La vie en Chine: les bons et mauvais côtés

Les bons et les mauvais côtés de la Chine, c’est avant tout une question de perception. Certaines idées véhiculées sont vraies, d’autres absolument préconçues. Pour chaque affirmation, il existe aussi son contraire. C’est parfois amusant.

Je suis certaine que si vous demandiez à 10 étrangers ayant vécu en Chine durant au moins un an et provenant de 10 pays différents, quels sont selon eux les bons et les mauvais côtés d’y vivre, pas un seul ne vous répondraient exactement la même chose.

Bien qu’on puisse s’entendre sur certaines généralités, les réponses dépendent de plusieurs facteurs, notamment du point de départ.

À mon avis, on a trop souvent cette fâcheuse tendance à mettre tous les expatriés dans le même panier, alors que les différences culturelles divergent parfois autant qu’avec celles des Chinois. Ce n’est pas parce que nous sommes caucasiens que nous sommes frères du jour au lendemain.

Ce que j’aime le plus de la vie à Shenzhen c’est:

  • La localisation géographique;
  • Les transports en communs;
  • Les arts traditionnels;
  • Les valeurs chinoises axées sur la famille et le partage;
  • Les parcs et les espaces verts, la faune et la flore;
  • La proximité avec la mer autant qu’avec les montagnes;
  • & le climat subtropical (non, on ne s’est pas ennuyé de l’hiver…)

Très moderne, la ville est aussi la troisième plus riche du pays. The dream City of Shenzhen, c’est ainsi qu’on la surnomme.

Vivante et dynamique, on y croise de nombreuses jeunes familles. Un plus pour nous qui avons des enfants, car ces derniers facilitent grandement les rencontres.

En contre partie, même si la ville est généralement propre considérant sa population, j’ai malgré tout de la difficulté avec:

  • L’insalubrité et le manque d’hygiène;
  • Les odeurs, notamment celle du Durian;
  • Les foules;
  • & la conduite indisciplinée.

Et la pollution?

On me demande souvent si ça me préoccupe, si je suis inquiète pour mes enfants. Disons que je n’en fais pas de cas. Il faut dire que la situation à Shenzhen est loin d’être celle d’autres grandes villes comme Beijing (Pékin) ou bien Shanghaï. J’avais étudié la question bien avant de partir et de m’engager dans ce projet.

Ici, l’indice de pollution dépasse rarement les 200 microgrammes par mètre cube.

Plusieurs diront: C’est déjà beaucoup non? 

Oui, comparativement au Québec et au Canada en général, ainsi qu’à la France, mais ce niveau n’est pas quotidien.

Au moment d’écrire ces lignes, à OCT, la plus proche station de mesure du quartier où nous vivons, l’indice était de 85 microgrammes par mètre cube.

On parle d’une valeur modérée et d’un niveau que beaucoup d’autres grandes villes à travers le monde peuvent facilement atteindre. Je pense à New York, dont l’indice était au même moment de 62 microgrammes. À mon avis, on peut vivre avec ça tout en restant vigilant. Le ciel bleu reste bien présent…

Si je m’ennuie du Québec? Dire le contraire serait mentir…

Ce qui me manque le plus ce sont:

  • La famille et les amis avec qui rigoler en français;
  • La nourriture, notamment le tartare et les repas sur le BBQ;
  • Le Fleuve St-Laurent et les balades à vélo;
  • Les boulangeries & le Renaud Bray… 😉

À vrai dire, c’est davantage le niveau d’ennui de mes enfants qui m’importe le plus. Tant qu’ils sont heureux, je peux vivre avec mes inconforts.

Si j’avais quelques conseils à adresser à ceux qui sont attirés vers une expatriation en Chine, je résumerais avec ceci:

  • Si c’est possible, prenez des cours de mandarin avant le départ. Le dépaysement sera moins difficile si vous pouvez déjà communiquer un peu en arrivant. Sur place, il vous faudra aussi continuer, que ce soit avec un professeur privé ou directement à l’Université.
  • Évaluez bien le coût de la vie avant de signer votre contrat. Dans les grandes villes comme Shenzhen, il est très élevé.
  • Il est primordial de bien préparer les enfants si vous partez en famille et de bien choisir l’école qu’ils fréquenteront. Cela peut faire une grande différence sur leur intégration.

Je vous parle d’ailleurs plus en détails de l’expérience émotive vécue avec nos enfants dans un prochain article. Quoi faire ou ne pas faire… À bientôt!

Mélissa

Vous êtes expat en Chine ou ailleurs? Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre ville d’adoption? Et le moins? Et votre niveau d’ennui? Comment ça se passe pour vous? Partagez ici!

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