et charcuteries (produits importés de France) pour 4-5 personnes, on vous donne une bouteille de vin gratuite. On vous donne même le choix de rouge ou blanc. Et un bon vin en plus! 

Franchement, une note de 5/5.

Transports

En arrivant à l’aéroport, vous aurez le choix entre prendre le métro (MRT) le bus ou le taxi afin de vous rendre à votre hôtel. Si vous voyagez seul, le métro est à mon avis le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour vous déplacer. 

Il y a aussi un service de transport, un peu comme Uber, qui vous fait payer un prix fixe en fonction de la localisation de votre hébergement. Ça revient un peu moins cher que le taxi. 

À quatre personnes, avec les valises, nous avons préféré ce service à notre arrivée et un taxi normal au retour. On a ainsi pu comparer. Nous avons payé 25$ à l’allée et 28$ au retour pour environ 30 minutes de déplacement. C’est pas une grosse économie, mais lorsqu’on voyage en famille, tous les dollars sont comptés. 

Se déplacer en ville

Marcher à Singapour n’est pas aussi facile qu’on le croirait. Il faut en effet, être un minimum habitué aux lieux et connaître où sont les passages piétons pour que la marche soit efficace. Parce qu’on ne peut pas traverser les rues partout et n’importe comment sous peine d’obtenir une amende salée. 

En effet, les interdictions imposées ne manquent pas à Singapour: fumer, jeter son mégot ou sa gomme sur le trottoir, cracher et la liste ne s’arrête pas là… (pourtant le gros bon sens quoi…)

Définitivement, il faut choisir les transports les plus efficaces en fonction de l’heure et de l’endroit où l’on désir se rendre. Parfois c’est le bus, parfois le métro, et d’autres fois le taxi, comme dans bien d’autres grandes villes. 

N’oubliez pas non plus les vélos en location libre-service un peu partout dans la ville. 

Ah et j’oubliais, ce qu’il y a de bien dans tout ça lorsqu’on se promène à pieds, c’est qu’on accède parfois par hasard à des passages secrets… et à des moments privilégiés 😉

Suggestion d’itinéraire

Jour 1 

Visite de Fort Canning Park & Little India. Une première journée pour se familiariser avec la ville, les rues, le lifestyle et la culture locale…

Atténuer la chaleur en commençant votre journée à l’abri du soleil de plomb à Fort Canning Park. Si vous êtes amateurs d’histoire, profitez d’une visite dans le Battlebox Museum.

Fort Canning Park

Big Trees Fort Canning Park

Fort Canning Park Gate

Faune Singapour

Ensuite, faites une balade à pied dans le quartier Little India, jusqu’à Kampong Glam.

Little India

De là, vous pourrez y découvrir la magnifique Mosquée Sultan.

Kampong Glam Street - Little India

Vous pouvez aussi faire l’inverse: balade dans Little India en avant-midi et Fort Canning en après-midi. En fait, en y repensant, avec cette chaleur accablante, c’est en réalité beaucoup plus logique.

C’est ce que nous devions faire, mais pour une raison XY, nous sommes partis à la recherche d’un endroit pour déjeuner et comme nous étions à côté du parc, nous avons décidé d’y aller en premier.

Jour 2

Visite de l’attraction phare de Singapour, le magnifique Garden by the Bay.

Garden by the Bay

Nul doute, ce fut notre journée préférée. Chaude… mais géniale!

Nous n’avions pas réalisé avant de s’y rendre, mais les jardins (54 hectares) sont en fait accessibles gratuitement.

Seules les serres géantes (Cloud Forest & Flower Dome) ainsi que le OCBC Skyway affichent un prix d’entrée. Ceci dit, ça vaut la peine de les visiter, car vous en aurez largement pour votre argent.

Le Children’s Garden, également gratuit, est superbement aménagé. De quoi occuper facilement les enfants durant quelques heures. N’oubliez pas les maillots de bains (comme nous), car il y a aussi de très beaux jeux d’eau

En soirée, ne manquez pas de marcher sur le Skyway Bridge et de regarder le Rhapsody Show parce que vraiment, c’est un incontournable. La vue 360 degrés sur la ville au coucher du soleil est tout simplement fantastique!

Et que dire de la vue sur l’hôtel Marina Bay Sand en arrière-plan.

Franchement, époustouflant!

Petit conseil: la file peut être longue pour accéder à la passerelle, car il y a un nombre maximum de personnes pouvant y avoir accès en même temps. Rejoignez l’entrée un peu à l’avance, afin d’être au bon moment en hauteur pour les photos…

Notre timing n’était pas exactement parfait, mais juste assez pour qu’on puisse admirer toutes les nuances des heures bleues…

Jour 3

Balade le long du Fleuve Singapour, en passant par Clarke Quay, à la découverte des monuments emblèmes de la ville, dont la célèbre statue Merlion (mi-poisson, mi-lion), plus une visite au Night Safari en soirée.

Concernant le Night Safari, on vous conseille de le combiner avec le Zoo de Singapour. À moins que vous soyez blasé de ce genre de visite. Apparemment, c’est le plus beau zoo au monde. Nous avons choisis de ne pas y aller question de budget. Ceci dit, le Night Safari vaut à lui seul le déplacement. Les enfants étaient trop heureux de veiller tard et de prendre un train dans le noir…

Lorsque la balade en tram sera terminée, prenez le temps de marcher les sentiers pédestres. Les animaux sont plus actifs la nuit. C’est très impressionnant. Spécialement la volière à chauves-souris, où nous avons pu observer de très près, une Roussette de Malaysie (chauve-souris géante). Tout simplement saisissant…

Nous avons eu un peu de mal à prendre des photos dans le noir et étions de toutes façons beaucoup trop fascinés. Ainsi, juste pour vous donner une idée, en voici un spécimen format géant.

Roussette_Malaisie

Copyright: PhotoMonde (cliquez sur ce lien pour en apprendre davantage sur ce magnifique animal malheureusement en voie de disparition…

Jour 4

Randonnée sur les Southern Ridges jusqu’au Mont Faber. Fish and chips & Singapour Sling. 

Si vous avez envie de découvrir la ville autrement, cette promenade suspendue jusqu’à 36m de haut vaut 100% le détour.

Il faut choisir la Forest Walk et l’Elevevated Walkway. De là, vous accéderez au remarquable Henderson Waves pour vous rendre jusqu’au sommet du Mont Faber; le point culminant de la pointe sud de la ville.

C’est aussi là qu’opère le service de téléphérique vers l’île de Sentosa.

En chemin, vous pourrez observer un panorama exceptionnel, dont le complexe résidentiel Reflections at Keppel Bay, oeuvre de l’architecte américain, Daniel Libeskind

Reflections at Keppel Bay

Bon à savoir!

  • Si vous songez à acheter une carte SIM locale pour la durée de votre séjour, sachez que cela ne vous sera peut-être pas utile. Plusieurs hôtels mettent des téléphones portables avec un numéro local en service et des applications touristiques pratiques intégrées, à la disposition de leur clientèle, sans frais supplémentaire. Prenez le temps de vérifier au moment de votre réservation. 
  • N’achetez pas vos billets directement à l’entrée des attractions. Achetez-les plutôt via l’app SGTouristSavers, afin d’obtenir des réductions. Vous pouvez aussi vous rendre dans les Singapore Visitor Centres afin d’obtenir plus d’information et d’autres rabais.
  • Pour vous rendre aux différentes attractions, tel le Night Safari, vous pouvez monter à bord de navettes à des endroits déterminés dans la ville. Il suffit de montrer vos billets au chauffeur à l’entrée. Vous paierez la navette à un petit kiosque au moment de descendre. 

Quelques outils intéressants pour planifier votre voyage:

Guide lonely planet Singapour

Le mini-guide lonely planet: Singapour en quelques jours.

À lire: Portraits de Singapour, de Marion Zipfel (Hikari éditions). Douze portraits d’habitants, expatriés ou autochtones qui racontent leur Singapour et donnent leurs conseils et adresses.

Film à découvrir: A Land Imagined, du filmmaker Singapouriens, Yeo Siew HuaLe film traite des travailleurs immigrants à Singapour. Un chef-d’oeuvre, récemment nominé au Asia Pacific Screen Awards.

En résumé

Singapour est définitivement une ville à découvrir. Nous aurions FACILEMENT pu y passer toute une semaine, voir plus. Comme il faisait beau, nous avons concentré nos efforts sur des activités extérieures, mais nous aurions aussi aimé visiter quelques musées, dont le Singapore Art Museum

Si vous planifiez un voyage en Asie, notamment en Asie du Sud-Est, on vous conseille fortement de prendre un vol qui fait escale là-bas. Ne serait-ce que pour visiter l’aéroport en soi. Si vous aimez le design, vous serez comblé.

D’ailleurs, si vous devez faire une escale de plus de 5h, il est possible de monter à bord d’un bus touristique pour faire un tour de la ville avec le Free Singapore Tours (FST). À l’aéroport, l’organisme propose deux tours différents et gratuits (Heritage Tour et City Light Tour) d’une durée de deux heures et demie. La réservation est obligatoire. Vous aurez alors besoin de vos passeports et de vos cartes d’embarquements. 

Donnez m’en des nouvelles! 

MAY

 

N.B. Ce blog est entièrement personnel. Il n’y a aucune démarche commerciale derrière, ni aucun contenu sponsorisé. Je partage ce que je découvre, essentiellement. Ainsi, si vous souhaitez supporter le blog et que vous aimez un article, ça me fait toujours plaisir de le savoir… N’hésitez pas à me le signifier en commentaire, à le partager et à vous abonner par courriel. Vous pouvez aussi suivre mes autres réseaux sociaux, notamment Instagram, où je suis toujours plus active. J’aime découvrir ce que les gens font à mon tour…

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L’amitié en expatriation

Se donner du temps…

L’amitié évolue avec l’âge.

À 5 ans, on joue ensemble et on ne se préoccupe pas de nos origines ni de notre langue. Les jugements sont absents de nos relations. Notre best buddy, c’est celui avec qui on joue aux petites voitures ou à la corde à danser et avec qui on fait du vélo.

Entre 6 et 12 ans et tout au long de l’adolescence, les amis nous permettent de grandir et d’évoluer en dehors de notre famille. Une période charnière qui influencera beaucoup notre estime et notre confiance en soi. Notre meilleur ami on l’appelle notre best friend. Et c’est souvent difficile lorsqu’un déménagement survient.

À 15 ans, c’est justement avec notre bff (best friend forever) qu’on fait les cents coups et qu’on défi certaines règles.

À 20 ans, la maturité nous gagne tranquillement. Parfois les études à l’extérieur nous ont éloignées de nos meilleurs amis, on doit donc tisser d’autres liens. Lorsqu’on a un travail pour contribuer à payer nos études, on se fait aussi des amis parmi ce nouveau cercle.

À 25 ans, on passe la plupart du temps avec notre petit(e) ami(e) qui devient par le fait même notre meilleur(e) ami(e). Lorsqu’on termine nos études, on part explorer le monde ensemble. Puis souvent, à l’approche de la trentaine, si on s’aime toujours, on décide de fonder une famille.

Entre 30 et 40 ans, les amitiés changent et évoluent. La famille étant le centre de notre attention, certaines s’effritent, alors que d’autres se solidifient parce qu’on passe à travers les mêmes étapes.

Après 40 ans, construire de nouvelles amitiés ne nous parait plus aussi facile qu’avant. Pour se faire des amis, il faut y consacrer temps et détermination. C’est pourquoi c’est plus difficile à cet âge, parce que le peu de temps dont nous disposons, nous le consacrons souvent à autres choses. On sait aussi ce qu’on veut, ce qu’on aime et bien souvent, on ne veut pas perdre son temps à bâtir des relations qui ne dureront pas.

Ainsi, en expatriation, si se faire des nouveaux amis nous paraissait déjà difficile, les chances sont fortes pour que ce sentiment soit encore plus puissant. Particulièrement, lorsqu’on ne partage pas le même langage, ni la même culture.

Se faire des amis Chinois est-ce possible?

Oui, en général, les jeunes Chinois sont très ouverts à l’amitié. Ils sont curieux, ouverts sur le monde et aiment se faire des amis étrangers. Par contre, ils ne comprennent pas toujours bien leurs attitudes.

Évidemment, la langue est un obstacle et il y a certains codes à connaître. Au début, les amis qu’on se fait parlent nécessairement l’anglais, puisqu’on ne parle pas mandarin. Puis, au fil de nos progrès, d’autres portes finissent par s’ouvrir.

C’est souvent plus facile avec les Chinois qui ont déjà voyagé en Amérique et en Europe. Ils comprennent mieux nos propres codes et ce que nous ressentons en tant qu’expatriés.

Pour moi, l’amitié est un des aspects les plus difficiles de la vie à l’étranger. L’anglais n’étant pas ma langue maternelle plus que le mandarin. Ceci dit, ça ne m’empêche pas d’essayer de créer des liens.

Et avec les autres Expats ?

Personnellement, nous n’habitons pas dans un quartier d’expatriés. Ceux que nous croisons sont pour la plupart des enseignants de l’école des enfants et les cercles de professeurs sont assez hermétiques. Vivant déjà en communauté, ils ressentent moins le besoin de fraterniser à l’extérieur.

Étrangement, il est donc plus facile de parler anglais avec des non-anglophones et de se faire des amis parmi d’autres communautés.

Mes conseils pour arriver à rencontrer des gens et se faire des amis:

Le plus important, c’est d’utiliser ses passions pour rencontrer, parce que peu importe la nationalité, c’est plus facile de se lier d’amitié avec des gens qui partagent les mêmes intérêts.

En Chine, le guanxi (le réseau) et le networking facilite les rencontres. Le concept de communauté est profondément ancré dans les valeurs confucéennes.

Ici, tous le monde utilise le média social WeChat et s’abonnent à des groupes formés sur ce réseau. Que ce soit pour échanger de l’info, partager des découvertes, des bonnes adresses, des fiches de gens à connaître et etc. C’est vraiment pratique! Les gens ne sont pas gênés d’entrer en communication avec toi et il ne faut pas l’être non plus.

Pour ma part, j’aime le yoga, la photographie et le hiking. Ainsi, en plus de m’impliquer à l’école des enfants avec l’association des parents, je me suis inscrite à un cours de yoga donné par une formatrice originaire de Pologne. Elle organise des retraites de yoga et je me joindrai à l’une d’elle prochainement.

Par le biais d’un groupe WeChat, j’ai aussi rencontré une amie photographe américaine et sa communauté: PhotoTalk. Elle m’a demandé de faire les photos behind the scenes d’une de ses formations.

Se faire des amis en expatriation
Formation PhotoWalk

Aussi, un autre sublime photographe urbain, alias @geofotojs sur Instagram, avec qui je participerai à un street workshop au cours des prochains jours.

J’ai également découvert une superbe entreprise, Pacha Mama Adventures, qui organise des randonnées dans les plus beaux endroits du sud de la Chine. Je me joindrai bientôt à une de leurs excursions. Récits et photos à venir! 😉

WeChat sert aussi de carte de visite et aucun risque de perdre les contacts que tu te fais. Tu veux faire un portrait d’un Chinois? Tu lui demandes son ID WeChat et tu lui fais parvenir par là. Il sera super content!

Enfin, je pense que le secret de l’amitié en expatriation, mais aussi en général, c’est de la voir non pas comme une fin en soi, mais comme un chemin. Parfois, on avance seule et d’autres fois, on fait un bout à deux ou à trois. Parfois on se sépare pour emprunter des directions différentes et on se retrouve sur une autre route après quelques années et ainsi va la vie. Aller vers les gens sans rien forcer et simplement rester ouvert est ce qu’il y a de mieux à faire. Souvent, il y a de belles surprises inattendues tout au long du chemin…

Et vous? Comment voyez-vous l’amitié en voyage et en expatriation. Quels sont vos trucs pour vous faire des amis?

 

Photo couverture: Copyright – Bino-Storyteller; Stocksnap

S’expatrier à Shenzhen: les démarches avant de partir

Vous partirez bientôt ou vous songez à partir vivre à l’étranger pour quelques années? C’est votre première expatriation et vous ne savez pas par où commencer? Je vous comprend, ça m’est arrivé…

Ce billet fait suite à mon article: S’expatrier à Shenzhen; de l’idée à l’action.

J’ai préparé une check-list d’expatriation à l’intention particulière des Canadiens, mais elle peut aussi servir de guide à tous les francophones.

Je vous présente donc un peu plus bas, une liste d’éléments qui, selon mon expérience personnelle, vous permettront de préparer votre expatriation dans le bon ordre.

  1. Renseignez-vous d’abord sur la Chine ou votre futur pays d’expatriation. Lisez des livres, des blogs d’expats, des guides de voyages, afin d’en apprendre le plus possible sur la vie sur place. En ce qui concerne les codes et coutumes, je vous suggère le livre Comprendre la Chine, publié par les Éditions ULYSSE. Il vous en apprendra notamment sur l’art de vivre en société version chinoise, ainsi que sur les pratiques en affaires.
  2. Mettez votre maison en vente ou envoyez dès maintenant un avis de non-renouvellement de bail à votre propriétaire. Vendre une maison peut prendre un certain temps. Souvent de six mois à un an, voir plus. Il s’agit d’un détail de la plus haute importance dont vous devez discuter avec votre employeur. S’il s’agit d’une entreprise canadienne et que vous avez ce qu’on appelle un package d’expat, on prendra probablement la vente en charge. Ça se négocie. Ceci dit, ce n’était pas notre cas.
  3. Afin de vous assurer du bon déroulement de la vente, n’hésitez pas à recourir aux services d’un agent immobilier et pas seulement aux services de DuProprio.com. Gérer la vente d’une maison en plus d’une expatriation peut vite devenir un fardeau avec les appels téléphoniques et les nombreuses visites à s’occuper. De plus, avec un agent, vous pourrez vous éviter d’éventuels problèmes légaux que vous n’aimeriez pas avoir à gérer de l’étranger.
  4. Préparez vos enfants émotionnellement. Pour ce faire, je vous suggère le livre L’enfant expatrié, de l’auteure Gaëlle Goutain. Une ressource précieuse qui vous aidera à faire face à tous les défis qui se présenteront sur la route selon l’âge. Les enfants ont de grandes capacités d’adaptation, mais ils ne faut pas sous-estimer les bouleversements qu’ils vivront. Vous aussi serez parfois submergés par vos propres émotions et vous devrez pourtant rester stables, disponibles et à l’écoute pour vos enfants.
  5. Si cela est possible, pensez à suivre des cours de mandarin sans tarder. Cela vous aidera grandement à effectuer le reste des démarches une fois sur place, car très peu de Chinois parlent couramment l’anglais et encore moins le Français…
  6. Vos enfants seront peut-être scolarisés en anglais? Tout dépendant de leur(s) âge(s), ils auront probablement à passer des tests d’évaluation et d’admission. S’ils ne parlent pas un seul mot d’anglais, il serait bienveillant de les initier un minimum avant de partir. Vous apaiserez grandement leur niveau de stress de cette façon.
  7. Faites un bilan médical (médecin, optométriste, dentiste, etc.) et ce pour tous les membres de la famille. Ce bilan vous sera exigé par différents paliers administratifs au Canada et en Chine de toutes façons. Ne tardez pas, il peut parfois être long d’obtenir et de coordonner les rendez-vous de tout le monde. En Chine, vous pourrez obtenir tous ces soins, mais il vous faudra probablement un peu de temps pour trouver ceux qui conviennent à vos besoins. Mieux vaut prévenir que guérir…
  8. Dressez une liste des médicaments sans ordonnances et avec ordonnances dont vous pourriez avoir besoin et demandez à votre médecin de vous faire une prescription en conséquence pour la première année. Les médicaments et les emballages auxquels nous sommes habitués au Canada sont complètement différents en Chine et n’oubliez pas que tout sera écris en caractères chinois. Pensez à faire traduire les noms génériques, cela pourrait vous être d’une grande utilité le jour où vous devrez vous rendre à la pharmacie…
  9. Grâce au site Web voyage.gc.ca, vous obtiendrez la liste des vaccins recommandés et obligatoires. Si vous pensez aussi voyager ailleurs en Asie, je vous suggère de vérifier également les vaccins nécessaires dans toutes les régions où vous comptez vous rendre. Particulièrement, si vous voyagez avec des enfants. Je pense notamment à l’encéphalite japonaise. Dans le sud de la Chine, bon nombre de cas ont été dénombrés.
  10. De plus, lorsque vous voyagez avec des enfants, certains documents peuvent vous être exigés afin de prouver qu’il s’agit bien des vôtres.
  11. Informez la Régie de l’assurance-maladie de votre départ et pensez à souscrire à une assurance internationale comprenant soins médicaux, rapatriement et responsabilité civile. Vous ne voudriez pas mettre le feu accidentellement à un bâtiment où vivent des centaines de personnes voir plus…, et que des gens meurent alors que vous n’étiez pas assuré. Pourrir dans une prison chinoise pour l’éternité, ce n’est pas une option.
  12. Assurez-vous de la validité de votre passeport. Sa durée doit être plus grande que celle de votre séjour. Un minimum de 6 mois est exigé.
  13. Avez-vous une voiture? Propriétaire ou locataire? Nous étions locataires. Il a donc fallu céder notre bail à quelqu’un. Nous avons été chanceux, nous l’avons transféré à un ami, mais les démarches peuvent se compliquer lorsque vous ne trouvez personne dans votre réseau immédiat. Au Québec, leasebusters.com pourrait s’avérer vous être utile.
  14. Lorsque vous vivez à Shenzhen, il est impossible de conduire sans un permis chinois. Il vous faudra demander le permis de conduire international avant de partir. Sur place, ce dernier ne vous accordera pas plus le droit de conduire, mais il vous facilitera la vie pour l’obtention dudit permis chinois, tout comme pour la location de voitures un peu partout à l’étranger.
  15. Si vous n’avez plus aucune adresse au Canada, vous ne pourrez pas conserver votre permis de conduire canadien. Au Québec, vous devrez aviser la SAAQ de votre départ et remplir certains formulaires. Sachez que si vous partez pour plus de 2 ans, vous devrez repasser un test théorique à votre retour et un test pratique après 3 ans. Il est donc bien important de vérifier tous les tenants et aboutissants.
  16. Mettez vos impôts en règle! Vous n’aimeriez pas que le fisc vous court après à votre retour ni même à l’étranger. Je vous suggère fortement d’engager une firme d’avocats-fiscalistes spécialisés. Dans notre cas, en tant que Canadiens travaillant pour une compagnie étrangère, la situation était complexe et nécessitait absolument ce type de services. Cela nous a fait sauver énormément d’argent.
  17. Vérifiez bien dans quelle devise vous serez payé. Cela fait une grande différence d’un point de vue fiscale, aussi bien au Canada qu’en Chine. Si vous êtes payé en monnaie locale (Reminbi), sachez qu’elle est convertible en dollars américains, mais pas en totalité. Il y a des limites mensuelle et annuelle.
  18. Prenez rendez-vous avec votre banque, afin de vérifier les arrangements et les modalités de virements internationaux. L’idéal sera de faire lier vos comptes canadien et chinois. Si la HSBC offre ce genre de services, une fois en Chine, ce ne sera peut-être pas la meilleure banque pour vous. Elle n’a pas pignon sur rue partout, contrairement à la Bank of China. Prenez le temps de consulter les versions anglophones des sites Web bancaires chinois pour obtenir plus de renseignements.
  19. Informez l’école de vos enfants de votre départ. L’éducation étant obligatoire, il y a des documents à remplir lorsque les enfants ne fréquentent pas l’école au Canada. Il vous faudra aussi les inscrire dans une école à l’étranger. Comme ils fréquenteront probablement une école internationale, prévoyez du temps pour effectuer vos recherches, contacter les admissions, vérifier les frais de scolarité et envisagez aussi d’effectuer un voyage de reconnaissance. Celui-ci pourra également vous aider à mieux évaluer l’étendue de votre rémunération et si cette dernière subviendra convenablement à toutes vos dépenses à l’étranger. Pensez-y avant de signer officiellement votre contrat de travail…
  20. Faites vos changements d’adresses et résiliez tous vos contrats (électricité, câble, Internet, téléphone, assurances auto et habitation, ainsi que vos abonnements à des revues, journaux, affiliations, cartes de membres etc.
  21. Si vous avez une assurance-vie, vous pourrez la conserver, mais n’oubliez pas d’aviser votre assureur de votre séjour.
  22. Faites suivre votre courrier pour une période d’au moins 6 mois. Le temps de vérifier que vous n’avez rien oublié. Les frais sont d’un peu moins de 100$ pour un an avec Poste Canada.
  23. Organisez votre déménagement avec une société de déménagement spécialisée et certifiée au besoin. Il est important de savoir qu’en Chine, la plupart des appartements à louer sont meublés. Ainsi, peut-être vaudrait-il mieux entreposer et/ou vendre vos biens, plutôt que de les emporter avec vous? Les frais d’un déménagement outre-mer sont très élevés. Par ailleurs, comptez de 4 à 6 semaines minimum pour la livraison. À titre d’exemple, la meilleure soumission que nous avons obtenue pour l’équivalent d’un 5 pièces et demi fut de 7500$US. Nous avons pour notre part décidé de tout vendre. Prenez le temps d’analyser la valeur de vos biens avant de prendre votre décision.
  24. Êtes-vous mariés? Si vous partez en couple et en famille, la question se posera. En effet, si votre conjoint ne compte pas travailler ou du moins pas la première année, le temps de bien vous installer, il lui faudra un Visa d’époux/épouse et un Visa de dépendance pour les enfants. Autrement, nul ne pourra vous suivre, vivre ni étudier en Chine.
  25. Conservez une photocopie de tout vos documents importants : extraits d’acte de naissances, diplômes, etc. Vous pouvez aussi scanner ces documents et les envoyer sur votre boîte courriels pour y avoir accès partout dans le monde. N’oubliez pas d’emporter les carnets de vaccinations avec les infos de vos groupes sanguins.
  26. Réservez vos billets d’avions. Il vous faut le faire avant la demande de Visas.
  27. En effet, le Visa d’entrée est obligatoire en Chine et lorsque vous y allez pour le travail, vous devez absolument en faire la demande auprès du Consulat Chinois de votre région administrative, à partir du Canada.
  28. Sachez aussi que tous les produits Google sont censurés en Chine, ce qui veut dire pas de Facebook, ni d’Instagram ou de YouTube. Et dites adieu à Netflix, car même avec un VPN, il vous sera malheureusement inaccessible.
  29. J’oubliais parce que je n’en ai pas, mais si vous avez des animaux domestiques, il faudra vous renseigner notamment sur le permis d’importation, à propos de la quarantaine et de la vaccination.

Voilà, ça fait le tour. Je pense que vous avez maintenant l’essentiel de ce qu’il faut faire avant de partir.

Je vous parlerai des démarches à effectuer une fois sur place dans un prochain article…

En passant, n’ayez pas trop d’excédent de bagages… Vérifiez bien la quantité permise par votre transporteur aérien. Preuve à l’appui, Fedex coûtent très cher… 😉

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me les poser ici, dans les commentaires. Il me fera plaisir d’y répondre plus en détails, selon vos besoins.

À bientôt!

MAY

Image en couverture: source Pixabay

S’expatrier à Shenzhen; de l’idée à l’action

La Chine est bien connue pour ses inégalités sociales, sa pollution et sa censure. En revanche, tous le monde sait aussi qu’avec son développement économique exponentiel des dernières années, elle a ouvert une porte à certaines opportunités professionnelles pour les étrangers.

On m’a ainsi souvent demandé s’il était facile de s’expatrier en Chine et quel(s) genre(s) de métiers permettaient d’y arriver?

J’ai longtemps hésité avant d’écrire un article sur cette grande question. De un, je ne voulais pas fournir de l’information erronée ni répéter ce qui avait probablement déjà été écris par d’autres médias ou sur certains blogues.

Ceci dit, en y réfléchissant bien, j’ai songé que nous avions personnellement eu du mal à rassembler tous les renseignements nécessaires en français avant de partir du Canada, car ceux-ci s’adressaient souvent à nos cousins Français, lorsqu’ils n’étaient pas rédigés en anglais.

Je me suis donc finalement décidé à consacrer une section du blogue aux différentes étapes à suivre pour un Québécois ou un Canadien francophone, souhaitant s’expatrier en Chine. Le contenu est basé sur notre expérience personnelle, après maintenant plus d’un an.

De l’idée à l’action

Première réponse: travailler en Chine, c’est relativement simple, ce sont les procédures avant d’y arriver qui le sont moins…

Chaque expatriation est différente. Tout dépend de votre situation:

  • Partirez-vous en solo, en couple ou en famille avec vos enfants?
  • Partirez-vous travailler ou étudier?
  • Effectuerez-vous un stage ou travaillerez-vous pour une entreprise canadienne, étrangère ou chinoise?
  • Pour combien de temps pensez-vous partir? Quelle sera la durée de votre contrat?

Cela peut sembler anodin, mais au contraire, faire une grande différence sur les coûts associés et sur votre niveau d’appréciation de l’expérience.

Si la Chine ne laisse pas entrer les étrangers sur son territoire facilement, sachez que le Canada ne laisse pas non plus partir ses citoyens sans rendre aucun compte.

Un emploi, un contrat et un Visa

Trouver un emploi avant de partir ou sur place?

Personnellement, je vous conseille de trouver un emploi avant de partir. Pourquoi? Une question de contrat et de Visa. Ceci dit, si votre conjoint a obtenu un emploi en premier, vous pourrez le suivre sans avoir déjà trouvé et chercher une fois sur place. Sachez que vous devrez cependant être mariés pour procéder de la sorte.

Le Visa de travail – Z –

Les entreprises établies en Chine, qu’elles soient chinoises ou étrangères, doivent obtenir auprès des autorités chinoises concernées, un certificat leur permettant d’embaucher un étranger. Vous aurez donc à fournir certains documents tels que diplômes et CV à votre futur employeur, afin que celui-ci puisse obtenir le dit certificat d’autorisation. Par ailleurs, sachez que certaines entreprises ne pourront jamais engager d’étrangers.

L’obtention ou non de ce certificat est le résultat d’un système de qualification auquel l’employeur soumet en quelque sorte votre candidature.

En effet, la Chine, très peuplé, applique certaines règles protectionnistes favorisant l’embauche de candidats Chinois avant vous. Ainsi, certains métiers et diplômes permettent de se qualifier plus facilement que d’autres.

Les métiers les plus recherchés sont ceux de la logistique, des achats, des finances, les ingénieurs, le secteur des hautes technologies, du design, du marketing, de l’hôtellerie et de la restauration, des cabinets juridiques et de conseils, de l’agroalimentaire, des produits cosmétiques, de l’environnement, du tourisme et de l’industrie du luxe. Les professeurs de langues étrangères (surtout l’anglais) sont aussi très sollicités. Moins vos compétences sont enseignées en Chine, plus vous allez avoir un emploi et un Visa facilement.

La qualification fonctionne avec un système de pointage. Par exemple, si vous possédez un Baccalauréat, 2 ans d’expérience et + et que vous parlez anglais, vous devriez vous qualifier assez aisément. Ceci dit, plus de scolarisation ou plus d’expérience et/ou la maîtrise du mandarin pourrait compenser un profil différent. Il y a plusieurs situations possibles. Votre maîtrise de la langue devra cependant être attestée.

Une fois que l’employeur a reçu l’autorisation de vous embaucher, vous devrez par la suite faire une demande de Visa auprès du Consulat Chinois de votre région, au Canada. 

Autrement dit, vous ne pouvez pas faire cette demande à partir de la Chine. Vous devez être au Canada. Il est aussi possible que l’on vous convoque en entrevue. Si tout va bien, vous obtiendrez alors un Visa Z, valide pour 30 jours, qui une fois en territoire Chinois, vous permettra d’appliquer pour obtenir un permis de résidence et de travail; deux documents différents et bien d’autres démarches administratives, dont un examen médical qui doit se faire en Chine.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la demande de Visa est donc une des dernières étapes du processus d’expatriation, puisqu’une fois obtenu, vous n’avez que 30 jours pour entrer en Chine et effectuer le reste des démarches menant au permis de travail. Lorsque vous faites votre demande de Visa, vous devez avoir vos billets d’avions  et les soumettre en preuve.

Personnellement, afin de faciliter le processus, nous avons fait affaire avec une firme spécialisée: SIAT Services consulaires. Il y a certains frais associés, mais qui en valent la peine.

Si vous choisissez de tout faire par vous-même, attendez-vous à quelques obstacles et soyez patients. Le temps est circulaire pour les Chinois et non pas linéaire, même au Canada. 😉

Le contrat de travail

Si j’avais un seul conseil à vous donner, ce serait de négocier parfaitement votre contrat de travail avant de partir et assurez-vous de sa légalité. Pour ce faire, évaluez tous les coûts et les impacts engendrés par votre expatriation. Faites un budget en vous assurant d’avoir pris en compte tous les postes budgétaires. Soyez le plus précis possible dans vos calculs et planifiez une marge d’erreur à la hausse. Ainsi, vous serez en mesure d’obtenir un contrat qui vaudra le coût de vivre l’expérience.

Le coût de la vie à Shenzhen comme dans les autres grandes villes chinoises est beaucoup plus élevé qu’on pourrait le croire. Tout dépend bien sûr de votre manière de vivre. Selon mon point de vue, il est utopique de penser qu’un Canadien peut vivre totalement à la chinoise sans en souffrir et vouloir repartir. On peut se priver d’un certain confort, vivre avec quelques manques et autres manières de faire, mais avec le temps, cela use. Mieux vaut donc être réaliste envers soi-même et prévoir un budget en conséquence afin de pouvoir faire une épicerie un peu à la canadienne…

Fiscalité

Où payerez-vous vos impôts?

Sachez que les Canadiens sont imposés sur l’ensemble de leur revenus mondiaux. Ainsi, si vous travaillez en Chine et que vous ne voulez pas payer ce qu’on appelle la double imposition, vous devrez malheureusement céder votre résidence permanente.

Pour ce faire, vous n’aurez le droit de garder aucun lien primaire avec le Canada et vous devrez réduire au minimum les liens secondaires, en l’occurence à trois (3). Autrement, le fisc pourrait vouloir allez plus loin dans son analyse de votre dossier.

Liens primaires:

  • Habitation qui vous est disponible (logement ou résidence)
  • Époux ou conjoint de fait et/ou personnes à charge demeurant au Canada.
  • Séjour à l’étranger ayant une intention de permanence.

Liens secondaires

  • Effets personnels: meubles, vêtements
  • Véhicule immatriculé et permis de conduire
  • Passeport Canadien valide
  • Carte d’assurance-maladie
  • Emploi par un employeur canadien à l’étranger
  • Emploi garanti au retour
  • Membership à des associations professionnelles
  • Comptes bancaires et cartes de crédit
  • Investissements au Canada (REER, etc)
  • Numéro de téléphone ou inscription téléphonique
  • Carte d’affaire affichant une adresse canadienne
  • Résidence saisonnière
  • Casier postal ou coffre-fort
  • Assurance-vie
  • Testament préparé au Canada
  • Visites fréquentes au Canada pour affaires ou raisons personnelles (limite de 183 jours/an)

Les liens soulignés sont très sensibles aux yeux du fisc. Il vaut mieux ne pas les maintenir, autrement on pourrait refuser de vous accorder le statut de non-résident.

Afin d’être en règle avant de partir et de ne pas avoir de surprises au retour, je vous conseille de consulter une firme d’avocats/comptables spécialisée avant votre départ. Celle-ci pourra vous prodiguer des conseils avisés et s’occuper de faire vos rapports d’impôts adéquatement. Un petit investissement pour beaucoup d’économie de temps et d’argent…

Les assurances

N’ayant plus accès au régime d’assurance-maladie québécois, vous devrez vous munir d’une assurance médicale pour expatriés Canadiens, à moins que ces frais soient couverts par votre employeur en Chine. Bien vérifier cet aspect avec lui.

Il n’y a pas beaucoup de compagnies d’assurances offrant ce genre de couverture au Canada. L’offre étant faible, le coût est donc assez élevé. Prévoyez facilement jusqu’à 1500$ par tête, par année, sans la protection dentaire.

La scolarisation des enfants

Si vous partez en famille, vous devrez aussi considérer qu’il est très difficile pour les enfants étrangers d’intégrer le système d’éducation public chinois. Vos enfants devront donc fréquenter le privé et les écoles internationales. Si vous songez à vous expatrier dans un autre pays après la Chine et que vous souhaitez que la scolarisation de vos enfants soit reconnue aussi bien ailleurs dans le monde qu’au Canada, vous devrez bien choisir l’établissement scolaire qu’ils fréquenteront. Les frais de scolarité pour ces établissements sont généralement très élevés en Chine. Vous pouvez prévoir jusqu’à 25 000$ CAN par enfant annuellement, tout dépendant de leur niveau et de l’établissement.

Voilà pourquoi je dis de bien négocier votre contrat…;) Ce dernier doit pouvoir couvrir certains frais. Autrement, vous risquez d’aller échanger 1$ pour 75 cents et de perdre de l’argent.

En terminant, il vous faudra de 6 mois à un an pour bien préparer votre expatriation, car ces quelques démarches ne sont que la pointe de l’iceberg.

Notez que les artistes tels que les danseurs, les musiciens, les acteurs et autres métiers culturels peuvent entrer et travailler en Chine selon des procédures différentes de celles-ci.

Consulter également ma check-list d’expatriation et mon article: S’expatrier à Shenzhen: les démarches avant de partir. 

MAY

 

Copyright image à la une: Oliver Cole – StockSnap

3 jours à Hong Kong en famille

Vous passerez bientôt trois jours à Hong Kong en famille et cherchez quoi faire, quoi voir? Que vous soyez expatriés ou voyageurs, cet article est pour vous.

En tant qu’expat, un des avantages d’habiter à Shenzhen, est sa proximité avec Hong Kong. Porte-à-porte, de là où nous vivons, on parle d’environ deux heures de transports combinés, incluant les douanes.

J’adore Hong Kong! La ville est dense, peuplé et le rythme rapide, mais on s’y attend. L’influence britannique est palpable et pour cette raison, on a un peu l’impression de retrouver un lifestyle similaire à celui de New York.

Les activités à faire et les attractions touristiques y sont nombreuses et variées. En soirée, avec toutes les lumières, le panorama urbain est superbe. Je vous conseille vivement de déguster un repas à Kowloon, sur la terrasse d’un restaurant en bordure de la promenade Tsim Sha Tsui et d’y admirer la vue sur le centre financier. Pour ma part, j’aime beaucoup celle du Namo, un Bistro Thaï où qualité et saveur sont au rendez-vous.

Jour 1: Le Big Buddha de Tian Tian, sur l’île de Lantau.

Pour s’y rendre:

Si votre hôtel est à Kowloon, prenez le Star Ferry de Tsim Sha Tsui jusqu’à Central. De là, rendez vous ensuite au Pier no: 1, afin de prendre le traversier qui vous amènera sur l’île de Lantau. Une fois là-bas, prenez le bus no: 2. Le mieux, est de se procurer une carte Octopus. Celle-ci vous permet de monter à bord de tous les transports collectifs très facilement. Il y a en aussi pour les enfants. Une caution de 50HKD vous sera exigé, mais elle est remboursable lors de la restitution de la carte.

Au retour, variez votre itinéraire en utilisant le téléphérique Ngong Ping 360. Celui-ci est relié à la station de métro Tung Chung, à partir de laquelle vous pourrez retourner directement sur Kowloon. Pour épater les enfants, choisissez une cabine cristal, entièrement vitrée sous les pieds. Impressionnant!

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Tarifs adulte: 255HKD (40$CAN) vs 165HKD (25$CAN) pour une cabine standard.

Votre visite de Big Buddha avec l’option jeunes enfants pourrait ressembler à ceci:

WOW! Big Buddha est très impressionnant, durant 5 minutes… 🙂 Bonne chance pour avoir le temps d’admirer le paysage… Les vaches sacrées qui se promènent ça et là sont en revanche, très divertissantes.

Un peu avant de monter les 268 marches menant à Buddha, un bourdonnement se fait entendre:

– Il faut vraiment monter tout ça? – lance bébé ours.

Oui. Allez, on y va. Le dernier rendu en haut des marches est un… – répond papa Ours.

30 minutes et quelques clichés plus tard, nous voilà déjà de retour aux planchers des vaches… 😉

Passons au suivant: le monastère de Po Lin.

Pourquoi est-on ici maman? C’est pas vraiment intéressant. – affirme bébé Ours.

Viens, allons allumer de l’encens et faire un voeu. Tu verras, c’est très chouette. – réplique maman Ours.

Encore 5 minutes d’attention suivi d’un:

– J’ai faim!

Le moment idéal pour sortir un paquet de Skittles et s’asseoir sur un banc tranquillement.

Trois petits tours et puis:

– Moi, je veux manger de la pizza. – se lamente bébé ours
– Moi, un spaghetti bolognese. – renchérit boucle d’or.

Mes copains, ici, il y a des sautés de légumes, du riz et des nouilles. – rétorque maman Ours.

– Aaaaah, c’est donc ben plate. Moi, je n’aime pas les Chinois. Ce n’est pas bon ce qu’ils mangent! Je veux une crème glacée. – s’exclame bébé ours.

À 15h30, dans le téléphérique Ngong Ping, la famille Ours repartira. De Big Buddha, chacun se souviendra, ou pas… #beentheredonethat 😉

Big Buddha Tian Tian Hong Kong

Je caricature, évidemment. N’empêche que ce genre de site touristique peut parfois être pénible avec de jeunes enfants. Mieux vaut les préparer avant la visite, afin de piquer leur curiosité à propos de Buddha. Qui, quoi, comment et surtout, pourquoi…?

L’île de Lantau regorge de belles plages. Vous pouvez donc aller à la plage en avant-midi et voir Big Buddha en après-midi ou l’inverse, à vous de juger. Ainsi, toute la famille se sentira gagnant.

Jour 2 :

Débutez votre matinée par un petit-déjeuner au N1 Coffee & Co. L’ambiance est conviviale, le décor vintage, le café délicieux, tout comme les bagels

N1 Coffee & Co Hong Kong
N1 Coffee & Co

Si vous cherchez des activités gratuites, un pique-nique à Kowloon Park est selon moi un incontournable. Il y a non seulement des aires de jeux, mais également de belles volières d’oiseaux aménagées. De quoi vous occuper une bonne demi-journée.

Durant l’après-midi, l’Avenue des Stars et le Middle Road Children Park sont maintenant devenus les lieux préférés de mes enfants. Il ne faut jamais manquer de passer y faire un tour une heure ou deux… 😉

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Avenue des Stars; Bruce Lee
Middle Road Children Park Hong Kong
Middle Road Children Park

Jour 3: Ocean Park

Un parc à thèmes franchement époustouflant et bien entretenu. Une journée, ce n’est pas assez…

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt! C’est le dicton à retenir pour cette journée. Particulièrement le week-end. Autrement, vous risquez d’être exaspérés par les files d’attentes. Et Dieu sait que des Chinois dans une file, ce n’est pas toujours facile. J’aurais beaucoup d’anecdotes à vous raconter à ce propos.

Je vous recommande fortement d’acheter vos billets en ligne, vous éviterez ainsi la corvée de faire la queue et pourrez pénétrer les lieux dès l’ouverture (10h00).

Pour s’y rendre, le métro est l’option la moins coûteuse, mais le taxi reste abordable pour plus de rapidité et de confort avec les entants.

Le parc se divise en deux parties. Le Front de mer et le Sommet, qui sont toutes deux reliées par un téléphérique et un funiculaire; le Ocean Express.

Avec les enfants de 5 ans et moins, il y a plus de manèges accessibles dans la section Front de mer. Par contre, la visite du Sommet est à ne pas manquer. La vue est tout simplement grandiose. (Voir mes photos sur Instagram).

Bien qu’il ait pu faire une quantité limitée de manèges, mon fils a adoré la visite de Shark Mystique et de Polar Adventure. Ma fille se souviendra pour sa part longtemps du Mine Train tout comme son père d’ailleurs, qui n’est habituellement pas un grand fan des montagnes russes…

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Lors de notre visite, il faisait une chaleur de plomb. Crème solaire, lunettes fumées, chapeaux et ombrelles étaient de mise. Les enfants avaient par ailleurs, chacun un sac d’hydratation sur le dos. Pas question de se déshydrater et de subir un coup de chaleur. Pensez-y si vous voyagez à Hong Kong entre juin et septembre, car la température est parfois accablante.

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web de l’Office du tourisme de Hong Kong: discoverhongkong.com.

MAY

Photos: Lui (le papa) & moi…

La muraille de Chine, un jour d’hiver

The Great Wall – Mutianyu section

Un mur, un pays, une histoire…

Visiter Beijing en hiver, durant les festivités du Nouvel An Chinois, comporte ses désavantages; plusieurs restaurants sont fermés, il y a moins de taxis disponibles, les lieux historiques et les temples sont bondés, mais le jour même du Nouvel An, la Grande Muraille elle, est presque déserte. Un avantage considérable. 

Pourquoi est-ce ainsi? Parce que la tradition veut que la veille et le premier jour du Nouvel An, les familles se réunissent à la maison pour célébrer. Une bénédiction pour nous, étrangers, et notre inconfort à travers les trop grandes foules.

Je l’imaginais impressionnant ce rempart légendaire, mais autant que ça, je n’en suis pas certaine. Le froid et le smog qui envahissaient l’air ce jour-là ont ajouté du mystère et créé une ambiance inoubliable. En soi, la brume polluée n’était pas une bonne nouvelle, mais à ce moment précis, il valait mieux être à cette hauteur qu’au centre-ville de Beijing, croyez-moi. Entre porter un masque pour se protéger d’un taux de PM2.5 à 180 sur la muraille ou un taux de 300+ à Beijing, jumelé à une grisaille dense et inquiétante, nous avons choisis l’option muraille.

Sur nos cinq jours passés dans la Capitale, nous n’avons eu que cette seule journée de forte pollution. Heureusement, car j’ai du mal à envisager vivre au quotidien avec un brouillard pareil.

Lors de la préparation de notre voyage, j’ai pu lire certains blogueurs qui affirmaient que les sections de Badaling et de Mutianyu étaient trop touristiques et que la muraille restaurée perdait ainsi de son charme.

À cette affirmation je répond: si vous êtes un voyageur snob, probablement. Il ne faudrait pas oublier que vous êtes aussi des touristes…

Certaines sections sont en effet moins restaurées et moins aménagées, mais à mon avis, le choix doit davantage reposer sur la façon dont on voyage, les possibilités qui s’offrent à nous et nos envies.

Entre adultes, selon vos capacités, les sections plus reculées sont probablement à votre portée. En revanche, si vous n’êtes de passage à Beijing que pour 3 à 4 jours, qu’il s’agit de votre première visite et que vous voyagez avec deux jeunes enfants de cinq et sept ans, c’est une tout autre histoire.

Badaling, bien que probablement moins authentique à cause de sa reconstruction, me semble tout aussi impressionnante. Il n’y a aucun sentiment de culpabilité à y avoir si vous choisissez de visiter cette section.

En ce qui nous concerne, la section de Mutianyu a su séduire toute la famille. Nos enfants nous parlent même d’y retourner. Pour moi, c’est donc une mission accomplie.

Voici un résumé de notre expérience et quelques conseils pour organiser votre escapade en famille.

Mutianyu en bref:

Cette section s’étend sur 2.2 km à travers de majestueuses montagnes et leurs imposantes crêtes. Elle fut édifiée il y a maintenant plus de 1400 ans.

Ce sont 22 tours de gardes qui jalonnent le parcours balisé.

Située dans le district de Huairou, à plus ou moins 75 km de Beijing (Pékin), elle est notamment reconnue pour ses décors à couper le souffle.

En effet, la forêt recouvre la majeure partie du panorama. Il semblerait également que les collines soient verdoyantes durant l’été et que les arbres soient décorés de fruits et de fleurs rouges ou jaunes en automne. En hiver, on dit qu’elle est souvent couverte de neige, ce qui accentuerait encore plus sa beauté. Il n’y avait rien de tout ça lorsque nous y sommes allés, mais le décor n’en était pas moins saisissant.

Diverses installations touristiques y ont été aménagées dont un téléphérique et une piste de luge (toboggan), permettant de redescendre sans avoir à revenir sur ses pas. Un atout qui suscite encore plus l’intérêt des enfants…

Au sommet, près de l’accès aux télécabines, des toilettes sont accessibles, ainsi qu’un petit restaurant/accommodation. Déguster un bon cappuccino dans ce décor enchanteur vaut à lui seul son pesant d’or.

Comment y aller ?

À partir du centre-ville de Beijing, il y a plusieurs possibilités plus ou moins longues, dont le bus touristique N°867 qui, en partance de la gare routière de Dongzhimen, prend environ 2.5 heures pour atteindre Mutianyu. Celui-ci n’est en service que durant la haute saison qui s’étend de la fin mars à la mi-novembre.

Une option que nous aurions de toute façon exclue avec de jeunes enfants. Les longs trajets n’étant pas trop leur tasse de thé.

Il est aussi possible de prendre le bus N°916, toujours à partir de Dongzhimen, mais le trajet est un peu plus compliqué. Vous devez descendre à Huairou, à 1 heure de route et une fois là-bas, soit trouver un minibus allant à Mutianyu (25 yuans) ou un taxi proposant de vous y conduire. Dans les deux cas, prévoyez un autre 30 minutes de déplacement.

Si vous optez pour le taxi, il vous faudra également négocier avec le chauffeur pour qu’il vous attende et vous ramène à Huairou après votre randonnée. Le prix pour l’aller-retour peut donc varier en fonction du temps que le chauffeur aura à vous attendre. On m’a dit environ 100 yuans pour 2h d’attente. Avec des enfants, je vous souhaitent de marcher très très vite… Si vous ne parler pas mandarin, j’espère également que vos négociations iront bon train. 😉

Selon mon point de vue, pour les familles, l’idéal à cette période de l’année est donc de louer les services d’un chauffeur qui vous attendra sur place et vous ramènera à votre hôtel à la fin de la journée. Si vous optez pour une chaîne hôtelière dites Western, on se chargera sans frais d’organiser ce transport pour vous. Cette façon de procéder est très facilitante avec des enfants.

Nous avons payé 800 RMB (115$US) pour un aller-retour pour 4 personnes directement à partir de l’hôtel. Nous sommes parti à 9h00 et sommes revenu à 17h, porte-à-porte, sans aucun stress. Une journée parfaite.

L’option de luxe certains diront, mais en hiver, en Chine, avec deux jeunes enfants, croyez-moi, ça rend l’aventure beaucoup plus agréable pour tout le monde. Bien sûr, ça dépend de votre budget, mais avec les années, j’ai appris que quelques dollars supplémentaires représentent parfois un faible investissement pour davantage de plaisir…

Alimentation et services de restauration

N’étant pas tout-à-fait certains du genre de commerces que nous pourrions trouver sur les lieux, ni même s’ils seraient ouverts ou fermés, nous avions apportés quelques collations telles que gâteaux aux bananes, sandwichs au beurre d’arachides, barres tendres, compotes à boire, etc., ainsi que le plus important, des bouteilles d’eau. Vive le buffet-déjeuner de l’hôtel!

Finalement, il y avait quelques restaurants d’ouverts, ce qui nous a permis de compléter nos vivres de course et de manger un repas complet avant de repartir en fin de journée.

En haute saison, vous trouverez donc amplement de quoi satisfaire l’appétit des petits et grands.

En ce qui a trait à l’habillement, prévoyez des vêtements chauds et la stratégie multicouche, comme pour n’importe quelle activité de plein air en hiver, ainsi qu’une petite trousse de premier soin, au cas où.

Nous avions apportés nos masques anti-smog que nous avions acheté chez la chaîne française Décathlon, à Shenzhen. Ceci dit, le guide Lonely Planet de la Chine dresse la liste de quelques enseignes à Beijing où il est possible de s’en procurer. Considérez par contre, que lors du Nouvel An, ces commerces risquent d’être fermés.

En conclusion, les sections moins fréquentées et plus rustiques, telle que Jinshanling sont  probablement extraordinaire à découvrir. Si nous retournons à Beijing au cours d’une saison plus chaude, ce tronçon sera au programme de l’aventure. Ceci dit, tout dépend de vous. Il n’y a pas une option de visite meilleure que l’autre, seulement des circonstances particulières de voyage.

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À bientôt!
MAY

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